« Je propose la mise sur pied d’un Conseil Suprême de la République (CSR) » (Par Idrissa Seck)


« Je propose la mise sur pied d’un Conseil Suprême de la République (CSR) » (Par Idrissa Seck)
La complexité de la gestion d’un pays et la prise en compte de menaces et risques grandissants dans l’environnement international militent en faveur de l’institution pérenne (et non de circonstances) d’un dialogue national impliquant toutes les forces vives de la Nation (pouvoir, opposition, syndicats, secteur privé, milieux académiques, société civile dont les organisations de droits de l’homme, presse) pour mieux cerner nos intérêts nationaux et leur nécessaire hiérarchisation en vue d’éviter des «  conflits de normes »
il s’agit de concevoir un cadre national de concertation inclusif et pluridisciplinaire qui puisse appuyer le Président de la République dans le processus de formulation de la politique nationale notamment dans ses « domaines réserves » où il agit et se trompe seul (défense et sécurité, politique étrangère, intérêts économiques et sociaux majeurs)
Plus concrètement, il s’agit de s’inspirer des bonnes pratiques existant en la matière (des pays plus avancés tels que les USA ou encore la Confédération helvétique, pour ne citer que ces deux pays).

– Les USA sont l’un des rares pays au monde disposant dans un seul document d’une liste de ses intérêts nationaux identifiés, hiérarchisés et rangés dans trois catégories (intérêts vitaux, intérêts extrêmement importants et intérêts importants). Cette liste est établie par une Commission des Intérêts Nationaux (Commission of National Interests) qui comprend des membres éminents issus du monde politique, académique ainsi que des praticiens de renommée de la diplomatie (anciens hauts-fonctionnaires internationaux, anciens Ambassadeurs..). Cet organe joue un rôle éminent et coexiste à côté d’Agences telles que le Conseil National sur la Sécurité (NSC) qui a pris de l’ampleur, ces dernières années, sur ces questions de formulation de la politique étrangère. Dans un contexte de complexité croissante des relations internationales, le rôle de la Commission des Intérêts Nationaux en matière de planification stratégique de la politique extérieure est jugé irremplaçable.

– La Suisse dispose aussi d’un Conseil National sur la Politique Etrangère qui est un organe ayant un rôle consultatif pour le Gouvernement fédéral et s’occupe de questions relatives à la planification stratégique de la politique extérieure.

– Il est à noter que malgré la participation d’acteurs non étatiques à ces organes, le caractère confidentiel de leurs délibérations est conservé.

– Pour le Sénégal, Ce Conseil Suprême de la République aura pour mission essentielle d’établir une liste permettant d’identifier les priorités nationales et de hiérarchiser les intérêts nationaux suivant une classification qu’elle aura établie au préalable( intérêts vitaux, intérêts très importants, intérêts importants, autres).

Missions du conseil suprême de la république

1) C’est d’abord un guide d’action. Elle permet de faire de la planification stratégique en hiérarchisant les priorités nationales sur une base objective.  Les intérêts vitaux définis (par exemple la défense du territoire national, la stabilité de notre voisinage immédiat, la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, la contribution à la paix dans le monde….) seront ceux pour lesquels la mise en cause pourrait entrainer l’usage des forces armées. On n’aurait pas à tergiverser comme on a vu le President de l’a République le faire quand les Djihadistes ont envahi le Mali. Il a d’abord déclaré qu’il n’enverrait pas de troupes avant de le faire sous l’amicale pression dit on de nos cousins français. 2) C’est ensuite un cadre de concertation très inclusif permettant de mener des échanges approfondis par des équipes pluridisciplinaires sur des sujets brulants et d’arriver à consolider des sortes de « consensus » sur des axes importants de la politique de la Nation. Elle servira ainsi de passerelle entre l’administration, le monde académique, le secteur privé et la société civile sur un pan important de la politique de la Nation.

Composition :

I/ Les présidents de groupes parlementaires (pouvoir et opposition )

II. Anciens Présidents d’institutions de la République.
Anciens chefs d’Etat
Anciens présidents Assemblée Nationale
Anciens Premier ministres
Anciens présidents de cour suprême
Anciens présidents de conseil de la république
Anciens présidents de conseil économique et social

III. Hauts représentants des autorités religieuse et coutumière.

IV. Anciens responsables de la sécurité
Chefs d’état major de l’armée
Haut commandants de la gendarmerie
Police nationale
Sapeur pompier
Eaux et forêts

V. Anciens ambassadeurs et patrons sénégalais d’Organisations internationales

VI. Monde académique

VII. Société civile

VIII. SYNDICATS
Justice
Santé
Éducation
Agriculture élevage pêche artisanat
Patronat
Presse

VIV. des personnes-ressources qui pourraient être invitées aux travaux en fonction des sujets débattus.

– Le Secrétariat permanent de ce Conseil sera constituée de la Cellule d’Analyse et de Prospective du Ministère des Affaires Étrangères sous réserve que celle-ci soit  rendue fonctionnelle (cette Cellule existe uniquement sur le papier) notamment en l’a renforçant  en matière de ressources humaines.

Un bureau restreint constitué de hautes personnalités sera chargé du suivi de l’application, par l’exécutif, des recommandations retenues du Conseil Suprême de la République.

Idrissa Seck 

Samedi 7 Mai 2016
Dakar actu




1.Posté par Coslo le 07/05/2016 05:15
This is a good one.

2.Posté par Akhenaton le 07/05/2016 09:42
comme ça on passera encore notre temps à parler au lieu de travailler . le Sénégal a déjà assez de chambres déjà. on ne peut pas vouloir diriger et écouter tout le monde et personne en même temps. il ya un pouvoir qui est élu pr conduire les destinées du pays et une opposition qui doit être mâture est constituer un contre poids. ya que ça de nécessaire. sinon toutes les formules ne serviront à rien si a la base les personnes censées nous y représenter passent leur temps à vouloir faire le buzz et faire passer leurs intérêts personnels devant ceux de la nation...

3.Posté par djodje le 07/05/2016 08:30
Mon sieur Idrissa Seck reveillez vous,
sa existe déjà et c'est le CONSEIL CONSTITUTIONNEL... et c'est pas la création d'une multitude d'institutions (pour caser vos alliés politiques) qui va faire avancer le Sénégal.

4.Posté par patriote le 07/05/2016 11:51
Idy foutez nous la paix et rendez nous notre argent bande de protocolard reubeussois

5.Posté par militante du changement le 07/05/2016 12:54
merci président seck votre constance sera rétribuée

6.Posté par miltante du changement le 07/05/2016 12:56
président seck l'alternance crédible le président du vrai changement we love IDY

7.Posté par pape le 07/05/2016 13:01
Vous feriez mieux d'aller en Gambie et vous présenter contre Yaya ou en Guinée Équatoriale où aux Comores pour espérer être un jour président de la république. Et peut être que vous allez pouvoir installer votre machin de conseil là.. Pauvre de toi Idy.

8.Posté par abo le 07/05/2016 11:18
ceux qui ont des idées n'ont qu'à les garder jusqu'à l'ouverture du dialogue. Ça c'est une manière de revendiquer demain la paternité d'une institution. Une institution de plus n'est pas la solution

9.Posté par Max le 07/05/2016 11:46
c'est une proprosition pertinente et surtout genereuse, elle peu servir de socle pour un dialogue non pas politicienne comme le voudrait macky Sall, mais politique, c'est a dire basee sur l'interet supreme de la nation.
laissez les insultes et ouvrez vos esprits
le president est charge de determiner la politique de la nation, personne ne lui conteste cela, le conseil supreme de la repulblique est consultatif

10.Posté par Pouye le 07/05/2016 12:55
Je me demande vraiment ce que veulent les sénégalais? Le président de la république appelle à un dialogue avec l’opposition. Voila un leader dans un souci d'apaisement fait une proposition que je trouve pertinente et responsable. Malheureusement le constat est amère, je vois des injures, des calomnies pire encore on ose dire que cet attribution revient au conseil constitutionnel. Franchement il faut être d'une nullité extrême pour servir de pareils réactions.



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