"Je ne voudrais pas apparaître comme ça dans le journal"

Mercredi, nous vous révélions l'identité de la personne à droite sur la photo des attentats à Zaventem qui a fait le tour du monde. Aujourd'hui, on sait qui est la personne à sa gauche, au téléphone.


"Je ne voudrais pas apparaître comme ça dans le journal"
A droite, il s'agit de Nidhi Chaphekar, une hôtesse indienne de la compagnie Jet Airways, blessée dans le souffle de l'explosion alors qu'elle s'apprêtait à embarquer dans un vol pour New York.

A sa gauche, la jeune femme à la main ensanglantée, qui tient un téléphone, s'appelle Stefanie De Loof et vit à Hoeilaart, selon Het Nieuwsblad. "Je me trouvais dans le hall d'entrée, près du Starbucks. J'étais accroupie et j'organisais mon sac", témoigne-t-elle sur Radio 2.

"Je n'ai pas compris tout de suite"
"Soudain, j'ai été surprise par une première explosion. Je n'ai pas compris tout de suite qu'il s'agissait d'une bombe. Je voyais des gens courir mais je ne me sentais pas bien. C'est pour cela que je me suis cachée sous les sièges. Je me sentais davantage en sécurité à cet endroit plutôt que dans la foule occupée à courir. Je me suis protégée la tête et les oreilles et là, j'ai entendu la seconde explosion".

"Quand j'ai vu des soldats, j'ai su que quelque chose s'était passé. J'ai senti ma tête et j'ai vu ma main pleine de sang et je me demandais pourquoi je saignais autant. Voilà pourquoi sur la photo, on me voit presser ma main sur ma tête, pour arrêter le saignement. Avec mon téléphone portable dans l'autre main, parce que ma mère m'avait déposé à l'aéroport et je voulais lui faire savoir que j'allais bien".

"C'est effrayant de se voir comme ça partout"
"Mon instinct de Médecins Sans Frontières a ensuite pris le dessus et j'ai commencé à aider des gens. La dame à côté de moi était dans un sale état. Je lui suis venue en aide et puis j'ai constaté le ravage et vu beaucoup de gens grièvement blessés. Je ne sais pas comment se sent la femme à côté de moi à propos de cette photo. Je ne voudrais pas apparaître comme cela dans le journal. C'est effrayant de se voir comme ça partout. Apparemment, une autorisation n'est pas nécessaire parce que la photo a déjà été partagée sur les réseaux sociaux", indique Stefanie De Loof.

"Maintenant, je dois laisser passer tout cela. Je dois trouver une place à ces évènements et j'ai l'intention de repartir à Haïti pour MSF".
Jeudi 24 Mars 2016
Dakaractu




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