‘’L’Etat resserre l’étau autour’’ de ces dignitaires.


‘’L’Etat resserre l’étau autour’’ de ces dignitaires.
La volonté des autorités sénégalaises de maintenir l’interdiction de sortie du territoire national notifiée à des dignitaires de l’ex-parti au au pouvoir, malgré la décision de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ordonnant à l'Etat de lever cette mesure, est largement abordée lundi par les journaux.

L’Agent judicaire de l’Etat sénégalais, Aïcha Gassama Tall, a annoncé samedi que les responsables de l’ex-parti au pouvoir (le Parti démocratique sénégalais), suspectés d’enrichissement illicite, se verront formellement notifier ‘’très rapidement’’ une interdiction de sortie du territoire national. Une mesure en bonne et due forme, prenant en compte les arguments d’une décision rendue à ce sujet par la Haute cour de justice de la CEDEAO, que les concernés jugent en leur faveur.

La Cour de justice de la CEDEAO, saisie par d’anciens ministres de Me Abdoulaye Wade visés par des enquêtes de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), a ordonné à l'Etat sénégalais de lever l'interdiction de sortie du territoire national frappant les requérants.

‘’Notifications d’interdiction de sortie servie à des dignitaires de l’ancien régime, Mimi Touré (la ministre de la Justice) passe outre la décision de la Cour de la justice de la CEDEAO’’, indique le journal L’As. Selon le journal, ‘’Aïda Diongue, Madické Niang et Samuel Sarr sont cloués à Dakar’’, tandis que ‘'Karim Wade, Abdoulaye Baldé et Oumar Sarr vont recevoir leur notification aujourd’hui’’.

De quoi faire dire à cette publication que ‘’l’Etat resserre l’étau autour’’ de ces dignitaires. ‘’On est loin de l’épilogue dans le bras de fer entre les dignitaires de l’ancien régime visés par une interdiction de sortie du territoire national et l’Etat du Sénégal’’, écrit L’As.

En effet, ajoute le journal, ‘’nonobstant la décision de la Cour de justice de la CEDEAO, ordonnant la levée de la mesure de l’interdiction de sortie du territoire (…), l’Etat refuse de lâcher du lest. D’autant qu’il est revenu à la charge, en notifiant de manière formelle à Me Madické Niang et Samuel Sarr leur interdiction de quitter le territoire sénégalais’’.

Après la décision de la Cour de justice de la CEDEAO, ‘’Aminata Touré réaffirme la poursuite de la lutte contre les biens mal acquis’’, rapporte Le Soleil. La garde des Sceaux déclare que ‘’la décision de la Cour de justice s’inscrit dans la mouvance quasi-universelle, aujourd’hui, de la lutte contre le pillage des deniers publics qui n’épargne pas l’Afrique’’.

Dans le journal, Aminata Touré précise : ‘’Nous avons déjà signifié par écrit à ces personnes leur interdiction de sortie du territoire national, conformément à l’article 59 alinéa 1 du Code de procédure pénale’’.

La Cour, a-t-elle expliqué, ‘’s’est prononcée sur la forme et non sur le fond. Elle ne s’est pas attaquée à notre décision et nous sommes en phase avec elle, qui connait d’ailleurs les compétences de la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite)’’.

Sur cette même affaire, Direct Info indique que Samuel Sarr et Me Madické Niang auraient reçu leur notification d’interdiction de sortie du territoire. L’Office signale qu'après ''la décision de la Cour de justice de la CEDEAO, Macky (Sall) se rectifie’’. ‘’Samuel Sarr et Madické Niang, qui ont reçu leur notification, sont sommés de rester au Sénégal’’, rapporte-t-il.

‘’Karim Wade et Cie (sont) recloués au sol’’, renchérit Le Populaire, tandis que Le Quotidien annonce qu’après la décision de la Cour de justice de la CEDEAO, ‘’le Procureur spécial notifie ses interdictions de sortie du territoire’’ aux concernés.

Loin de cette actualité politico-judiciaire, Khoudia Mbaye, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, décline les ambitions de son département. ‘'Nous comptons produire des logements en dessous de 10 millions de francs CFA’’, confie-t-elle au Soleil.

En politique, Mbaye Ndiaye, Directeur des structures de l’Alliance pour la République (APR, le parti du chef de l’Etat), déclare dans le journal Le Quotidien : ‘’Si Khalifa Sall veut rester mairie de Dakar, qu’il vienne à l’APR’’.

En éducation, Sud Quotidien indique que ‘’c’est mal parti’’ pour les ‘’concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur’’.

''A peine annoncées à grande pompe, les concertations nationales sur l'avenir de l'enseignement supérieur, initiées par les nouvelles autorités, présentent des signes évidents de faux départ'', écrit Sud Quotidien. Il cite notamment notamment ''le différend qui oppose les enseignants du supérieur aux autorités" sénégalaises.

Dakaractu2




Lundi 25 Février 2013
Notez


Dans la même rubrique :