Interview avec M. Titi Camara sur le projet « en route vers l’autosuffisance en riz » « Le fait de consommer sénégalais est une nécessité économique, si on veut résorber le problème du chômage… »

Titi Camara, connu pour être un proche de l’international El Haji Diouf, porte aujourd’hui un combat pour un meilleur devenir du Sénégal. leur projet dénommé : « en route vers l’autosuffisance en riz », ne parle pas seulement de nutrition, mais de développement et d’émergence. Mais quel est le lien entre le consommer sénégalais et la question cruciale de l’emploi jeune ? Entretien…


Interview avec M. Titi Camara sur le projet  «  en route vers l’autosuffisance en riz » «  Le fait de consommer sénégalais est une nécessité économique, si on veut résorber  le problème du chômage… »
DAKARACTU.COM M. Camara, pouvez-vous  nous expliquer votre projet dénommé : «  en route vers l’autosuffisance en riz »

Il s’agit d’une campagne de sensibilisation visant à inciter les populations à consommer le riz produit au Sénégal. Il est  important que la denrée la plus consommée au Sénégal puisse être produite dans le pays. Cela nous permettra de réduire le déficit de notre balance commercial, de créer un nombre considérable d’emploi (surtout pour les jeunes) dans les régions de production actuel et d’augmenter ainsi, les conditions de vie des producteurs et des populations.
Au-delà  du riz, il est important que les populations  comprennent le lien entre consommer sénégalais et l’emploi : si vous achetez un bien et service produits au Sénégal, alors vous contribuez à payer le salaire des travailleurs sénégalais qui les ont produits. Si vous achetez un autre bien et service produits  à l’étranger, vous participez à payer le salaire des travailleurs étrangers qui les ont produits.  Alors, plus la demande de bien et service produits au Sénégal sera forte, et plus leur  production sera forte et plus il y aura d’emplois  disponibles  pour pouvoir les produire. Donc, le fait de consommer sénégalais n’est pas un effet de mode ou un slogan creux, mais c’est bel  et bien une nécessité économique, si on veut résorber le problème du chômage notamment des jeunes au Sénégal et participer à l’émergence du Sénégal.

La transition est toute faite, que pensez-vous du PSE ?

L’opinion que l’on se fait d’une idée dépend souvent  de comment on la comprend. J’analyse le PSE comme un plan visant à inciter l’économie sénégalaise à la production. Car si le PSE, c’est mettre  à disposition des sénégalais : de l’énergie en quantité suffisante et à un meilleur coût, une main d’œuvre qualifiée, des infrastructures de qualité et du matériel notamment agricole, c’est assurément en grande partie pour produire, transformer, transporter et commercialiser des biens et services  au Sénégal et à l’étranger.  Alors, oui, le PSE est une opportunité importante pour le Sénégal, à condition que tout le monde joue sa partition. Vu tous les efforts qui ont été consentis par le Sénégal pour le PSE, ce n’est certainement pas  pour que l’on continue à consommer des produits importés, alors qu’on  les produit au Sénégal. Cela n’aurait pas de sens. Avec  une hausse de la production, les produits sénégalais seront de meilleure qualité et plus compétitifs.

Quelles sont les diverses actions que vous pensez effectuer quant à votre campagne de sensibilisation ?

Nous avons participés au SIA (salon international de l’agriculture) 2014 à Paris, avec la présence de  M. El hadji DIOUF, à la journée du Sénégal. Une tournée nationale est prévue au mois d’avril pour expliquer aux  populations les enjeux quant à l’atteinte de l’autosuffisance en riz. Il y aura aussi un déjeuner débat sur le même thème, autour d’un repas  à base de riz sénégalais. Et enfin une campagne médiatique nationale et internationale portée par les ambassadeurs du projet qui sont entre autre M. El hadji Diouf (footballeur), AKON (artiste- interprète), Pape Diouf (artiste-interprète), LISSA (actrice – Top Model).

Comment allez-vous financer tout ceci ?

Pour l’instant, je fonctionne avec mes propres moyens. Il y a des entités comme le MAER (ministère de l’agriculture et de l’équipement rural), la SODAGRI, la SAED entre autres, qui ont prévu de nous soutenir. Je pense qu’on a tous une partition à jouer, en ce qui me concerne je jouerai la mienne jusqu’au bout.

Et le mot de la fin.

Je tiens d’abord à remercier le Président de la république M. Macky Sall, qui lors d’une audience, m’a encouragé à travailler sur ce projet,  le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural le Dr abdoulaye Seck, Le ministre du Plan  M. Abdoulaye Baldé, M. Moussa Baldé DG de la SODAGRI, et Samba Kanté  DG de la SAED. Mais aussi et surtout les ambassadeurs du projet : M. El hadji Diouf, Akon, Pape Diouf, et Lissa qui ont accepté sans hésiter à participer gratuitement à cette campagne et Mohamed Baldé qui m’a assisté depuis le début du projet.
Enfin, l’idée à retenir est que nous les Sénégalais, au quotidien, de par nos choix de consommation, pouvons  influencer positivement l’économie notre pays, et participer à l’émergence du Sénégal.


Interview avec M. Titi Camara sur le projet  «  en route vers l’autosuffisance en riz » «  Le fait de consommer sénégalais est une nécessité économique, si on veut résorber  le problème du chômage… »
Lundi 17 Mars 2014
Dakaractu




1.Posté par Laye le 17/03/2014 11:12
Ils nous prennent pour des cons ces gens cest vraiment du nimporte quoi .....juste un moyen pour ramasser des sous

2.Posté par Sala le 17/03/2014 16:25
Participer à un salon et faire un débat autour d'un repas! cela ressemble plus à une idée jetée en l'air qu'à un projet.
Le projet a commencé, mais le budget alloué n'est pas connu d'avance, les délais ne sont pas fixés!
Soit M. Camara ne sait pas ce qu'est un projet, soit le journaliste n'a pas su poser les bonnes questions.

3.Posté par anitakhadafiste le 18/03/2014 14:31
ils n ont qu à l exécuter pas seulement parler et porter des costumes.



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