L’ange de la mort s’acharne sur sa famille : L’histoire tragique d’un prisonnier trafiquant de chanvre indien

Son histoire est pathétique. Elle fait pleurer les âmes sensibles. Lui, c’est Diouldé Ba. Polygame et père de quatre enfants, il a perdu ses parents, sa première épouse et ses deux enfants alors qu’il était en prison. Il ne lui reste que sa seconde épouse et ses deux enfants.


L’ange de la mort s’acharne sur sa famille : L’histoire tragique d’un prisonnier trafiquant de chanvre indien
Diouldé Seydou Ba est né le 29 mai 1964. Diouldé est polygame et père de quatre bouts-de bois-de-Dieu. Menuisier de son état, il avait toutes les peines du monde à ouvrir son propre atelier pour gagner convenablement sa vie, et combler celle de ses parents, ses deux épouses et ses enfants. Il abandonna quelques années plus tard son métier pour se jeter dans la vente de poissons.
C’est ainsi qu’il a réussi à tisser des relations avec les mareyeurs qui, de temps en temps, lui offraient de modiques sommes. 
Diouldé, comme l’appelle les intimes, ne se contente pas de ses revenus. Ayant pris goût au gain facile, ce père de famille aux dents prééminentes et chocolatées, s’est jeté dans la vente du chanvre indien. Les mareyeurs étaient ses principaux clients. Mais, ses activités criminelles connaitront un terme au 06 mars 2010 lorsque la police, sur information d’une personne anonyme, a fait irruption dans sa maison pour l’arrêter.
C’est le début de la tragédie de la famille du trafiquant. C’est d’abord sa mère qui rend l’âme. Cette dernière s’en est allée de ce bas-monde parce qu’incapable de surmonter l’incarcération de son fils. Quelques jours plus tard, alors que les larmes de la famille Ba ne sont pas encore séchées, son père meurt. 
Mais, comme le malheur vient jamais seul, l’une des épouses de l’accusé va également passer de vie à trépas. L’ange de la mort était vraiment en train de s’acharner sur la famille de l’accusé. Mais, la tristesse a été à son comble quand ses deux enfants de l’accusé sont décédés le même jour. Alors qu’il lui reste quatre autres années à croupir derrière les barreaux avant d’humer l’air de la liberté, Diouldé Ba a perdu presque toute sa famille. Il ne lui reste que sa seconde épouse et ses deux enfants.

People.sn avec le Quotidien
Mercredi 27 Janvier 2016
Dakaractu




Dans la même rubrique :