L'interdiction annoncée de la mendicité des enfants à la Une des quotidiens

Les quotidiens soulignent jeudi, comme jamais, la détermination des pouvoirs publics sénégalais à mettre fin à la mendicité des enfants, une bonne résolution qui n’est pas sans relation avec le drame intervenu dans la nuit de dimanche à lundi à la Médina, un quartier populaire situé non loin du centre-ville dakarois où des pensionnaires d’une école coranique ont perdu la vie dans un incendie.


L'interdiction annoncée de la mendicité des enfants à la Une des quotidiens
 
Neuf enfants ont péri et un autre a été grièvement brûlé dans la nuit de dimanche à lundi dans l'incendie d'une école coranique (daara) située dans le quartier de la Médina, non loin du centre-ville de Dakar.
 
Pas moins d'une quarantaine d'enfants, dont sept talibés, s'étaient entassés dans une chambre, lorsque le feu, dont l'origine reste pour l'heure inconnue, s'est déclaré dimanche, vers 23 heures, selon les premiers témoignages recueillis lundi matin. Deux enquêtes avaient été ouvertes dans la foulée pour déterminer les circonstances de l'incendie.
 
‘’L’Etat veut interdire la mendicité’’, annonce ainsi Le Soleil. ‘’Le Premier ministre, Abdoul Mbaye, a indiqué hier (mercredi), que le Gouvernement s’oriente vers l’interdiction totale de la mendicité des enfants. Il a demandé aux Sénégalais de s’impliquer dans la lutte contre ce fléau en dénonçant à la Police les faux marabouts’’, écrit-il.
 
‘’Le drame de la Médina, qui a fait 9 morts, n’a pas laissé insensible le Premier ministre, Abdoul Mbaye qui, au sortir d’une réunion ce mercredi, à la Primature, a annoncé des mesures qui seront prises dans l’immédiat, allant dans le sens de l’interdiction de la mendicité, non sans qualifier certains marabouts de faux +marabouts+ qui profitent de la tradition pour organiser la mendicité’’, note Sud Quotidien.
 
‘’Abdoul Mbaye fait le ménage’’, indique le même journal à sa Une. ‘’Rapatriement en vue des talibés venant de la sous-région’’, souligne Le Populaire, titrant : ‘’L’Etat met fin à l’enrichissement illicite des +faux marabouts+’’. ‘’Le Premier ministre dénonce +l’exploitation des enfants+ et s’attaque aux +faux marabouts+ qui organisent la mendicité des talibés’’, écrit-il, pendant que Rewmi quotidien renseigne que déjà, ‘’60 personnes (ont été) arrêtées par la Police’’.
 
Les journaux parvenus à l’APS reviennent également très largement sur la traque des biens mal acquis, dont le sujet également n'a pas fini de s’imposer aux quotidiens qui continuent de relayer les réaction des différentes parties concernée à l’annonce par un officiel d’une médiation pénale envisagée par l’Etat.
 
Le porte-parole du Gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, par ailleurs ministre de la Promotion de la Bonne gouvernance, avait annoncé que l'Etat avait désormais décidé d’opter "pour la médiation pénale" dans l’affaire des biens supposés mal acquis.
 
Ainsi, a-t-il expliqué, l’Etat s’engage à renoncer aux poursuites pénales contre les mis en cause, essentiellement des proches de Me Wade, s'ils acceptent de rembourser, au moins 
80 % des montants en cause dans l'affaire des biens présumés spoliés. Mais le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Aminata Touré, a par la suite déclaré qu’il s'agirait là d'une position personnelle de M. Coulibaly.
 
Pour sa part, L’Office soutient : ‘’Alors que sa sortie sur la médiation pénale dans l’affaire des biens mal acquis continue de faire couler beaucoup d’encre, Me El Hadj Diouf a fait face à la presse hier (…) pour tirer sur le garde des Sceaux, ministre de la Justice, et sur ses alliés de l’Alliance pour la République’’ (APR), le parti présidentiel. 
 
‘’C’est le président (de la République, Macky Sall) qui m’a demandé de faire la proposition’’, précise le célèbre avocat cité par L’Office. Le garde des Sceaux ‘’n’a rien compris, parce que dans les procédures judiciaires, l’Etat est représenté par les agents judiciaires’’, ajoute le même journal.
 
‘’Que Abou Abel Thiam et Aminata Touré aillent demander des comptes au président Macky Sall. C’est lui qui a mandaté El hadj Diouf pour qu’il appelle les mis en cause à transiger’’, écrit le quotidien Walfadjri, qui titre : ‘’Me El Hadj Diouf mouille Macky’’ Sall. ‘’L’avocat de l’Etat met sur le compte de l’ignorance, les positions du ministre de la Justice et celle du porte-parole de la présidence de la République’’, ajoute-t-il.
 
Enquête perçoit cependant des ‘’craintes’’ chez le chef de l’Etat sénégalais. Il ‘’souhaite passer au traitement vital des questions sociales et institutionnelles, alors que la traque des biens mal acquis tendrait à devenir un bourbier pour son pouvoir. Cependant, la forte levée de boucliers notée contre le principe de la médiation pénale devrait inciter les autorités politiques et judiciaires à répondre aux attentes populaires’’, analyse ce quotidien.
 
Peu importe, semble dire Le Pays au quotidien. Selon ce journal, un ancien ministre de Wade ‘’s’est très tôt reconverti en rabatteur pour conduire ses frères à l’échafaud’’. Le journal indexe ainsi des ‘’Courtiers du palais (qui traquent) leurs sous’’. 
 
De toutes les façons, le camp des mis en cause ne veut visiblement pas entendre parler de la médiation pénale, si l’on en croit L’Observateur. Une réunion secrète s’est tenue hier à Fann (...), dans le but d’élaborer un plan, en réponse à la proposition des pouvoirs publics.
 
‘’Le parti démocratique sénégalais (PDS) a décidé de répondre à Macky Sall sur sa proposition de médiation pénale, suite aux enquêtes sur l’enrichissement illicite qui visent ses principaux responsables. Une conférence de presse, savamment préparée, est prévue demain, vendredi 08 mars 2013, pour apporter une cinglante réplique aux +tâtonnements+ du régime en place’’, écrit le quotidien du Groupe Futurs médias.
 
La Tribune ouvre sur le même sujet, en relayant en priorité la réaction de Karim Wade, une réplique cinglante pour tout dire. ‘’Ne me parlez pas de médiation’’, réagit Karim Wade, le fils de Me Wade, cité parmi les personnalités suspectées d’enrichissement illicite. ‘’Ils n’ont qu’à apporter les preuves de leurs allégations’’, ajoute M. Wade.
Jeudi 7 Mars 2013




1.Posté par heuchy le 07/03/2013 15:39
Pourquoi interdire la mendicité ?

Il ne faut surtout pas s’aventurer sur ce terrain doré qui appartient à la providence.

Interdire la mendicité n’est pas le rôle d’un état, mais l’organiser oui. Car nous sommes tous des croyants et donc il y’a l’adage qui dit qu’il « faut donner pour recevoir ».

Et n’oublions pas que nous sommes également tous des mendiants en sursis.

Alors faisons attention ! Si nous voulons que ce pays soit toujours protégé par les dieux alors gardons nous d’interdire quoi que ce soit.

Encore une fois le rôle d’un état est d’organiser, organiser la société pour que chacun puisse s’épanouir. Le Sénégal est un pays de liberté, chacun exerce sa liberté, ses croyances, selon ses convenances.

Veillons à cela !

2.Posté par dongoli le 07/03/2013 21:55
khalay daarayi nioy Coumba Amoul Ndèye fii ci adouna wayé soualakhira gnii leen di khèèkh niepp dèèniou topp sèène ganaw

gnii niouye solal baniou ni niogg dougal lèène ci biir auto gnii ci mbend bi di yalwane nioo malènne ganal fouffff
ndakh benn (Ba SIIN Mémara ) bii niouy diangue ak founiou ko mana défé yémoul ak 1000 milliards A, B C fa Yalla

wayé kou khamoul rek khamoo wayé Yalla bakh na - gnii koy khèèkh la yeureum -

3.Posté par talibé le 08/03/2013 10:52
koulèène khèèkh soo dèèh Yalla Lakla ci safara bou tangue diepp ta dotoofa guenne...

niakka khamm dougalneu niou bary safara

toubab yi coulene topp bayyi li samam ak sabay gamone




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