Ismaël Madior Fall : ‘’On considère qu’en Afrique, ce n’est d’ailleurs pas très vrai, mais il y a une part de vérité qu’élection rime avec violence"


Ismaël Madior Fall : ‘’On considère qu’en Afrique, ce n’est d’ailleurs pas très vrai, mais il y a une part de vérité qu’élection rime avec violence"
La crédibilité et la fiabilité d’une élection présidentielle ne dépendent pas d’un bulletin unique, réclamé dernièrement par certaines formations politiques sénégalaises, a soutenu samedi à Dakar, le Professeur Ismaël Madior Fall, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.

‘’Au Sénégal, aujourd’hui, il n’y aucun parti qui n’est pas d’accord sur ce code. Il n’y en pas. Tout le monde est d’accord sur les règles de ce code électoral. La seule grande réserve que les partis ont émis, c’était sur le bulletin unique. Mais, la crédibilité et la fiabilité d’une élection ne dépendent pas d’un bulletin’’, a-t-il dit.

Le Professeur Fall prenait part à une conférence sur le thème : ‘’Elections et stabilité institutionnelle en Afrique’’, à l’initiative de la Fondation Friedrich Naumann.

Des universitaires ainsi que des membres de la société civile ont pris part à la rencontre dont l’ouverture a été présidée par le médiateur de la République du Sénégal, le Professeur Serigne Diop.

Le Sénégal organise le 26 février prochain une élection présidentielle, à laquelle plusieurs candidatures dont celle du président sortant sont annoncées.

Il a ajouté : ‘’ la crédibilité ou la fiabilité d’une élection ne dépend pas d’un bulletin ou non surtout à une élection, où il n’y aura pas dix candidats en réalité. On avait une cinquantaine de déclarations de candidatures, mais on verra qu’au bout du compte, on se retrouvera avec sept ou huit candidats. Ce n’est pas méchant d’avoir sept ou huit bulletins dans un bureau de vote’’.

‘’On considère qu’en Afrique, ce n’est d’ailleurs pas très vrai, mais il y a une part de vérité qu’élection rime avec violence, que l’élection constitue un facteur de tension, que l’élection en Afrique est le principal facteur de conflit social’’, a soutenu par ailleurs le juriste sénégalais.

Selon lui, au lieu de penser à l’aspect ludique, il faut penser que l’élection est aussi et surtout ’’une fête de la démocratie’’.

‘’On célèbre l’élection parce que c’est l’occasion pour l’autorité politique de se légitimer pour se ressourcer. Il faut quand même nuancer cette image d’apocalypse électorale en Afrique que quand il y a des élections, ça risque d’être le chaos’’, a dit l’universitaire sénégalais.

‘’Je voudrais quand même dire qu’il y a des tendances, il vrai récent, mais des tendances de normalisation des processus électoraux en Afrique. Cette image apocalyptique des élections ne correspondant ou ça ne serait pas tout à fait la réalité. C’est une réalité qui est en train de changer’’, a dit le Professeur.

‘’En Afrique, il y a aussi des choses qui marchent. Il y a des domaines où il y a des projets importants et les processus électoraux en font partie. Et que élection ne rime pas toujours avec violence dans les pays africains’’, a fait savoir le juriste
Samedi 21 Janvier 2012
APS




1.Posté par deg deug le 21/01/2012 18:31
C'est tres vraie car les dirigeants sont toujour assoiffes de pouvoir et en veulent mourir.........



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