Invité spécial d’un diner-débat sur l’Afrique, l’UE et la Mondialisation, Mamadou Diagna N'diaye étale les charmes d’une Afrique incontournable

Invité spécial d’un dîner-débat axé sur l’Afrique, la mondialisation et les critères de convergence avec l’Union européenne, le ministre-conseiller du président sénégalais, Mamadou Diagna N'diaye a étalé les atouts d’un continent aux perspectives économiques plus qu’enviables.
A travers un discours sous forme de plaidoyer, Diagna N'diaye, s’est exprimé devant d’importantes personnalités comme l’ancien premier ministre et maire de Bordeaux, Alain Juppé, Jean Pierre Raffarin, lui aussi ancien premier ministre français, et l'actuel président du Sénat français Jean Pierre Bel, Jacques Attali fondateur de Planète Finance, le Gouverneur de la banque centrale du Nigéria etc...
Après avoir revisité les liens entre notre continent et les anciennes puissances coloniales, il a expliqué dans son discours chiffré et indexé (Voir son intégralité sur le site), pourquoi l’Afrique grâce à son charme économique, attire de plus en plus les pays asiatiques, tout en ravivant ses liens avec les pays occidentaux.


Invité spécial d’un diner-débat sur l’Afrique, l’UE et la Mondialisation,  Mamadou Diagna N'diaye étale les charmes d’une Afrique incontournable
Discours intégral de Mamadou Diagna  N'diaye
Ministre-conseiller du président Macky Sall
 
Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Maire,
 
En relisant l’autre jour dans l’avion qui me ramenait de Paris à Dakar le livre que vous avez consacré à Montesquieu dont vous dépeigniez la modernité des idées, et leur étonnante actualité, je n’ai pu m’empêcher de céder à la tentation de rappeler les liens anciens entre Bordeaux et le Sénégal, saint Louis surtout, siège à l’époque de l’ex capitale de l’Afrique Occidentale française, ou sont venus s’installer sur ces terres africaines lointaines des comptoirs commerciaux instrument d’impulsion, de dynamisme des négoces qui y avaient cours et en même temps  socle de valeurs partagées et de relations humaines fortes entre sénégalais et français. C’est à dessein que je fais ce clin d’œil d’évocation du passé pour mieux me réapproprier l’idée chère à Montesquieu, selon laquelle il est de l’essence du commerce d’être porteuse de compréhension entre peuples différents porteuse aussi de paix, comme la nuée porte l’orage. En revanche, nous sommes toujours en face d’une perversion majeure lorsque le commerce se met au service d’une puissance militaire comme ce fut le cas bien souvent au cours des siècles précédents
Cette digression historique me ramène naturellement à l’Afrique d’aujourd’hui. En quels termes peut-on, doit-on parler de l’Afrique, des dynamiques qui la traversent notamment en matière économique, financière, sociale, culturelle et diplomatique ? Il est clair que la récurrence de conflits de toute nature en Afrique et l’instabilité qu’ils entraînent, très souvent complaisamment relayés par les médias occidentaux sont loin d’exprimer les tendances lourdes du continent singulièrement en termes de progrès économique. Pour prendre exemple sur la partie de l’Afrique que je connais le mieux et en particulier les pays de l’Union monétaire Ouest Africaine, des évolutions majeures se sont opérées dans l’orientation géographique des échanges commerciaux entre les pays de l’Union et l’extérieur.
L’Afrique qui a  entamé depuis quelques décennies de profondes  reformes et restructurations de son économie connait aujourd’hui une croissance plus forte que celle constatée dans n’importe quelle autre région du monde et montre un nouveau visage attrayant pour les investisseurs internationaux.
Notons qu’entre 2001 et 2010, le continent africain a connu une croissance économique moyenne du PIB de 6,5%. Pendant ce temps, les échanges commerciaux entre l’Union Monétaire Ouest Africaine et l’Asie en valeur relative sont passés de 11% en 2004 à 21% en 2010. Dans le même temps, la part de la zone euro s’est repliée de 58% à 23% entre 2004 et 2010. En raison de ses énormes potentialités encore inexploitées, le continent africain s’impose comme l’un des grands enjeux du XXIème siècle. L’Afrique émerge peu à peu, une émergence tardive certes, mais progressive et je dirai, irréversible. Il s’y ajoute que l’Afrique est le plus jeune continent du monde avec 200 millions de jeunes âgés entre 15 et 24 ans qui deviendront 400 millions en 2045. Selon le rapport 2013 de l’Institut national d’études démographique(IND) le continent passera de 1,1 milliard aujourd’hui à 2,4 milliards d’habitants en 2050, ce qui impliquera des besoins d’urbanisation, d’industrialisation et d’infrastructure. Défini par Mo Ibrahim et Kofi Annan, respectivement président de la fondation qui porte son nom pour la promotion de la bonne gouvernance et ancien SG de l’ONU comme le « Nouvel atelier du monde » le continent africain semble avoir fait l’objet d’un désengagement de l’Europe et de la France.
A contrario, la Chine pour répondre à ses besoins énormes de matières premières a multiplié les investissements en Afrique. Puis, profitant du vide laissé par le retrait, au cours des dernières années, d’entreprises occidentales, l’Inde, les pays arabophones, et la chine se sont installés, ont investi et mené des partenariats réciproquement avantageux.
Des pays comme la Chine en l’occurrence ont compris que l’Afrique était au cœur des mutations importantes, ils y commercent, investissent et y forment des élites africaines y compris dans la maitrise de la langue chinoise. Des opérateurs économiques autochtones issus de pays émergents (nigérians, Sud-africains, ou marocains) qui ont compris cette dynamique se lancent eux aussi à l’assaut du continent.
A y regarder de plus près, à ce repli des entreprises européennes répond comme en écho la réduction de l’aide au développement. Selon les chiffres publiés par l’OCDE, l’aide au développement a reculé de 4% en valeur réelle en 2012, après avoir baissé de 2% en 2011. Il est vrai, et c’est sans doute une première cause explicative, que la crise financière et les turbulences dans la zone euro ont amené les gouvernements de nombreux pays à appliquer des mesures d’austérité et à amputer les budgets alloués à l’aide. On observe en outre un redéploiement notable de l’aide des pays les plus pauvres vers les pays à revenu intermédiaire.
On comprend pourquoi M. Angel Gussia, Secrétaire Général de l’OCDE se soit vivement préoccupé de cette tendance en souhaitant une inversion de celle-ci pour que l’aide puisse dûment contribuer à la concrétisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) dont l’échéance est fixée pour 2015. Au-delà de ces considérations, je souhaite faire part de quelques réserves concernant cette politique  d’aide. Historiquement circonscrite, l’aide n’est pas faite pour se succéder à elle-même indéfiniment. Celle-ci ne doit donc ni se perpétuer ni se justifier au risque d’être assimilée à une forme d’assistanat qui entrave l’esprit d’initiative et de responsabilité. Il reste que cette redynamisation des relations entre l’Afrique et l’Europe bénéficie déjà d’un substrat historique, politique, économique, culturel et affectif. Ce sont là des invariants qui constituent autant de vecteurs de facilitation pour une refondation des relations de coopération féconde entre la France et l’Afrique, entre l’Europe et l’Afrique.
Pour la réussir, au-delà de la rhétorique  de bonne foi habituelle, il y faut de la volonté, de la volonté politique,  et un sens de la perspective historique, bref, il nous faut savoir anticiper les mutations à venir, en exerçant une pleine souveraineté sur celles ci afin d’en tirer le meilleur profit. Comme le voulait Pascal, donnons-nous les moyens dès aujourd’hui « d’être maître et possesseur de la nature »
 

Invité spécial d’un diner-débat sur l’Afrique, l’UE et la Mondialisation,  Mamadou Diagna N'diaye étale les charmes d’une Afrique incontournable
Mercredi 11 Juin 2014




1.Posté par ddd le 12/06/2014 12:02
Le Negre (Diagne) et la Medaille.

Il est fier d'etre avec les blancs....

Ah Ah Ah!!!!


2.Posté par Deugg Gui le 12/06/2014 16:11
Daigna Ndiaye misii dominici du sénat français?

Cf. http://cartographie.sciences-po.fr/fr/publication-rapport-senat-l-afrique-est-notre-avenir.

3.Posté par Papy1 le 13/06/2014 05:08
Beuf! des chiffres que nous balance les puissances par l'entermise des negres de services et autres cravates. Les Chinois ont d'autres chiffres en mains plus exactes qu'ils ne diront pas non plus sachant que les Africains ne sont nullement doues pour les statistiques, elle la (Chine) garde ses cartes et joue sa partition savamment. Pauvres pays FRANCOPHONES vous etes les derniers de la classe africaine emergente en terme de develpppement. A part la Cote d'Ivoire qui se tape plus 6% en pib, tous le reste de la precarre sont au dessous de 3%. Allez savoir pourquoi les pays Anglophones sont les premiers de la classe africaine? Tous plus de 6% et les premiers frise les 15% toujours selon les Toubabs. Devront nous se poser des questions pourquoi nous francophones sommes les derniers de la classe? Eh bien non, tout simplement par ce qu'on pas les c o u i l l e s necessaire de dire M E R D E aux vieux maitres gaulois. Pendant que les anglophones avancent en democracie et alternance presidentielle sans retoucher les constitutions, les francophones comme des dinosaurs font reculadate et se transforment en AUTRUCHES negres tete dans le sable et la boue. Voila toute la difference entre les pays africains cad ceux qui veulent l'INDEPENDENCE totale et ceux qui veulent la DEPENDENCE totale. Tant que les pays francophones nients le "TRUISM" de nos ancetres qui n'ont nous bien prevenu et enseigner que sans l'independence politique point d'independence economique, nous resterons toujours les derniers de la classe des pays africains qui pratiquent cette doctrine de survie et de vie et de progres.
Hello! il y a quelqu'un!?

4.Posté par Pa sagne le 13/06/2014 06:48
C'est vrai que la photo donne une impression honteuse: Diagna a une vrai attitude de nègre devant les blancs. Regardons juste les regards des uns et des autres.



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