L’Assemblée nationale dément toute immixtion ou prise de position dans le dossier des groupes parlementaires


L’Assemblée nationale dément toute immixtion ou prise de position dans le dossier des groupes parlementaires
Depuis quelques jours, des contrevérités portant sur le dossier des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, sont diffusées.
Il  s’agit en fait d’une crise profonde au sein d’un parti politique qu’on s’emploie à déplacer à l’Assemblée nationale.
Le point de droit parlementaire est l’irrecevabilité de la démarche entreprise par un député qui n’est pas habilité à saisir l’Assemblée nationale. En effet, l’article 20 du Règlement intérieur vise la constitution d’un nouveau groupe parlementaire.
Les modifications dans la composition d’un groupe parlementaire sont plutôt réglées par l’article 22 qui stipule qu’elles doivent être validées par le Président du groupe concerné.
Par conséquent, l’Assemblée nationale n’a pas pris position sur la querelle interne qui concerne un parti politique. Les accusations d’immixtion à l’encontre du Président et du Bureau sont donc sans fondement aucun.
Il n’est pas acceptable que des velléités de blocages ciblent la deuxième Institution de la République.
Ce matin, lundi 2 novembre 2015, la Commission du Développement et de l’Aménagement du Territoire a commencé ses travaux sous la présidence du Député Cheikh Seck.
Les députés de l’opposition, munis de sifflets, se sont mis à troubler le déroulement des travaux de cette Commission.
Devant cette situation, la Commission a dû suspendre ses travaux, pour les reprendre quand le calme est revenu.
Les  troubles causés par ces Députés de l’opposition ont amené le Président de l’Assemblée nationale à décider de faire ramener l’ordre, par les services de sécurité, comme prévu par l’article 53 (alinéas 1-2-3-4 et 5) de la Loi organique portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Après cette mesure, la Commission a repris ses travaux normalement.
Il en sera de même pour toutes les séances des Commissions permanentes et pour les plénières qui poursuivront leurs travaux jusqu’à leur terme, car nul ne peut opposer sa volonté à la loi.
L’Assemblée nationale, de par la loi, est outillée pour faire face, dans le calme et la sérénité, à toute situation de cette nature.

Fait à Dakar, le 2 novembre 2015
Direction de la Communication de l’Assemblée nationale
Lundi 2 Novembre 2015
Dakaractu




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