La Fédération Départementale REWMI de Linguère appelle à voter un « Non » massif le 20 Mars


La Fédération Départementale REWMI de Linguère appelle à voter un « Non » massif le 20 Mars
L’annonce de la décision du Conseil constitutionnel et la soumission du président Macky Sall à celle-ci, le conduisant à renoncer à son engagement de réduire son mandat de 7 à 5 ans, font depuis lors l’objet de commentaires passionnés au sein de la classe politique du département de Linguère.

C’est dans ce cadre que le responsable de la fédération départementale de Linguère du Rewmi, Mr Aly Saleh Diop, a fustigé et s’est dit indigné par l’attitude du président Macky Sall, qui a renié son engagement.

Mr Diop qui animait ce week-end, à Dahra Djoloff, une conférence de presse, à la suite d’ une tournée politique de remobilisation des troupes et de massification de leur parti, a précisé que ce reniement constitue un frein pour réaliser un bond en avant dans le concert des nations africaines en matière de démocratie.

Aly Saleh Diop s’est d’autre part élevé contre la date du 20 mars pour le référendum, indiquant que cette date a été fixée dans la précipitation, sans aucune concertation ni avec ses alliés, encore moins avec l’opposition,  avant d’exhorter leurs militants à voter massivement en faveur du «  non ».

Signalons qu’au cours de leur tournée, les rewmistes ont pêché dans les eaux de l‘APR, du PDS et de la LD, et ont ainsi amené plus de 20 militants de l’opposition dont un chef religieux de Mboula, Maodo Mbengue, déçus par la décision du président Macky Sall. 

Correspondance régionale de Mbargou DIOP. 
Mardi 23 Février 2016
Dakaractu




1.Posté par VERITE le 23/02/2016 19:16
Entre admiration et détestation, Idrissa Seck n'a jamais laissé indifférent. Mais au moment où son retour est annoncé au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS), sa cote de popularité au sein des élites sénégalaises semble bien basse.

Le retour annoncé d’Idrissa Seck au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS) ne fait pas que des heureux. L’ancienne icône du parti suscite aujourd’hui plus de méfiance que d’admiration. Au PDS, comme dans l’opposition, il est souvent décrit comme un opportuniste qui valse selon ses humeurs et ses intérêts personnels. Entre lui et les élites, il y a une véritable crise de confiance. Même du côté de ceux qui l’ont soutenu dans les moments difficiles, la déception est forte.

Rebondissements en série

Après ses déboires avec Wade, lorsqu’il a créé son parti politique, Idrissa Seck a pourtant bénéficié d’un soutien populaire. Lors de l’élection présidentielle de 2007, il était même arrivé deuxième, avec 14 % des suffrages. C’est parce qu’il a obtenu ce score, inattendu pour une première participation, que Wade a voulu qu’il réintègre le PDS. Officiellement, son retour est effectif, et son parti, Rewmi, aurait même été refondu dans le PDS. Cependant, depuis les retrouvailles, le flou entoure la nouvelle position du maire de Thiès dans la formation présidentielle et auprès de son mentor. « On verra après le congrès », dit le PDS, tandis que dans la classe politique chacun s’attend à un nouveau rebondissement.

Non-lieu pour Seck

On se souvient qu’en 2007, juste avant la présidentielle, Wade avait annoncé sa réconciliation avec « Idy » après une médiation du porte-parole du khalife général des tidianes (confrérie islamique). Il l’avait alors lavé des accusations de détournement de fonds (26 milliards de F CFA) dans les chantiers de Thiès, qui lui avaient valu la prison entre juillet 2005 et février 2006. Mais l’ancien Premier ministre s’était quand même présenté contre lui. Par la suite, le chef de l’État a continué de s’en prendre à Seck verbalement jusqu’à ce que la Haute Cour de justice déclare en mai dernier un non-lieu dans ce scandale financier qui a tenu les Sénégalais en haleine. La suite est connue : Idy a fait son retour auprès du père. Pour combien de temps ?

Cécile Sow



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