Les thiantacounes ont perturbé, hier, la quiétude de la Maison centrale d’arrêt de Dakar, sise à Rebeuss et ses alentours. Furieux envers les autorités et exigeant la libération de leur guide transféré à cette prison, ils n’ont pas pu voir Cheikh Béthio Thioune. Leurs permis ne sont pas valables pour les visites des détenus de la Maison d’arrêt de Rebeuss. Ils finiront par s’en prendre à des voitures de la Présidence et à des bus de la société de transport Dakar Dem Dikk.
Hier, la Maison centrale d’arrêt de Dakar, sise à Rebeuss était placée sous l’œil vigilant d’une pléthore de policiers. Vers 9h déjà, l’atmosphère laissait présager un important événement. La prison est cernée par un impressionnant dispositif policier. L’Administration pénitentiaire, craignant la furie des thiantacounes, a considérablement renforcé le dispositif de sécurité à la devanture de la prison où Cheikh Béthio Thioune a été transféré depuis mardi.
A la porte, les entrées sont filtrées. N’y entrent que ceux qui possèdent des permis de visite, sur présentation de leur carte d’identité nationale. Les dizaines de thiantacounes, qui ont pris d’assaut la devanture de la prison, sont priés d’aller voir ailleurs. La raison : leurs permis de visite ne sont valables que pour la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès. Les forces de l’ordre les tiennent à quelques 500m de la citadelle du silence, quadrillée par des barrières. Les inconditionnels de Béthio sont obligés de se réfugier sur les trottoirs de la corniche ouest.
En attendant, on discute ça et là de la conduite à tenir. «Il n’est pas question que Cheikh Béthio Thioune reste en prison. Il faut le libérer. Mon père souffre du cancer», déclare un des fils de Béthio Thioune, Serigne Khadim Thioune, sur un ton sec. L’atmosphère est tendue devant la Maison d’arrêt de Rebeuss. Des fidèles scandent des chants religieux, histoire d’intimider les forces de l’ordre visiblement imperturbables. La consigne du commissaire central de Dakar est claire : «Ne tirez pas de grenades tant qu’il n’y a pas de réactions hostiles de leur part.» Les talibés de Béthio Thioune dégueulent des insanités de toutes sortes à l’endroit des autorités. Nos confrères du Groupe futurs médias sont déclarés persona non grata, malgré leur présence sur les lieux.
«Demandez aux talibés de retourner chez eux»
Au même moment, le fils aîné de Béthio Thioune, Serigne Saliou et son frère cadet, le député Khadim Thioune, tentent de dissuader les disciples de leur père, sans trop y parvenir. Les enfants de Béthio se hasardent à vouloir faire revenir le calme devant les inconditionnels de leur père qui font fi du ndigël de leur guide.
L’avocat du guide des thiantacounes, Me Ousmane Sèye est venu leur transmettre les vœux de Béthio Thioune : «Demandez aux talibés de retourner chez eux. Je me porte à merveille», a confié le guide des thiantacounes à son avocat.
Malgré cela, les inconditionnels sèment le désordre face aux forces de l’ordre debout aux alentours de la prison de Rebeuss. Ces disciples ont même fait plus, ce d’autant plus qu’ils ont fait fi de la recommandation de leur guide. Furieux, ils veulent s’approcher davantage de la Maison centrale d’arrêt.
Dans leur tenue anti-émeute, les policiers n’hésitent pas à les repousser, sans faire usage de gaz lacrymogènes. «Mettez-vous de l’autre côté des barrières ! Laissez le passage et ne nous dérangez pas !»
Deux 4X4 d’un cortège caillassés
A pas de course, les thiantacounes ont été contraints de se mettre de l’autre côté de la corniche. Dans la foulée, un cortège comprenant des véhicules 4X4 appartenant, selon des témoins, à la présidence de la République et provenant du centre-ville, roulait à vive allure. En réaction à l’«affront», les thiantacounes ont lancé de pierres et autres projectiles naturels sur le cortège, obligeant le motard à faire des coups de volant, afin d’esquiver les jets de pierres.
Deux véhicules 4X4 ont été caillassés. La vitre arrière et le pare-brise de la voiture ont été endommagés. La révolte des thiantacounes a débuté à la mi-journée et s’est poursuivie jusqu’en fin d’après-midi. Une partie de la corniche et l’avenue Malick Sy ont été barrés le temps des manifestations, obligeant certains véhicules à faire demi-tour.
Hier, la Maison centrale d’arrêt de Dakar, sise à Rebeuss était placée sous l’œil vigilant d’une pléthore de policiers. Vers 9h déjà, l’atmosphère laissait présager un important événement. La prison est cernée par un impressionnant dispositif policier. L’Administration pénitentiaire, craignant la furie des thiantacounes, a considérablement renforcé le dispositif de sécurité à la devanture de la prison où Cheikh Béthio Thioune a été transféré depuis mardi.
A la porte, les entrées sont filtrées. N’y entrent que ceux qui possèdent des permis de visite, sur présentation de leur carte d’identité nationale. Les dizaines de thiantacounes, qui ont pris d’assaut la devanture de la prison, sont priés d’aller voir ailleurs. La raison : leurs permis de visite ne sont valables que pour la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès. Les forces de l’ordre les tiennent à quelques 500m de la citadelle du silence, quadrillée par des barrières. Les inconditionnels de Béthio sont obligés de se réfugier sur les trottoirs de la corniche ouest.
En attendant, on discute ça et là de la conduite à tenir. «Il n’est pas question que Cheikh Béthio Thioune reste en prison. Il faut le libérer. Mon père souffre du cancer», déclare un des fils de Béthio Thioune, Serigne Khadim Thioune, sur un ton sec. L’atmosphère est tendue devant la Maison d’arrêt de Rebeuss. Des fidèles scandent des chants religieux, histoire d’intimider les forces de l’ordre visiblement imperturbables. La consigne du commissaire central de Dakar est claire : «Ne tirez pas de grenades tant qu’il n’y a pas de réactions hostiles de leur part.» Les talibés de Béthio Thioune dégueulent des insanités de toutes sortes à l’endroit des autorités. Nos confrères du Groupe futurs médias sont déclarés persona non grata, malgré leur présence sur les lieux.
«Demandez aux talibés de retourner chez eux»
Au même moment, le fils aîné de Béthio Thioune, Serigne Saliou et son frère cadet, le député Khadim Thioune, tentent de dissuader les disciples de leur père, sans trop y parvenir. Les enfants de Béthio se hasardent à vouloir faire revenir le calme devant les inconditionnels de leur père qui font fi du ndigël de leur guide.
L’avocat du guide des thiantacounes, Me Ousmane Sèye est venu leur transmettre les vœux de Béthio Thioune : «Demandez aux talibés de retourner chez eux. Je me porte à merveille», a confié le guide des thiantacounes à son avocat.
Malgré cela, les inconditionnels sèment le désordre face aux forces de l’ordre debout aux alentours de la prison de Rebeuss. Ces disciples ont même fait plus, ce d’autant plus qu’ils ont fait fi de la recommandation de leur guide. Furieux, ils veulent s’approcher davantage de la Maison centrale d’arrêt.
Dans leur tenue anti-émeute, les policiers n’hésitent pas à les repousser, sans faire usage de gaz lacrymogènes. «Mettez-vous de l’autre côté des barrières ! Laissez le passage et ne nous dérangez pas !»
Deux 4X4 d’un cortège caillassés
A pas de course, les thiantacounes ont été contraints de se mettre de l’autre côté de la corniche. Dans la foulée, un cortège comprenant des véhicules 4X4 appartenant, selon des témoins, à la présidence de la République et provenant du centre-ville, roulait à vive allure. En réaction à l’«affront», les thiantacounes ont lancé de pierres et autres projectiles naturels sur le cortège, obligeant le motard à faire des coups de volant, afin d’esquiver les jets de pierres.
Deux véhicules 4X4 ont été caillassés. La vitre arrière et le pare-brise de la voiture ont été endommagés. La révolte des thiantacounes a débuté à la mi-journée et s’est poursuivie jusqu’en fin d’après-midi. Une partie de la corniche et l’avenue Malick Sy ont été barrés le temps des manifestations, obligeant certains véhicules à faire demi-tour.
Autres articles
-
Rudes empoignades en vue pour la conquête de la Mairie des Parcelles assainies Pape Diop arme Khadim Gadiaga...
-
Thierno Bocoum : «Moustapha Diakhaté est un populiste primaire … »
-
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DEFENSE DU PRESIDENT HISSEIN HABRE
-
Les images du baptême chez Mame Thierno Borom Darou, le petit frère de Cheikh Modou Kara Mbacké
-
NECROLOGIE : Décès de la mère de M'bagnick Diop

