LÉGISLATIVES : UNE ÉLECTION DE PREMIÈRES


Le Sénégal qui a une tradition  de vote depuis le 19e siècle est dans une situation inédite. Les élections du 30 juillet prochain vont, à coup sûr, marquer les esprits et l’histoire politique du pays tant que par le contexte de leur déroulement que l’inattendue arrivée d’acteurs politiques que personne n’attendait. Le 30 juillet sera une élection des premières.
C’est la première fois, en effet, que deux présidents de la république, l’actuel et son prédécesseur se font face dans des joutes électorales au Sénégal. Raillée par une partie de l’opinion nationale et internationale, l’opposition entre  Macky Sall et son ancien mentor Abdoulaye Wade, au-delà de son aspect tragi-comique est inédite.
Une autre première à laquelle assistent les sénégalais c’est l’incarcération d’un candidat tête de liste et maire de Dakar. C’est la première fois au Sénégal, qu’on emprisonne un candidat tête de liste d’une coalition, c’est aussi une première pour le maire de la capitale. Jamais de mémoire de dakarois, le premier magistrat de la ville n’a été embastillé à Rebeuss.
Une première qui fait des vagues, qui a surpris le CNRA et la CENA c’est l’investiture massive de chefs religieux surtout celle de dignitaires des grandes familles religieuses du pays. On n’a jamais vu, au Sénégal, une présence aussi massive de candidats et de listes d’obédience religieuse dans une élection au Sénégal.
Une quatrième première qui fait sourire et qui relève de l’exception sénégalaise est aussi inédite qu’improbable. C’est au Sénégal qu’une élection législative projette  sur le ring autant de premiers ministres. Moustapha Niasse, Idrissa Seck, Souleymane Ndené Ndiaye tous anciens PM de Maître Wade), Abdoul Mbaye et Abdallah Boun Dionne (ancien et actuel PM de Macky lui-même ancien PM de Wade) sont les figures de proue de cette élection.
47 listes en lice pour des élections est aussi une première au Sénégal. Tout le monde semble pris de court par l’intérêt  inattendu de plusieurs citoyens à briguer les suffrages des électeurs. Résultat des courses : L’Etat est dépassé par cette situation, l’opinion choqué et les acteurs politiques eux-mêmes groggy par leur prouesse ! Ainsi va le Sénégal du 30 juillet prochain qui verra une recomposition de la carte politique du pays avec son corollaire de fantasmes, d’illusions et d’espoirs déçus.
Vendredi 21 Juillet 2017
Dakaractu



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