Immigration : la police de Los Angeles n’aidera pas le président Trump


Immigration : la police de Los Angeles n’aidera pas le président Trump
Une élection présidentielle qui ne change rien pour la police de Los Angeles. Charlie Beck, le chef du LAPD, a annoncé que son service ne modifierait pas sa politique d’expulsion des clandestins, malgré les promesses de campagne du président élu Donald Trump. «Nous n’allons pas placer en détention ou arrêter une personne uniquement sur un statut, que cela soit son statut migratoire ou autre. Si le gouvernement fédéral veut avoir un rôle plus agressif sur les expulsions, alors il devra le faire seul», a-t-il déclaré à CBS Los Angeles. Des propos qu’il a maintenus et développés lors d’un entretien accordé au «Los Angeles Times» : «Nous n’allons pas travailler avec le département de la sécurité intérieure sur des questions d’expulsion. Ce n’est pas notre métier, je ne vais pas le faire devenir.»

Depuis 1979, en effet, la police de Los Angeles suit le Special Order 40, qui interdit aux officiers de police d’interpeller une personne uniquement pour vérifier si elle est en règle avec les lois d’immigration. Depuis l’arrivée de Charlie Beck à la tête de la police de Los Angeles, les officiers locaux ne transfèrent plus aux services fédéraux les sans-papiers arrêtés pour des délits, ni ne changent des détenus de prison dans un autre Etat s’ils risquent d’être expulsés une fois leur peine purgée.
Selon l’Institut des politiques de migration, un million des 11 millions d’immigrés supposés présents aux Etats-Unis vivent dans le conté de Los Angeles.

L’immigration, un des thèmes phares de la campagne Trump

Donald Trump a énormément évoqué la question de l’immigration durant la campagne présidentielle. Après avoir promis pendant un an et demi la construction d’un mur entre les Etats-Unis et le Mexique, Donald Trump a déclaré cette semaine, dans une interview à CBS, que l’administration américaine allait expulser ou incarcérer deux à trois millions de sans-papiers, «des gens qui sont des criminels et qui ont un casier judiciaire, des membres de gangs, des dealers de drogue». Il a de même assuré que l’administration s’occuperait des personnes en situation irrégulière qui n’ont jamais été condamnées «une fois la frontière sécurisée et que tout sera revenu à la normale».

Le maire de Los Angeles Eric Garcetti a déjà évoqué son opposition aux propos de Donald Trump : «Si, au premier jour de sa présidence, nous constatons une chose hostile à notre population, hostile à notre ville, mauvaise pour notre économie, mauvaise pour notre sécurité, nous allons nous défendre, dénoncer».
Mercredi 16 Novembre 2016
Dakaractu



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