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La communication gouvernementale doit devenir collective, selon Abdou Latif Coulibaly


La communication gouvernementale doit devenir collective, selon Abdou Latif Coulibaly
La communication gouvernementale doit passer de la performance individuelle à une performance organisée de façon collective, a estimé, vendredi à Dakar, Abdoul Latif Coulibaly, ministre de la Bonne gouvernance, porte-parole du Gouvernement.

''Il faut passer de la performance individuelle à une performance organisée de façon collective dans une perspective assumée. En utilisant rationnellement tous les supports disponibles, tous les canaux de communication et tous les arsenaux de communication’’, a-t-il dit.

La communication gouvernementale est au cœur d’un séminaire de deux jours qui a démarré vendredi matin à Dakar.

Le porte-parole du Gouvernement n’est pas d’accord avec ceux qui disent que la communication gouvernementale ''n’est pas bonne''.

‘’Mais il faut rectifier les choses dans un contexte très difficile, dans celui où nous évoluons tous, il faut un réajustement permanent’’, a-t-il expliqué.

Abdou Latif Coulibaly a souligné que ''la question n’est pas d’apprécier les performances, mais il s’agit de réfléchir sur les possibilités organisationnelles qui s’offrent aux responsables chargés de la communication gouvernementale''.

‘’Nous pouvons, et devons même dire que, depuis l’indépendance de notre pays, tous les régimes qui se sont succédé, ont eu quelque peu, pas mal des problèmes avec la communication, dans la mesure où l’efficacité qui était attendue n’avait pas été au rendez-vous’’, a ajouté le ministère de la Bonne gouvernance.

''L’Administration devra procéder au recrutement et à la nomination de spécialistes de la communication, pour mettre en place un plan de communication efficace, préconise le document sur la nouvelle politique de communication du Gouvernement dont copie a été remise à l'APS.

Selon ce texte, ‘’le chef des communications est le cadre supérieur à qui incombe la responsabilité d'aider les organes centraux à coordonner et à diriger l'application de la politique de communication dans son institution’’.

Concernant la politique de communication actuelle, le document fait état des ‘’limites d’un système reposant sur les performances individuelles, le manque de ressources, de moyens et de compétences’’.

‘’L’information publique, encore moins la communication au sens large du terme, n’a pas été conçue au sein de l’administration et au sommet de l’Etat'', souligne le texte. ''Ainsi donc, des ressources conséquentes ne lui ont jamais été consacrées. Les chapitres consacrés dans les budgets (-0,1 %) des différents départements ministériels affichent les montants les plus faibles de toutes les nomenclatures budgétaires’’.

A cela s’ajoutent les ‘’limites des ressources humaines et des compétences’’. En effet, ‘’dans la plupart des départements ministériels et des structures décentralisées ou déconcentrées de l’Etat, il y a des embryons de services dédiés à la communication’’.

‘’Dans la réalité, il n’existe, dans la plupart des cas, qu’un attaché de presse au service des relations de presse du premier responsable (le ministre) de la structure considérée, plutôt que de jouer le rôle chef d’un système de communication’’, relève le document.

La nouvelle politique de communication gouvernementale ‘’a pour but d'assurer la gestion efficace et la bonne coordination des communications à l'échelle du Gouvernement et de faire en sorte que celles-ci répondent aux divers besoins d'information du public, des fonctionnaires et de l’ensemble des cibles auxquelles s’adressent l’information publique dans l’ensemble du pays’’, explique la même source.

APS

Dakaractu2




Vendredi 12 Avril 2013
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