LE MAL TURC Erdogan, entre oppression et tyrannie


Recep Tayyip Erdogan, Président de Turquie, fait encore tristement parler de lui.  Le 16 Avril 2017, il a convoqué une parodie de Référendum pour remplacer le régime parlementaire par un régime autocratique absolu. Allergique au respect de la dignité humaine, il sort la Turquie du climat actuel de la civilisation démocratique qui souffle dans le monde. En conspirant pour s’attribuer tout le Pouvoir et tous les pouvoirs, il met ainsi en action un plan d’instauration d’un régime dictatorial dont le but est d’asservir le peuple turc et mettre au feu les acquis démocratiques conquis dans ce pays, malgré le refus et la résistance des démocrates et des défenseurs des Droits de l’Homme. Jamais la Turquie et les Turcs n’ont été ainsi dans une situation si calamiteuse.
 
 Après avoir échappé à un coup d’Etat, le Président Erdogan, despote et oppresseur, cible le pacifique et démocrate Fethullah Gulen, un opposant à qui il est refusé tout droit dans son propre pays et qui vit aujourd’hui en exil aux Etats-Unis. Il lui impute la responsabilité de ce coup d’Etat manqué et pour légitimer son accusation, il s’accommode de l’alibi du terrorisme dont il est lui-même un des principaux instigateurs. Des chefs d’Etat du Moyen-Orient et de l’Union européenne commencent même à prendre du recul par rapport à lui et à se dresser contre ses dérives dictatoriales. Le Roi Abdallah de Jordanie et les Autorités d’Etat des Pays Bas et de l’Allemagne, ont pris leurs responsabilités. Abdallah de Jordanie, destinataire et dépositaire de renseignements précis, a bien accusé le Président de Turquie d’alimenter le terrorisme et de le propager stratégiquement en Europe en vue d’en attribuer la responsable à l’opposant Fethullah Gulen qu’il prend pour un ennemi à éliminer par tous les moyens.
 
Le terrorisme lui sert d’alibi pour une extradition de Fethullah Gulen des Etats-Unis en Turquie afin de le réduire au silence et de briser la dynamique unitaire de milliers de Turcs qui trouvent en lui traceur de destin nourri de foi et d’idéal démocratique. Erdogan a  pour but de faire agenouiller toute la Nation turque à ses pieds, éliminer tout citoyen qui le contrarie et proscrire les démocrates et militants de la liberté par le complot et la cabale. Avec lui, la Turquie est devenue un pays sans Etat de Droit.
 
Un pays sans Etat de Droit
 
En Turquie, l’Etat de Droit n’existe plus. La Justice est aux ordres d’une seule personne. La libre participation des citoyens aux choix politiques et la possibilité de contrôler les gouvernants, de les confirmer ou de les remplacer démocratiquement, sont abolies. L’actuel Président manipule pour être Président à vie. Les démocrates de ce pays, harcelés, traqués et assaillis, ont pris le chemin de l’exil. La réalisation des conditions nécessaires pour la promotion des personnes par l’éducation et la formation à un idéal pour l’épanouissement social, est considérée comme un crime. La pensée unique est la gouvernance imposée par Erdogan qui refuse aux Turcs le droit à l’objection de conscience et le droit de résister contre l’injustice. L’Etat de Droit est transformé en Etat despotique. La souveraineté n’appartient qu’à sa seule et unique volonté dictatoriale et arbitraire. Isolé par les grandes démocraties dont certaines n’hésitent pas à refouler ses Ministres, Erdogan use aujourd’hui de propagande et d’intimidation. Et la prétendue loi anti-terroriste qu’il brandie pour se faire accepter est comprise par tous comme un alibi fallacieux qui ne vise que le peuple turc lui-même et le Mouvement démocratique de Fethullah Gulen.
 
La dignité humaine bafouée
 
Erdogan accapare l’intégralité du Pouvoir en Turquie en faisant fi de la dimension morale de la gouvernance publique. Il se considère comme un Vice-Dieu qui n’a de compte à rendre à personne. Le respect de la dignité humaine, le partage du sort du peuple et l’exercice du Pouvoir dans un esprit de service conformément aux valeurs démocratiques lui sont inimaginables. Il n’administre pas la Turquie. Il règne au-dessus du peuple. La traque des démocrates et la corruption politique sont ses moyens d’action. Pour se maintenir au Pouvoir, il musèle les démocrates et piétine les principes de la morale et de la justice sociale en compromettant le fonctionnement normal de l’Etat de Droit. Avec les Etats-Unis et l’UE, il manœuvre pour élaborer un terrain d’échange politique entre requête clientéliste, présence internationale et extradition d’exilés comme Fethullah Gulen pour un embastillement.
 
Erdogan : un homme dangereux
 
Recep Tayyip Erdogan est un despote dont le seul génie est la manipulation, le complot et la manigance encagoulée avec des forces nuisibles à la paix mondiale et à la stabilité des Nations. Proche de Daech, le Groupe Etat Islamique, conspirateur au jeu obscur qui joue un rôle nébuleux en Syrie, Erdogan se croit trop historique pour ne point avoir souci de l’histoire. ne croyant en rien si ce n’est en sa personne, il est prêt à tout faire pour mettre la justice dans l’abime, donner le sceptre au crime, trahir toutes les libertés et afficher au coin de l’espace diplomatique le déshonneur de la Nation turque. Il a ensemencé la peur en Turquie pour avoir réussi à se draper du manteau de Hitler et du bonnet de Mussolini par un absolutisme despotique contre un peuple soumis et asservi.
Lundi 10 Avril 2017
Dakaractu




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