LE TOURISME SENEGALAIS EST MALADE DE SES « PROFESSIONNELS » !


LE TOURISME SENEGALAIS EST MALADE DE SES « PROFESSIONNELS » !
Ayant eu, sous le magistère de feu le Ministre Ousmane Masseck NDIAYE (que Dieu l’accueille au Paradis !) l’insigne honneur d’avoir été le
dépositaire reconnu de sa confiance pour diriger la réflexion stratégique et les propositions de réformes institutionnelles du Ministère et de sa Politique, j’ai conçu avec Monsieur Ibrahima Dia, Expert-Consultant qui deviendra quelques années plus tard le premier coordonnateur sénégalais du MCA, les « Journées Nationales de Concertations du Tourisme », en 2002.

Avec lui, avec Monsieur Assane SOUMARE, actuel Directeur de la Caisse de Sécurité Sociale, sous l’autorité éclairée de Monsieur Ameth SALL,
alors Directeur de Cabinet du Ministre, et le concours actif des différents Conseillers Techniques de Cabinet, Directeurs Nationaux, Chefs de Services du département, Présidents des Syndicats Professionnels du Tourisme et Hôteliers Indépendants du Sénégal, nous avons laborieusement élaboré la feuille de route du Secteur.


Elimane Hamédine SY (CT1, DIPT puis DC), Aziz GUEYE (DIPT puis CT avant d’aller au Bureau de New York remplacer Pathé GUEYE), Ousmane DIOP (alors SG du Fonds de Promotion Touristique et actuel Directeur des Constructions scolaires), Sidy NDOUR (DIPT avant de devenir le DAGE du Ministère des Affaires Etrangères), les Jeunes Cadres responsabilisés par feu le Ministre NDIAYE (Maodo Malick MBAYE, Amdy SENE, Ousseynou DIENG, Moussa NDIAYE et d’autres), ont vécu avec nous ces moments exaltants de la renaissance du Ministère, après sa suppression en 2000 et son rattachement à la Primature, comme délégation administrative !


De 2001 à 2007, le Ministre Ousmane Masseck NDIAYE a illuminé le Ministère du Tourisme de sa jeunesse insouciante, de ses convictions
simples mais claires, de sa complicité active avec les Acteurs du Secteur mais aussi de sa capacité à porter auprès des différents Premiers Ministres et du Président de la République, les propositions arrivées à maturité et largement partagées. Lui succédant après des acquis et réalisations nombreuses, Mesdames Fatou Gassama et Aminata LÔ n’ont eu ni son bagout, ni sa belle étoile, ni son entregent !


Monsieur Thierno LÔ, faisant fi de tous les acquis et cherchant visiblement à « réécrire l’histoire » sous sa seule plume, a « ruralisé » le Ministère, par son penchant déséquilibré en faveur des artisans qu’il tenait à convertir en « militants politiques »!


Avec la seconde « Alternance », arrive au Ministère un homme mondialement connu, Grand Artiste, Image très positive du Sénégal, mais complètement étranger à un secteur qu’il ne s’est pas donné la peine de « vérifier », comme disent nos cousins ivoiriens.



Se croyant en terre vierge et « nouveau prophète du peuple hôtelier du Sénégal», Monsieur Youssou NDOUR a littéralement repris un diagnostic qui existait déjà et ne demandait qu’à être actualisé à la faveur des difficultés apparues, notamment dans les transports aériens, la
fiscalité, la durée de la saison touristique, le marasme généré par les chantiers de rénovation innombrables de Dakar qui « emprisonnaient» des heures durant les touristes qui avaient, ces années-là, la malchance d’avoir choisi la destination Téranga !


Au lieu d’écouter les gens du sérail et de consolider les acquis nombreux qui existaient, tout en cherchant à innover partout où c’était possible, Monsieur NDOUR s’est très vite retrouvé piégé par « les affaires courantes » et les dossiers épineux de l’Hôtellerie Sénégalaise qui est loin d’être un Havre de Paix pour le titulaire de la Rue du Dr Calmette.


Balloté entre les avis opportunistes de certains conseillers soucieux de promotions faciles et les coups de Jarnac d’«Hôteliers-Syndicalistes » bien connus pour leurs artifices corrupteurs et leur refus systématique de reverser les taxes de nuitées (tout en demandant toujours et partout à l’Etat de réduire la fiscalité sur les réceptifs hôteliers !), Monsieur Youssou NDOUR a fini par sombrer dans le tunnel ingérable de la « Promotion Touristique », sans budget conséquent, croyant sincèrement que sa notoriété et son art pouvaient être les boosters puissants de cette « fusée sans carburant nicommandes de vol ».


L’Etat étant assez hypocrite pour dire ouvertement et clairement aux «Professionnels du Secteur », notamment aux Hôteliers, qu’il n’a pas
vocation à financer « gratuitement et sur fonds publics » les activités de promotion de structures éminemment privées, et les «
Privés Nationaux » se détachant des autres investisseurs étrangers pour faire porter par l’Etat sénégalais « une subvention à la concurrence étrangère » déguisée sous forme de prise en charge irrégulière d’opérations d’investissements, le Tourisme du Sénégal est malade en réalité de ses faiblesses humaines criardes !


Tout le Secteur compte en vérité trois ou quatre « Présidents de Syndicats Professionnels », chacun fortement lié à « ses » partenaires
Français et voulant avaler l’autre dans des combines permanentes : chaque « Chef de Tribu » a son armée de collaborateurs, de «
journalistes », de parlementaires, de « copains dans le Gouvernement», de « Promus dans les Directions et Conseils d’Administration captés
par le Syndicat.


Le terrorisme constant auquel est soumis le Ministre de tutelle est vertigineux. Collaborer ou être ouvertement combattu par « des gens qui ont investi leurs milliards, donné des emplois, émancipé les zones riveraines des espaces hôteliers, mais …ne gagnent rien par la faute de l’Etat» !

Poussé à bout, Monsieur NDOUR a cru de bonne foi que le chantier principal de ce Ministère était la mise en place d’un « Plan de Financement du Secteur ».


Chaque fois que je l’ai entendu naïvement déclarer cette volonté de mettre en place un tel outil de promotion et de financement du Secteur, je me suis dit que les Entrepreneurs Privés du Sénégal ne sont pas faits pour comprendre et gérer les affaires publiques. Ils en ignorent la nature, les contraintes lourdes, la portée nationale, l’impact social et les procédures technico-administratives de matérialisation !


Il a profondément aimé ce Département et lui a visiblement consacré beaucoup de temps et d’énergie, mais n’a pu malheureusement y laisser
quelque chose de consistant !


C’est après son départ de ce Ministère que Monsieur Mamadou Racine SY a fait une longue sortie dans la presse, significative de l’ambiance
fétide dans laquelle évoluent ces « gentlemen d’une saison » !


En souvenir de feu Ousmane Masseck dont je partageais la conviction sur la question, il est juste de dire que le Tourisme du Sénégal se
relèvera difficilement de ses « Professionnels » nationaux !




Amadou TOURE,

Ex PCO de l’ANPT
Lundi 18 Novembre 2013
Dakaractu




1.Posté par DEUG le 18/11/2013 17:10
c'est bizarre ce monsieur veut nous faire croire que feu Ousmane Masseck avait une vision et a marqué son passage au ministère du tourisme
ces gens qui se disent expert et qui ont la prétention de régler les problèmes du 2ieme secteur d'activité du pays dans un bureau avec quelques copains
il faut être sérieux Monsieur, si vous avez des comptes à régler allez y mais laisser le tourisme tranquille il a assez souffert comme ca

2.Posté par faouzou Deme le 20/11/2013 13:09
Bonjour mon grand frère
Merci d'accepter cet échec collectif des professionnels dont vous faites partie

Notre tourisme a besoin d’un souffle nouveau, avec un renouvellent des hommes dont l’expérience, la compétence, le savoir, l’intégrité ne souffrent d’aucune contestation. Notre tourisme n’est pas malade, il n’a pas les hommes qu’il faut à la place qu’il faut ; qu’il s’agisse du privé ou de l’administration. Le vocable « transversalité du tourisme » nous a amené à un fourre-tout dans les postes de responsabilités et les missions à confier, ce qui bloque la compréhension et la façon d’aborder les problématiques du tourisme, qui sont avant tout des problèmes techniques, scientifiques, économiques, sociologiques et environnementaux pour ne citer que ceux-là.

Il existe un lobby très fort, qui ne prêche que pour sa chapelle et qui en réalité représente le seul problème de notre tourisme

Les acteurs du tourisme ne parlent pas d’une même voix et aucune des deux corporations reconnues par la tutelle n’est capable de prendre en charge les spécificités de la grande majorité qui n’est pas affiliée et qui n’est pas pris en compte par la tutelle du fait des lobbies. Et justement le tourisme ne peut se faire et ne se développera jamais sans ces acteurs qui sont traités de « simple salarié » humiliés et exploités. Je me demande ou se trouve la responsabilité sociale de l’entreprise, de la tutelle et du gouvernement.

3.Posté par zenit le 21/11/2013 10:23
l nouveau ministre es en bonne voie soutenons le



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