LÉGISLATIVES : Vers un faible taux de participation?

Ils sont près d’une cinquantaine de partis et de coalitions tout comme des mouvement dits de la société civile à se présenter aux élections législatives prochaines. Plus de 6 mille prétendants pour 165 postes de députés. Une pléthore de candidatures qui décourage déjà une grande partie des sénégalais qui se demandent si ça vaut le coup de voter. On court ainsi le risque d’un faible taux de participation.


Ça commence à sentir l’abstention et le vote blanc. Car, actuellement, beaucoup de raisons font craindre une faible participation au scrutin.

Entre pessimisme, confusion et néophysme en politique
D’abord, beaucoup sont pessimistes et estiment que le jeu est gagné d’avance par le pouvoir. Ces gens-là adoptent une posture alarmiste et avancent que : «de toute façon, Macky Sall a déjà gagné. A quoi ça sert d’aller voter». C’est le pouvoir qui organise les élections, sauf que sur ce coup, la suspicion s’est installée avec toutes ces irrégularités notées çà-et-là durant le processus d’inscription sur les listes électorales et cette refonte du fichier.

Par ailleurs, ils accusent Macky Sall d’être derrière toute cette prolifération de candidatures. Rien qu’un cirque pour divertir et faire croire à un semblant de démocratie, selon eux.

Ensuite, la profusion de listes de candidats, le regain d’intérêt trop flagrant des politiques et autres porteurs de voix dits de la société civile pour ces postes de député est à son comble. Il en découle une confusion totale chez les électeurs qui  risquent de se perdre dans une multitude de bulletins de vote. Tous proposent une alternative ou une amélioration à ce qui se fait, si tant est qu’ils aient des programmes. Les électeurs auront à choisir entre plus de sept mille candidats pour un total de 165 députés.

Enfin, avec tant de néophytes en politique, il est tout de même difficile de faire confiance. C’est vrai qu’ils font beaucoup de bruit dans les réseaux sociaux. Ils jouent un rôle très important de conscientisation des citoyens sur des questions jusque-là dévolues entièrement aux politiques. Ils font en sorte de «déclasser» certains sujets comme le pétrole et le gaz, la radiothérapie etc. Mais ils ne rassurent pas et en dehors de leurs militants peu nombreux, trainent du monde.

Qu’on ne soit pas surpris d’assister à des législatives avec un faible taux de participation. Ce qui aura bien sûr des conséquences sur la joute présidentielle qui se profile.

 

Lundi 12 Juin 2017
Dakaractu




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