L'ENTRETIEN avec Cristiano Ronaldo (Real Madrid) : «Griezmann m'a dit : Je te déteste !»

Il a été un acteur malheureux, puis un spectateur très agité de la finale de l'Euro 2016 face aux Bleus. Ce mardi dans France Football, Cristiano Ronaldo raconte dans le détail, et pour la première fois, sa drôle de journée du 10 juillet, terminée en boitant, mais en triomphant. Voici quelques extraits.


L'assurance des Français

«J'étais persuadé que la sérénité était la clé de tout. On savait qu'on avait un gros avantage : on n'était pas les favoris ! Les Français pensaient qu'ils allaient gagner facilement... En tout cas, c'est l'impression qu'on a eue. (...) Quand on a débuté l'échauffement sur la pelouse, j'ai senti les Français un peu trop détendus. Je les ai regardés : ils souriaient beaucoup. Bien sûr que tu as le droit de sourire avant un match, mais là tous semblaient très contents. (...) Leur gestuelle dénotait aussi une certaine assurance... Moi, j'ai eu ce feeling et je m'en suis servi, comme capitaine, pour motiver mes coéquipiers.»
Son pressentiment

«Après les mots de Fernando (Santos, le sélectionneur du Portugal, avant le match), j'étais convaincu que la France attaquerait cinquante fois et que nous allions surtout devoir défendre, mais aussi qu'une opportunité se présenterait une ou deux fois et que nous marquerions.»
Son rôle

«Je n'ai pas fait de discours pour le collectif mais, en tant que capitaine, j'ai discuté avec chacun des joueurs. Mon objectif était de leur faire évacuer la pression, avec à chaque fois un message adapté. À Pepe, par exemple, qui est un footballeur d'expérience, je lui ai demandé d'animer les plus jeunes. (...) Moi-même, à ce moment-là, je commençais à devenir un peu nerveux mais je me devais avant tout d'aider les autres en leur transmettant une énergie positive.»
Sa blessure

«Je suis rentré au vestiaire pour que le médecin de la sélection me fasse un diagnostic rapide. J'étais mal, je pleurais. Parce que je craignais que ce soit encore plus grave. (...) Le médecin m'a vite rassuré. Mais je continuais de pleurer...»
Sa rencontre avec Griezmann

«C'est drôle parce que, peu après la finale, en vacances à Miami, j'ai croisé Antoine Griezmann dans un restaurant où il dînait avec sa fiancée. Il est venu me voir à ma table et m'a dit, dans un sourire complice : "Cristiano, je te déteste !"»
Le making of de l'entretien

Lieu : la maison de Jorge Mendes, son agent, à l'ouest de Madrid.
Durée : 1 heure.
Boisson consommée : deux grands verres d'eau. Sans glace.
Tenue : chemise en popeline blanche, jeans, basket.
Langue : espagnol (après que CR7 eut tenté de négocier le portugais).
Autres personnes présentes : Jorge Mendes ; Hugo Valdir, collaborateur de Jorge Mendes ; Onofre Costa, consultant en communication de la Fédération portugaise ; Ricardo Regufe, manager personnel de CR7.
La question que l'on a oublié de lui poser : «Vous n'auriez pas le portable de Leo Messi ?»
Nombre de fois où il a regardé sa montre durant l'entretien : 0.
Les trois prochaines interviews qu'il aimerait lire dans FF : «Fernando Santos, Zinédine Zidane et Florentino Pérez... Je peux en rajouter deux autres ? Marcelo Rebelo de Sousa, le président du Portugal, et Jorge Mendes !»
La note qu'il se donne pour cet entretien : «Ma note ? 10/10 bien sûr !»
La note que les auteurs lui accordent : 9,5/10 (juste pour éviter les suspicions de fayotage).
Lundi 21 Novembre 2016
Dakaractu



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