LAC DE GUIERS 2, ÉCURIE WALO : «Kou gnémé rek na gneuw !»

La voix cassée, Lac de Guiers 2 n’a pas fini de savourer sa brillante prestation devant l’ex Roi des arènes, Yékini, dimanche dernier, au stade Demba Diop. Pour la saison prochaine, le pensionnaire de l’écurie Walo dit attendre de pied ferme celui osera pénétrer sa cour presque... royale.


LAC DE GUIERS 2, ÉCURIE WALO : «Kou gnémé rek na gneuw !»
Lac de Guiers 2, au lendemain de victoire sur Yékini, comme vos potentiels adversaires, on parle d’Eumeu Sène, Gris Bordeaux (Fass), Modou Lô (Rock Energie)...

Considérez que je suis dans la demeure de tout le monde. Je ne choisis personne. Celui qui ne veut lutter avec moi, c’est son problème.

Et Gris Bordeaux, celui que vous avez toujours ciblé ?

Je n’ai rien à lui dire. Il n’a qu’à s’occuper de son combat (contre Modou Lô, le 31 juillet).

Vous semblez avoir sympathisé avec Modou Lô depuis votre dernière confrontation. Pis, que vous avez peur de l’affronter...

Non, c’est loin d’être le cas. De toute façon, on en découdra encore. Mais dans un avenir immédiat. Puisqu’il tend vers un combat crucial, on n’a qu’à le laisser se concentrer là-dessus.

Vous avez lutté deux fois avec Eumeu Sène, pour un nul et une défaite. Est-ce un combat logique, selon vous ?

Il a dit qu’il ne va plus lutter contre moi. Il l’a dit devant tout le monde. Moi, je considère qu’on va se croiser. En tout cas, je l’espère tant qu’il sera en activité.

Votre homonyme, Lac 1, a parlé de mystère ayant entouré ce combat contre Yékini. Qu’en est-il réellement ?

Je n’en sais rien, vraiment. Lac 1 m’a devancé dans la lutte, il parle peut-être en connaissance de cause. S’il le dit, il a sans doute senti quelque chose. C’est pourquoi, il a suivi l’affaire jusqu’au bout.

Vous aviez prévu d’attendre Yékini durant trois minutes. Mais on dirait que vous avez revu votre stratégie une fois dans l’enceinte ?

J’ai trompé pas mal de gens, en déjouant tous les pronostics. Pourtant, j’avais bien mûri mon plan. Je n’ai pas parlé de 3 minutes sur un simple coup de tête. Je suis attentivement Yékini depuis fort longtemps, l’entendant souvent donner un temps précis à chacun de ses adversaires. Tantôt 2, parfois 3 minutes. A chaque fois, et sans savoir si je vais l’affronter un jour, je me disais que j’allais lui préparer un coup. Ce que j’ai fais tout en regardant si ça allait marcher ou pas.

Guédiawaye la Deuk ! Un concept vide de sens si l’on sait qu’on n’a pas vu Balla Gaye 2 ni Gouye-Gui au stade. Qu’en pensez-vous ?

Les lutteurs de Guédiawaye, même s’ils ne sont pas venus au stade, m’ont encouragé à sortir victorieux de cette confrontation. On est unis pour la vie et si tous les lutteurs souhaitent le meilleur pour leur prochain, chacun aura sa part du gâteau.

Pour la saison prochaine, quel est le profil de l’adversaire que vous espérez affronter ?

Je n’ai pas d’attente particulière dans ce sens. Au moment où je vous parle, je suis à l’écoute des promoteurs. "Kou gnémé rek na gneuw" ! Celui qui, par contre, a peur de m’affronter, n’a qu’à rester loin de mes radars.

Croyez-vous qu’un lutteur ait peur de vous croiser d’autant que nous n’être plus le puncheur tant redouté de l’époque ?

Vous vous trompez lourdement. Il faut demander aux adversaires, je livre des parties de boxe très intenses. Un seul à deux coups suffit pour déstabiliser un vis-à-vis.

Selbé Ndom a parlé de votre victoire, la veille, notamment sur le côté gauche de Yékini. Y avez- vous prêté une oreille attentive ?

Même pas. Selbé Ndom est une voyante, elle a un don de Dieu. Elle a le droit de dire ce qu’elle a vu. Maintenant, il y’en a beaucoup, ces gens qui peuvent faire comme elle. Mais comme c’est elle qui parle à chaque fois dans les médias, je prie pour être l’heureux élu à chaque fois. J’en serais ravi, en tout cas.

Ici, à Guédiawaye, quelles sont les personnalités qui vous ont soutenu ?

Il y a Néné Tall avec qui j’habite le même quartier et Aida Sow Diawara (maire de Golf Sud) ou encore Malick Gakou (leader du Grand Parti). Un grand qui, au delà de la politique, m’a beaucoup aidé en me soutenant moralement et me donnant de l’argent. Sinon, je n’ai pas vu les autres, les Aliou Sall et consort. On ne peut aller voir quelqu’un sans avoir une audience. J’ai passé des appels, laissé des messages en vain.

Le maire de Sédhiou Abdoulaye Diop vous a également reçu...

Je ne peux que lui dire merci. Il a montré qu’il soutient la jeunesse de Sédhiou. Il a aussi soutenu qu’il me réserve une surprise. On en saura plus sous peu.

On a aussi parlé de Youssou Ndour

Lui, c’est un père pour moi. Il est venu lors de notre face-à-face. Même s’il ne m’a pas donné de l’argent, il a prié pour moi en tant que père. J’irais le voir pour lui présenter le drapeau.

Combien avez-vous investi dans le mystique ?

Vous aurez du mal à me croire si je vous disais que j’ai vidé mes poches. J’ai financé cette partie avec l’aide des personnalités citées plus haut, en plus d’un copain nommé Alpha.

5 ou 10 millions ?

Tout ça est englouti par ce volet. En fait, ce sont les sacrifices à faire qui sont incommensurables. Mais je ne parlerais pas de chiffres.

On ne vous voyait plus avec un de vos proches. Mais il est revenu pour ce combat-ci. Est-ce lié à l’enjeu?

Vous parlez de Serigne Mbaye. On n’avait aucun problème. Il était dans un coin du Thioumikaay (vestiaire en plein air). Cette fois- ci, il est entré dans l’enceinte car ce combat lui tenait à cœur.

Pour la première fois, Yékini a emmené une femme dans son entourage mystique. Qu’est- ce que cela a changé lorsque vous l’avez vu ?

Rien du tout. Car, primo, je ne l’ai pas vu. Donc, je ne peux dire ce qu’il en est. C’est lorsque je suis rentré que je l’ai remarqué à la télé. Je le jure sur Serigne Babacar Sy, que je ne pouvais savoir si c’était un garçon ou une fille.

N’avez-vous pas senti que vous étiez atteint mystiquement avant ou le jour du combat?

Non, sincèrement. Même si certains moments sont un peu délicats, voire durs à endurer. Je ne saurais le qualifier. Comme toute personne, pendant un moment, j’ai eu mal au ventre. Donc, je ne pouvais savoir si c’était lié au mystique ou à autre chose.

On n’a pas vu le doyen Robert dans l’entourage de Yékini. Vous avez pensé à quoi en constatant son absence ?

Robert est notre guide. On ne peut parler de lui en mal. Je le vois souvent avec notre grand Yékini. Je ne sais pourquoi il n’est pas venu, cette fois-ci. Sincèrement. Je le salue au passage d’ailleurs.

Votre dernier mot...

Je remercie les populations de Guédiawaye, de la Casamance etc. Tout le monde, notamment mes amis et mon chauffeur Jo qui a eu mal au ventre jusqu’à vomir sur place. Mention spéciale aux peuhls du Walo et autres Walo Walo.
Mardi 26 Juillet 2016
Dakaractu




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