Idrissa Seck diagnostique le Sénégal des profondeurs : « le pays manque de tout ! »

Après une longue tournée qui l'a mené dans le Sénégal des profondeurs, du Nord au Sud-Est, le leader de Rewmi, expose, de manière bouleversante, les problèmes qu’il a personnellement listés sur le terrain. Dans un diagnostic détaillé, loin d’être complaisant, Idrissa Seck, qui était parti «à l’écoute des populations» de l’intérieur du Sénégal, estime qu’il urge d’agir, et maintenant. Pour le président du Conseil départemental de Thiès, «il n’est pas question d’attendre la prochaine alternance politique pour résoudre ces urgences.» Grand’Place vous propose, ici, in extenso, le document produit par son staff et tombé tard durant la soirée d’hier…


Idrissa Seck diagnostique le Sénégal des profondeurs : « le pays manque de tout ! »
Rewmi remercie les populations de l’accueil chaleureux qu’elles ont réservé au président Idrissa Seck à l’occasion de la première étape de sa tournée de proximité qui l’a conduit dans les localités des départements de Matam, Ranérou, Kanel, Bakel, Kédougou, Saraya, Salémata, Tambacounda, Goudiry.
 
« Les populations manquent de tout »
 
 Loin du débat sur l’émergence suscité par les tenants du pouvoir et qui ne recoupe aucune réalité, le Président Idrissa Seck a eu l’occasion de mesurer par lui-même l’immensité des attentes des populations abandonnées et privées de presque tout.
 
Une éducation avec des abris provisoires et un personnel d’enseignement non-motivé, une santé sans médecin spécialisé, des villes sans eau, sans électricité, des communes sans voies d’accès, des troupeaux de bétail assoiffés et affamés, une agriculture sans matériels agricoles, des infrastructures délabrées, des populations qui peinent à assurer un repas équilibré, une jeunesse sans perspectives, des femmes marginalisées, sans aide, sans financement...
 
« Trois ans de slogans »
 
 Trois ans de slogans et de discours démagogiques pour aboutir à un débat stérile sur le quinquennat dont le seul but est de justifier un manquement à la parole donnée et aux engagements pris, ont retardé une correcte prise en charge des besoins vitaux des populations.
 
Les changements promis ne sont visibles dans aucune des localités visitées. Localités dont certaines nous dit-on sont le fief du président de la république. L’incapacité notoire de ce dernier et de son gouvernement à se concentrer sur l’essentiel a fini par dégrader les conditions de vie de ces populations qui sont abandonnées au profit de dépenses de prestiges et de propagande.
 
 « Des solutions existent »
 
Pourtant des solutions existent et elles ne sont pas difficiles à mettre en œuvre. Elles ne procèdent que d’une simple volonté politique et d’un minimum de savoir faire. Une correcte hiérarchisation des priorités aurait imposé à la place de l’édification d’un centre de conférence de prestige à Diamniadio de plusieurs dizaines de milliards que:
 
Les habitants de Dakatéli puissent accéder à leur terroir par des voies d’accès décentes. Le bureau du proviseur, celui du censeur ainsi que la salle des professeurs du lycée de Salé- mata ne soient pas réduits à une tente en paille en plein air.
 
Le district sanitaire de Kédougou qui tient lieu d’hôpital régional soit au moins doté d’un gynécologue et d’un pédiatre pour éviter certains drames à l’occasion des transferts sur Tambacounda. Les infrastructures sociales de base de Matam, Kanel, Ranérou ...souvent réalisées par l’effort de nos compatriotes de la diaspora soient mieux exploitées et dotées de personnels.  L’approvisionnement en eau potable des populations soit sécurisé...
 
 « Pas question d’attendre la prochaine alternance »
 
Rewmi s’insurge contre cette attitude irresponsable qui aboutit à l’abandon et à l’isolement par le gouvernement et le président de la république de ces territoires visités et invite ce dernier à en prendre conscience et à réagir au plus vite dans l’intérêt de nos chers compatriotes car pour Rewmi il n’est pas question d’attendre la prochaine alternance politique pour résoudre ces urgences.
 
Mardi 19 Mai 2015
Dakar actu




1.Posté par djiby le 19/05/2015 13:12
RIEN QUE DES SLOGANS POUR SORTIR CE PAYS DU GOUFFRE DANS LEQUEL IL SE TROUVE IL FAUT CESSER LA POLITIQUE POLITICIENNES COMME LE FONT CES GENS DU REGIME A CE RYTHME NOUS PARLERONS PLUS DE SENEGAL EMERGENT MAIS DU SENEGAL ENGLOUTI

2.Posté par Realisme le 19/05/2015 14:28
Diagnostique ne peut etre plus reel et a propos. Des besoins de base des popoulations non satisfaits aux depenses de prestige, gaspillage et debat sterile sur un PSE qui n'est pas un Plan, le Senegal a besoin d'une autre trajectoire, d'un autre leadership. Vivement 2017.

3.Posté par El Hadj le 19/05/2015 16:04
Le pays manque de tout. » Ramenez les milliards détournés et le pays se portera mieux. L’arrière-pays a toujours manqué de tout. Ce n’est pas un fait nouveau pour ceux qui sont habitués à aller au Fouta, à Tamba ou à Kedougou. Mais, pour les habitués du vol Dakar-Paris ou du trajet Thies-Touba, cela peut étonner que le pays manque de tout. Idy vient juste de réaliser que le Senegal, ce n’est pas seulement l’axe Dakar-Thies-Touba. Avec l’argent détournés par les libéraux (PDS, APR, REWMI, BOKK GIS GIS, le Parti Centriste), ont aurait pu faire beaucoup de choses dans le pays.



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