JOURNÉE DU TALIBÉ - Serigne Saliou Bousso contre l’introduction prématurée du français dans les daaras


Pour l’édition 2016 de la journée du talibé, la fondation « la clef du paradis » a organisé une rencontre grandeur-nature à laquelle ont pris part plusieurs personnalités religieuses de la communauté mouride. C’est le cas de Serigne Sidi Mbacké Abdou Khadre,  de Serigne Ahmadou Rafa’i Mbacké, de Serigne Khadim Mbacké Makhtar et des membres de la famille de Mboussôbé. Il y avait aussi le maire de Thiès, Talla Sylla, assis aux côtés de son homologue de Mbacké, Abdou Mbacké N'dao. Une conférence autour du thème « le rôle de l’Etat, des parents, des autorités religieuses et du citoyen vis-à-vis des talibés » a été organisée. L’occasion a été saisie par le coordinateur de l’organisation pour déplorer les difficiles conditions de vie des talibés qui sont, selon lui, « loin de ressembler aux élèves des écoles françaises ». 
A en croire Serigne Saliou Bousso, « au Sénégal, le talibé n’est nulle part encadré par l’Etat. Les trois ministres en charge de l’enseignement que sont le ministre de l’éducation nationale, celui de l’enseignement supérieur et celui de l’enseignement technique ne s’intéressent aucunement à lui et à son existence ». Ainsi se désole-t-il des propositions de modernisation des daaras. « Notre daara n’a pas besoin d’être modernisé. Nous avons desoin de subventions, de locaux et d’un soutien permanent. Nous ne voulons pas non plus d’une introduction prématurée de l’enseignement du français dans nos écoles. Cela risque d’altérer nos enseignements-apprentissages. Qu’on lui laisse d’abord maîtriser la lettre coranique avant de lui proposer autre chose ». Le chef religieux de rappeler que les daaras font partie du décor naturel du Sénégal et que les gouvernants peuvent s’appuyer sur eux pour développer le pays...
Jeudi 21 Avril 2016
Dakaractu




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