LE SACRIFICE D’ABRAHAM OU TABASKI - Historique d’une fête qui sanctionne la soumission


ABRAHAM, PÈRE DES  RELIGIONS MONOTHÉISTES 

Abraham, grand patriarche fait partie des innombrables prophètes que Dieu a envoyés sur terre selon la religion Islamique. Il est présenté comme étant l’ami de Dieu. C’est aussi le père commun des croyants appartenant aux trois religions monothéistes. Le Coran attribue à Abraham un rôle de premier plan dans la fondation de l’islam car il "n’était ni juif ni chrétien. Il fut  un vrai croyant soumis à Dieu. Abraham a une double descendance : Isaac qu’il a eu avec Sarah et Ismaël, deuxième fils que lui donna Agar, servante de Sarah. Il fut prédit à tous deux une grande descendance : " C’est par le nom d’Isaac que sera appelée ta race. Quant au fils de ta servante je ferai de lui une nation puisqu’il est de ta race " a notamment expliqué la Genèse XXI,12-13). La tradition attribue à l’un la descendance juive et à l’autre la descendance arabe.


LE SACRIFICE EN QUELQUES MOTS

A ce sujet, les récits sont identiques, les uns plus complets que les autres. Traduit de l’anglais, un document reprend les indications livrées à Abraham par son Dieu qui lui aurait dit : « Abraham, prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai ».
 
Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l'holocauste, et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait dit.
Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin.
Et Abraham dit à ses serviteurs : « restez ici avec l'âne ; moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer Dieu, et nous reviendrons auprès de vous ». 
 
Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac, et porta dans sa main le feu et le couteau. Et ils marchèrent tous deux ensemble.
Alors Isaac, parlant à Abraham, son père, dit : « mon père ! » Et il répondit : « me voici, mon fils ! ». Isaac reprit : « voici le feu et le bois ; mais où est l'agneau pour l'holocauste ? » Abraham répondit : « mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste ». Et ils marchèrent tous deux ensemble. Lorsqu'ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait dit, Abraham y éleva un autel, et rangea le bois. Il lia son fils Isaac, et le mit sur l'autel, par-dessus le bois. Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils.
 
Alors l'ange de l'Éternel l'appela des cieux, et dit : « Abraham ! Abraham ! » Et il répondit : « me voici ! »,
L'ange dit : « n'avance pas ta main sur l'enfant, et ne lui fais rien; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique ».
 
Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes qu’il alla prendre et l'offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova Jiré. C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui : A la montagne de l'Éternel il sera pourvu. L'ange de l'Éternel appela une seconde fois Abraham des cieux et dit : Je le jure par moi-même, parole de l'Éternel ! parce que tu as fais cela, et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova Jiré. C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui : A la montagne de l'Éternel il sera pourvu. « Je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer, et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix ».
 
TABASKI AU SÉNÉGAL, AUTRE CHOSE AILLEURS

Selon « Jeune Afrique » qui a fait l’étude, la fête du mouton est différemment appelée dans le monde musulman ? 


« Au Maghreb, dit le journal,  Aïd al-Adha est appelé Aïd el-Kebir (« grande fête »). En Asie, on parle de Bayram alors qu’en Afrique de l’Ouest on rencontre les expressions Dyuulde Layya des Peuls et Idi-n Layya des Haoussas. Mais c’est le mot Tabaski, emprunté aux Wolofs, qui connaît le plus grand succès dans les pays de l’aire soudano-sahélienne, du Sénégal au Tchad, en passant par le Mali, le Burkina et le Niger. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que les Wolofs ont adopté l’islam dès le XIe siècle et que le Sénégal, enfant chéri de la colonisation française, a été le pôle de référence de la région pendant plusieurs siècles.L’islam, comme dans beaucoup d’autres endroits, s’est adapté aux circonstances locales. La structure fortement hiérarchisée des confréries et le poids des marabouts sont ainsi le reflet de la société wolof traditionnelle. Ce phénomène d’acclimatation est très net sur le plan lexical ». Selon toujours, le journal panafricain, Raymond Mauny, qui a occupé l’une des premières chaires d’histoire de l’Afrique en France, a donné l’origine du mot tabaski. Il viendrait du berbère. « Ce qui confirme le rapprochement avec la Mauritanie, puisque les Maures sont essentiellement des Touaregs arabisés où il aurait été inspiré du latin pasqua, « pâques », lui-même issu de l’hébreu pesakh. Ce qui nous rappelle qu’une partie des Berbères est longtemps restée fidèle à la religion », a conclu le journal.
Lundi 12 Septembre 2016
Dakaractu



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