La campagne électorale à la « sénégalaise » a bien démarré !


La campagne électorale à la « sénégalaise » a bien démarré !
Après un simple tour dans la capitale sénégalaise à travers les grandes artères de Dakar où guerre des affiches et « caravanes de marche » se bousculent pour polluer l’atmosphère et créer des désagréments aux au grand dam des sénégalais lambda, le constat est vite fait on y est bien, la campagne électorale à la sénégalaise est lancée !
Dans certains endroits, elle bat même son plein devrait-on dire et le rythme est si bien connu. On l’a par cœur et il coule même dans nos veines puisque agrémenté par des quolibets, attaques verbales machinalement orchestrées et autres paroles excentriques dans l’espoir de recueillir la sympathie des sénégalais. Drôle de façon de draguer un électorat qui du reste me semble très versatile au vu de la façon dont celui qui avait été bouté du Sénégal il y a seulement cinq années, a été accueilli…suivi ma pensée.
D’ailleurs, ironie du sort et comme pour rappeler les années de braises du règne de ce personnage rocambolesque et mégalo... dont je tairais le nom par sympathie pour son âge très avancé, dès la première journée, le décor était bien campé, les premiers coups de machettes étaient déjà bien partis et on annonçait déjà le forfait des « nervis » à travers tous les médias qui apparemment en raffolent. 
Nervis ! Ah ce mot…cette expression …qui ne semble être utilisée qu’au Sénégal …. ! À la fois très symptomatique et symbolique de la profondeur du dévoiement du champ politique sénégalais, on est plus qu’éberlué et choqué quand on constate la pléthore et la composition des coalitions contre-nature et de circonstance faites plus pour le beurre que pour le peuple. 
Tout cela est très écœurant et désolant quand on connait l’importance d’une campagne électorale dans une démocratie. Elle doit être un moment privilégié et sacré de dialogue et d’échange entre la peuple et ses représentants ou ceux qui prétendent le devenir pour exprimer la fécondité de notre démocratie. 
Ce rituel ne saurait convenablement se tenir sans aller vers les principaux vrais concernés et de façon sincère et humble pour leur laisser la parole et non pour leur corrompre avec des T-shirt et autres babioles à deux balles, les sénégalais n’en ont que faire de ces friperies…Il valent plus que ça !ils veulent être écoutés et que leurs causes soient entendus que leur maux soient panser en sommes ils réclament un vrai débat de fond sur des sujets concrets qui impactent leur conditions de vie. 
Que dire de cette législature qui s’achève dont d’aucun disent que c’était la plus terne et la moins dynamique en terme d’initiative. Même si notre système politique actuel n’incite pas le parlementarisme renforcé. Le droit d’initiative étant considérablement affaiblit par l’article 82 de la constitution, « …les propositions et amendements formulés par les députés ….ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence, soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique, à moins que ces propositions ou amendements ne soient assortis de propositions de recettes compensatrices… ».
Tout autant, il faudra noter quelques tentatives encore timides de « consolidation » de notre démocratie comme le passage du Premier Ministre à la Place SOWETO tous les quinze jours pour des sessions de clarification des politiques publique. C’est dans cette perspective que le travail devra être accentué pour une assemblée du peuple. 

Mr. Touradou SOW
touradou23@yahoo.fr
Mardi 18 Juillet 2017
Dakaractu



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