Infanticide : Abandonnée par son mari, Fatou Keïta tombe enceinte des œuvres de son amant


Infanticide : Abandonnée par son mari, Fatou Keïta tombe enceinte des œuvres de son amant
Une affaire d’infanticide a été jugée, hier matin à la barre de la chambre criminelle de Dakar. Au banc des accusés, la pauvre Fatou Keïta qui n'a connu que des turpitudes dans sa vie malgré son jeune âge (25 ans). En 2004, elle a connu un mariage forcé à 12 ans duquel elle aura trois enfants.
Un autre malheur s’abattra sur elle parce qu'avec le décès de son père. Fatou Keïta a quitté son domicile conjugal pour être aux côtés de sa maman. Pendant ces moments difficiles, son mari n’a pas fait le déplacement pour venir présenter ses condoléances à sa belle-famille. Pis, il n'y avait plus de contact entre Fatou et lui. Entre temps, elle a fait connaissance avec le menuisier métallique   du coin qui, finira par devenir son petit ami. C’est au cours de leur relation amoureuse que cette dernière est tombée enceinte. Interrogée sur sa grossesse, elle a avoué avoir entretenu, à trois reprises, des rapports sexuels avec son amant. La première fois c’était le 16 janvier 2011. Cependant quatre mois après, plus exactement dans la nuit du 19 avril, elle a commencé à ressentir des douleurs au niveau de son ventre. Comme elle était seule avec sa mère, elle n’a pas voulu déranger cette dernière. Ainsi, s’est-elle rendue aux toilettes et à sa grande surprise, elle a vu du sang couler de son vagin assure-t-elle. Le lendemain, la prévenue dit s’être rendue donc à l’hôpital Dominique de Pikine où la sage-femme lui a demandé d’aller faire une échographie dans un autre hôpital. Comme elle n’avait pas d’argent, elle est partie se faire consulter dans un autre établissement sanitaire. La sage-femme après observation lui a demandé de dire où est-ce qu’elle a caché le bébé.
Un des enfants est pris en charge par la dame Aida Diongue
Elle a nié avoir eu un enfant. A la suite de cette déclaration, la sage-femme a appelé la police et les sapeurs-pompiers afin que la dame crache le morceau mais en vain. Les éléments de la brigade de Pikine se sont donc rendus au domicile de la mise en cause pour perquisition mais, ils n’ont pas trouvé de nouveau-né. Malgré cela, elle a été arrêtée puis soumise au feu roulant des questions. Fatou a déclaré que le jour des faits vers les coups de 5 heures du matin, elle a senti des douleurs et du saignement vaginal. Elle s’est rendue aux toilettes où elle a expulsé des caillots de sang. Inculpée pour infanticide, Fatou Keïta a persisté dans ses dénégations. Entendue par le juge, la sage-femme a effectivement confirmé que l’accusée a expulsé un fœtus à terme.
Invité à faire ses réquisitions, le maître des poursuites a soutenu que la dame n’a jamais voulu coopérer pour les édifier sur l’endroit où elle a jeté le nouveau-né. « Quel est le bébé qui est né de cette grossesse ? C’est l’omerta totale. Mais, on a la certitude qu’elle a expulsé un fœtus à terme ou un bébé. L’obstacle dans ce dossier, c’est qu’on ne sait pas si le nouveau-né était vivant ou pas », a dit la parquetière. Avant de poursuivre : « je vous demande de l’acquitter parce que dans ce dossier on n’a pas pu retrouver le nouveau-né pour faire une autopsie et déterminer les causes de la mort. Sur le bénéfice de ces observations je vous demande de l’acquitter ». Ce réquisitoire a été bien apprécié par les avocats de la défense qui, comme le maître des poursuites, demandent à la chambre de prononcer l’acquittement. Selon les robes noires, il y’a absence de la preuve de l’accouchement, absence de la preuve d’un être vivant et absence de la preuve d’avortement. Le juge a clos les débats avant de mettre l’affaire en délibéré pour le 4 juillet prochain. C’est sur ces entrefaites que la défense a demandé et obtenu la mise en liberté provisoire de sa cliente. Le parquet s’en est rapporté à la sagesse du tribunal
 
Mercredi 21 Juin 2017
Dakar actu




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