LE PÈRE DE FAMILLE, A. DIALLO, ENCOURT 10 ANS DE PRISON : Il avait introduit son doigt dans le v...de sa fille adoptive


Une rocambolesque affaire de mœurs occupe le centre des débats dans la ville  de Rufisque. Il s’agit de l’acte incestueux commis par A. Diallo. Ce sexagénaire, attrait, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour viol à ascendant et pédophilie, a introduit son doigt dans le v... de sa fille adoptive âgée seulement de 15 ans. Jugé, hier, il encourt 10 ans de prison ferme si, le 22 février prochain, date fixée pour le délibéré, le juge suit à la lettre les réquisitions du maître des poursuites.
En effet, c’est le père biologique de la jeune fille qui a porté plainte après que cette dernière lui a raconté les attouchements sexuels que celui-ci exerce sur lui. A l’en croire, sa fille, dans un premier temps, en avait parlé à sa mère, actuelle épouse du prévenu, mais elle a voulu étouffer l’affaire. « C’est ainsi qu’elle est venue m’en parler. Blessé en tant que père, j’ai décidé de saisir la justice afin que justice soit faite parce que je ne veux pas laisser ma fille entre les mains de ce manique sexuel », a déclaré le père de la victime, en l'occurrence Moustapha Sène, qui visiblement, en veut à mort au prévenu.

«Elle doit tout à celui qu’elle accuse de viol d’autant que c’est ce dernier qui l’a toujours nourrie», selon la mère de la victime

Revenant sur les faits, la victime raconte : « Je vis avec ma mère et son nouvel époux. Mais, le jour des faits, ma mère était absente de la maison. Après, avoir accompli mes tâches ménagères, je me suis rendue sous la douche pour prendre mon bain. C’est ainsi que mon beau père est venu frapper à la porte, m’obligeant d’ouvrir. Il s’est enfermé avec moi sous la douche. Mais, j’avais pris le soin de remettre mon slip et ma serviette. Mais, il m’a intimé l’ordre de me mettre à nu en me menaçant avec une paire de ciseaux. Prise de peur, j’ai abdiqué et je me suis mise toute nue », a déclaré la victime, les yeux larmoyants, la voix tremblotante.
Elle poursuit : « Il a commencé à me caresser. Avec ces ciseaux, il s’était mis à raser mes poils pubiens.»
Le prévenu ne s’est pas arrêté là. Il a suivi la victime jusque dans sa chambre. « A l’intérieur, il a commencé à me caresser avant de mettre son doigt dans mon sexe en me demandant si j’avais mal. Il avait un bocal dans lequel il avait mis mes poils pubiens, un morceau de mon slip et ma chevelure », a révélé la fille qui a ensuite fondu en larmes.
Si à l’enquête préliminaire, le sexagénaire avait reconnu les faits qui lui sont reprochés avant de demander pardon, il a, devant le prétoire, changé de fusil d’épaule. Il a balayé d’un revers de la main toutes accusations portées sur sa personne, soutenant qu’il n’a jamais touché à la fillette. Il sera, en cela, soutenu par son épouse et par ailleurs mère de la victime qui, devant la barre, a traité sa fille de menteuse qui veut ternir à la réputation de son mari.
« Elle est née hors mariage. Elle a été abandonnée par son père biologique. Aujourd’hui, elle doit tout à celui qu’elle accuse de viol d’autant que c’est ce dernier qui l’a toujours nourrie. Si mon mari l’a frappé, c’est parce qu’elle passe tout son temps avec les hommes », a relevé la mère de la victime qui a pris la défense de son mari.
Le procureur de la République a requis 10 ans de prison contre le prévenu. Selon le maître des poursuites, ce dernier ne s’est pas comporté en bon père de famille d’autant que tout le voisinage savait qu’il abusait sexuellement de la petite. L’avocat de la défense a plaidé la relaxe pure et simple. Pour lui, cette histoire est montée de toute pièce par la victime. L’affaire est mise en délibéré jusqu’au 22 février prochain.
Mardi 16 Février 2016
Dakaractu




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