LANCEMENT DU DAKAR OPEN CAMPUS : L’innovation au cœur du processus pour faire du Sénégal un hub industriel

Dakar Open Campus a été lancé, hier, à l’université Estel par le ministre Mary Teuw Niane. Ce, pour faire de notre pays un hub industriel.


Le Dakar open Campus a été lancé, hier, par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Cette initiative de l’établissement ESTEl est un incubateur qui propose une diversité de services aux étudiants et qui permet à ceux-ci de faire valoir leurs aptitudes entrepreneuriales. « Cette nouvelle implantation confirme que l’enseignement supérieur et la formation professionnelle se transforment en épousant les contours définis dans les différentes réformes menées par le gouvernement du Sénégal. Ceci permet à la jeunesse de propulser l’émergence », a informé d’emblée Mary Teuw Niane.
Selon lui, le groupe Estel et ses partenaires ont su intégrer et comprendre la vie du Chef de l’Etat et en ont fait un axe majeur de leur stratégie. A l’en croire, l’université Sénégalaise traverse une période transitoire marquée par des réformes d’envergure, une vision renouvelée de l’enseignement supérieur dans son contenu, sa méthodologie ses relations entre acteurs.
Les objectifs et les enjeux consistent à adopter et adapter des instruments et indicateurs universels de compétitivité au service de nos universités.
Le ministre a salué l’investissement de cet établissement dans les nouvelles technologies. « C’est un défi considérable qui consiste à contribuer à ce que l’on appelle les humanités numériques auxquelles participent de brillantes équipes de chercheurs nationaux et étrangers souvent issus des études classiques qui peuvent mener également au monde des sciences et des technologies », dit-il.
Dans la même dynamique, le ministre a fait savoir que la formation et l’innovation sont au cœur du processus pour faire du Sénégal un hub industriel. « Nous avons donc l’obligation d’entrer et de rester dans la société de l’intelligence de l’information, de la connaissance et de la maitrise des technologies. Il faut pour ce faire inclure les acteurs à tous les niveaux », renseigne le ministre. Qui ajoute qu’au niveau de l’enseignement supérieur le public et le privé ont une égale dignité. Il est cependant essentiel que tous soient jugés à partir des mêmes standards pour prétendre aux mêmes droits.
Pour lui, l’enseignement supérieur privé est incontestablement devenu un partenaire incontournable des pouvoirs publics pour la prise en charge de la forte demande en formation au niveau supérieur. « Pour l’Etat c’est une sorte de délégation de service public qui transfère de façon ponctuelle et à des conditions définies de manière consensuelle, la formation de ses élites à des privés. Il est normal que nos exigences soient fortes à cet égard. Nous ne pouvons pas transiger sur la qualité » dit-il.
Dakar open pousse donc à innover, imaginer d’autres solutions et investir tous les champs du possible et ne fixer de limites que celles imposées par les lois et l’éthique. Pour le recteur de l’université Estel, il ne s’agit plus de reproduire les schémas du passé mais d’inventer les nouvelles méthodes.
À en croire Marème Sy, nos universités sont encore capables de produire des jeunes de qualité aptes à défier les nouvelles tendances du monde de l’emploi...
Mercredi 8 Février 2017
Dakaractu




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