La Direction générale du Port livre à l’opinion ses vérités L’autre version du Différend PAD/Groupe Somicoa

Se sentant  l’objet d’attaques régulières venant du Groupe Somicoa-Smith & Krafft à travers la presse, le Port autonome de Dakar (PAD), à travers un communiqué envoyé à Dakaractu, a tenu à livrer sa « bonne et juste information pour éclairer l’opinion publique sénégalaise et rétablir la vérité des faits ».
Nous vous livrons in extenso leur version.


La Direction générale du Port livre à l’opinion ses vérités L’autre version du Différend PAD/Groupe Somicoa
Communiqué de presse   Depuis quelques temps, le Port Autonome de Dakar fait l'objet d'attaques régulières venant du Groupe Somicoa-Smith & Krafft à travers la presse. Ces sorties font suite à la décision prise par l'autorité portuaire de suspendre ses prestations à l'endroit de ce client pour cause d'arriérés très importants se chiffrant à des milliards de francs. Devant cette situation, il est nécessaire voire crucial pour le PAD de donner la bonne et juste information pour éclairer l'opinion publique sénégalaise et rétablir la vérité des faits.   Tout d'abord il importe de noter que le Groupe Somicoa-Smith & Krafft bénéficie d'un agrément de l'Etat du Sénégal pour exercer ses activités et est lié au PAD par un contrat qui définit clairement les droits et obligations des parties. A travers cette relation, le PAD met à la disposition de son client des espaces sur son domaine foncier contre obligation pour ce dernier de les exploiter et de payer les redevances liées à cette occupation. Mais Somicoa-Smith & Krafft ne fait pas montre dans le port d'un exemple en matière de respect de ses engagements contractuels. En effet, sa présence dans l'enceinte portuaire est ponctuée par des défaillances régulières dans le règlement des factures échues du PAD au point de porter sa dette à un niveau jamais égalé dans l'histoire du PAD. Pour preuve, la situation de ses comptes dans les livres comptables du PAD fait apparaître une créance totale de trois milliards deux cent dix-sept millions neuf cent quarante sept mille quatre vingt sept francs F CFA (3.217.947.087) répartie dans ses deux comptes comme suit:     COMPT COURANT COMPTE MORATOIRE SMITH & KRAFFT 744.256.227 975.439.298 SOMICOA : 475 450.835 1.022.800.727   L'analyse de la composition de cette créance fait ressortir un nombre important de factures anciennes, vieilles de plusieurs années, mais restées impayées par notre client.   Cette importante créance fait du Groupe Somicoa-Smith & Krafft le plus gros débiteur du PAD qui, en dépit de cette situation inquiétante, a toujours répondu positivement aux sollicitations fréquentes de son client pour un accompagnement qui s'est manifesté sous diverses formes, notamment, la consolidation maintes fois répétée des comptes courants et moratoires ainsi que des reports d'échéances. Dans le même ordre d'idées, un abandon de créance sans précédent a été accordé à ce Groupe pour un montant d'un milliard deux cent quatre vingt cinq millions trois mille neuf cent soixante dix francs CFA (1.285.003 970). Malgré ce geste exceptionnel, la situation de compte de Somicoa n'a pas connu d'amélioration significative à cause de ses défaillances régulières dans le règlement des factures échues du PAD et le non respect des engagements souscrits pour la mise à jour des comptes.   Dès lors, l'autorité portuaire, interpellée au premier chef par ce phénomène de gonflement inconsidéré de ses créances impayées, se devait de réagir pour deux raisons principales :    -d'une part, éviter de mettre en péril les ressources de l'entreprise qui, faut-il le rappeler sont des deniers publics en ce sens que l'Etat est l'unique actionnaire du PAD. Sous ce rapport le PAD a l'obligation de les recouvrer par tous moyens ;    -conjurer la velléité d'autres clients à singer le cas atypique de Somicoa dans le port.   En effet, rien que sur l'année 2013, Somicoa n'a pu verser au PAD que la somme de quatre cent trente trois millions trois cent soixante quinze mille neuf cent soixante dix huit francs CFA (433.375.978fcfa) sur une facturation se chiffrant à un milliard quatre vingt sept millions cent quarante six mille trois cent cinquante et un FCFA (1.087.146.351 FCFA). Ce qui laisse apparaître, un reliquat de six cent cinquante trois mille sept cent soixante dix mille trois cent soixante treize FCFA (653.770.373 FCFA) en valeur absolue et 60% en valeur relative. Cette facturation traduit pourtant une activité rémunératrice pour ce client dans le port. Comment comprendre alors le non paiement de la taxe de port alors que le client final paie à Somicoa les frais de séjour de sa marchandise dans le port ?   Le PAD rappelle qu'aux termes des dispositions contractuelles qui le lient à ce Groupe, le non paiement par le client des factures échues entraîne la résiliation du contrat. Mais cette clause n'a jamais été appliquée en raison de ses conséquences sociales négatives sur le personnel employé par cette société (suppression d'emplois, chômage technique, règlement préventif etc.).   Par contre, soucieuse d'un traitement équitable de tous ses clients, l'autorité portuaire a usé de moyens pour contraindre ce client, plongé dans une défaillance chronique, à régulariser la situation de ses comptes. C'est ainsi que chaque fois que de besoin, les accès du port sont refusés à son personnel, ses engins ou ses navires. Sinon, comment comprendre que la pauvre gargotière soit interdite d'accès pour 31.550 FCFA et que Somicoa continue de rentrer dans le port avec une dette aussi colossale.   Ce faisant, en 2012, après plusieurs mises en demeure et blocages infructueux pour le contraindre  à solder ses dettes, la nouvelle Direction Générale du PAD a pris la décision de ne pas autoriser le renouvellement des titres d'accès de Somicoa dans le port. Ce blocage, comme d'ailleurs les suspensions d'activités sont régulièrement violées par ce client qui, par des manœuvres frauduleuses parvient à se retrouver quotidiennement à accéder dans l'enceinte portuaire pour y continuer ses activités. Les blocages évoqués pour justifier le non règlement ne peuvent avoir de fondement scientifique dans la mesure où dans une relation d'affaires les parties au contrat ne peuvent réclamer leurs droits que s'ils s'acquittent de leurs obligations.   De la même manière, la baisse de chiffre d'affaires souvent brandie, doit reposer sur des états financiers certifiés par des commissaires aux comptes. Nous invitons Somicoa à nous les produire. Le règlement des factures d'escales au comptant et par chèques certifiés a été imposé depuis 2010 à nos clients difficiles pour limiter les risques d'impayés. Pour rappel, ces clients avaient, au même titre que Somicoa, bénéficié de la mesure d'abandon de créances avec comme conditionnalité la non reconstitution de leurs soldes débiteurs. Ces clients sont à la date d'aujourd'hui à jour de leurs factures, excepté Somicoa.   En ce qui concerne les derniers effets de commerce que Somicoa nous a remis en règlement de factures anciennes, le risque d'impayé pour défaut de provisions a fondé le PAD à lui exiger des traites avalisées par sa banque. Il importe cependant de préciser que :  -les frais d'escales payés par Somicoa ne dépassent guère la somme de cinq millions de francs CFA (5.000.000 FCFA) par navire ;  -les règlements effectués par les clients de Somicoa dans les caisses du PAD n'ont commencé qu'au mois d'octobre 2013 et n'ont pour le moment pas entraîné une réduction substantielle du solde débiteur.   Aussi, est-il besoin de rappeler que ces défaillances qui sont d'ailleurs caractéristiques de ce client, puisque séculaires chez lui, ont amené son ancien partenaire étranger à décider de s'installer au Sénégal après la rupture, à son initiative, du contrat qui le liait au Groupe Somicoa Smith & Krafft. Les causes de la fin de cette relation d'affaires, sont à rechercher dans les blocages réguliers des navires de ce partenaire suite au non paiement des redevances portuaires. Pourtant Somicoa recevait, d'après son partenaire, des avances de fonds suffisants pour couvrir les opérations sur ses navires.   En conclusion, l'autorité portuaire tient à préciser qu'elle n'a d'autre problème avec le Groupe Somicoa Smith & Krafft que celui de lui avoir précisé de manière claire et sans équivoque l'absolue nécessité de s'acquitter de ses obligations contractuelles s'il veut continuer à bénéficier de nos prestations. Ceci, conformément à la délibération du Conseil d'Administration qui fait obligation au Directeur Général de mettre tout en œuvre pour recouvrer les créances du PAD. Dès lors, aucune pression ne pourra l'amener à revenir sur le principe du recouvrement de cette énorme créance qui sera payée jusqu'au dernier centime. A cette fin, le PAD utilisera tous les moyens légaux nécessaires.         LA DIRECTION GENERALE DU PAD
Lundi 16 Décembre 2013
Dakaractu




1.Posté par ngagne le 16/12/2013 12:35
un lot de terrains viabilisés a vendre dans région de dakar plus précisément a kounoun derriere la marine française pour 5500000F seulement pour plus de renseignement contacter nous au 707811449

2.Posté par buur saalum le 16/12/2013 23:33
La rigueur Il faut qu'il paie. C fini le masla



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