LIBÉRATION DE KARIM - Le rôle de Touba, Sassou Nguesso, Ouattara et Cheikh Tami ...


LE KHALIFE OU SON RÔLE ESSENTIEL
Au Sénégal comme à l’étranger, des personnes ont concouru à la libération de Karim Wade. Tous ont agi hors anonymat. Selon la « Lettre du Continent », le  rôle joué par le Khalife Général des Mourides,  connu de tous, a été prépondérant. Ce que nous savions déjà avec la déclaration récente de son porte-parole qui l’a martelé, déclarant que Touba a toujours œuvré de manière latente à l’élargissement de Wade-fils. Nos confrères présentent le Patriarche de Gouye-Mbinde comme étant « fort de plusieurs millions de talibés (fidèles) au Sénégal et à l’étranger » avant d’assurer que celui-ci a traité directement avec le Président Macky Sall.

 
LE CONCOURS DE SASSOU NGUESSO ET DE OUATTARA
Dans le peloton de ceux qui se sont investis dans ce cadre, il faudra, désormais, compter des Chefs d’Etats Africains comme Alassane Ouattara, dont le soutien de Wade-père dans la conquête du pouvoir en Côte d’ivoire est un secret de polichinelle et son homologue Congolais Denis Sassou Nguesso. Selon « la lettre du Continent » , ce dernier a même envoyé à Dakar à deux reprises son fils Denis Christel pour s’enquérir de l’état de santé de Karim. Il y a aussi bien entendu l’émir du Qatar Cheikh Tami Ben Hamad Al Tani. L’influence de ce dernier a été, à l’image de celle du Khalife Mouride, déterminante. En 2015 déjà, il avait confié le suivi du dossier à son Attorney Général Ali Ben Fetais Al-Marri, docteur en droit international formé à la Sorbone qui aurait effectué une dizaine de voyages sur Dakar.
 
DOHA N’A PAS TRAITE DIRECTEMENT AVEC DAKAR

Dans cette affaire, il est dorénavant clairement établi que l’implication de l’émir Qatari n’a jamais relevé d’une entreprise officielle. En effet, des conditions de sa libération, Karim en a pris connaissance par le canal de son ami. C’est ce dernier qui l’a informé à chaque fois que de besoin. « La lettre du Continent » d’ajouter que le fils de l’ancien Président Sénégalais a même eu à refuser de solliciter de manière formelle une grâce l’assimilant à une forme de capitulation. Il aurait aussi refusé de renoncer à sa carrière politique et à sa candidature à la présidentielle, comme souhaité par le régime en avril dernier,  étant entendu qu’il n’a point perdu ses droits civiques. L’on signale, néanmoins,  qu’il a, volontairement, accepté de quitter nuitamment le Sénégal sans bain de foule ou visite de proximité pour un bref exil.
Pour mémoire, Karim Wade a été condamné en mars 2015 à 6 ans de prison en sus d’une amende de 138 milliards francs Cfa.
Mercredi 6 Juillet 2016
Dakaractu




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