Hypertension artérielle, kystes des reins, rendez-vous médicaux manqués,... : Bibo Bourgi, un mourant à Rebeuss


Hypertension artérielle, kystes des reins, rendez-vous médicaux manqués,... : Bibo Bourgi, un mourant à Rebeuss
Bibo Bourgi, dont l’état de santé serait précaire, reste suspendu à la décision de la Commission d’instruction de la Crei. Pour ses proches, son état de santé serait incompatible avec les rigueurs de l’emprisonnement classique.  
Bibo Bourgi est un détenu «explosif» entre les mains de l’Etat du Sénégal. Malade mal en point, il est à l’infirmerie depuis la première nuit de son incarcération. Et ses avocats multiplient les «plaidoiries» pour le sortir de l’environnement crasseux et infect de Rebeuss, incompatible avec sa situation médicale. A défaut d’obtenir son transfèrement en France, ils espèrent une incarcération de leur client au Pavillon spécial. Dès les premières heures de son arrestation, ses conseils ont saisi la Commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite pour lui présenter son dossier médical qui montre que son état de santé serait «incompatible avec les  rigueurs de la détention carcérale classique». Ensuite, elle a transmis le dossier au Procureur spécial près la Crei pour avoir évidemment son avis sur la question avant de trancher. Cette saisine constitue juste une règle de droit. Le juge d’instructeur n’est pas cependant tenu de suivre les réquisitions du Parquet qui dispose d’une semaine pour faire parvenir ses réponses. Lui peut donner sa position à tout moment sans «délais requis». Sans oublier qu’il a la possibilité d’ordonner une contre-expertise médicale pour pouvoir donner une position tranchée dans cette affaire. 
En attendant, on peut deviner la décision du Procureur spécial qui avait refusé de l’autoriser à aller honorer un rendez-vous médical à Paris. A l’époque, il était interdit de sortie du territoire national. Pourtant, son médecin lui avait envoyé une note pour lui demander de venir en «urgence» à Paris. C’était le 4 mars 2013.   Entre-temps, l’opinion de Alioune Ndao aurait peut-être changé au grand bonheur de ses avocats. Avant-hier, le patron de Ahs et de Eden Roc a raté aussi un autre rendez-vous. Bien sûr, la bataille «humanitaire» fait rage pour le sortir de Rebeuss où il est incarcéré depuis le 17 avril pour «complicité d’enrichissement illicite». Dans leur plaidoirie, ils invoquent la «probité de son médecin traitant qui est un professeur agrégé et chef du service cardiologie de l’hôpital militaire français Val de Grâce». 
On se rend compte que Bibo Bourgi, dont la situation se «dégrade quotidiennement», est loin de respirer la brise marine qui enveloppe le Pavillon spécial. Ses conseils continuent de croiser les doigts. Sans doute, la preuve de son état de santé déficitaire ne cesse d’alimenter la peur de ses avocats.
 
Maladie de Bosniak II
Le dossier qu’ils ont sorti fait peur et laisse suggérer qu’il mérite un «traitement urgent et diligent» de la part des autorités judiciaires. «Elles ont tous les documents de son dossier médical. Il est mal en point», s’exclame un interlocuteur. Que souffre-t-il exactement ? «De plusieurs maux comme la cardio-pathologie», répond-on. Il a aussi des problèmes urinaires. «C’est ce qui expliquerait qu’il ait uriné du sang devant le juge lors de son inculpation», ajoute-t-on. Le 18 mars 2012, il a aussi effectué un scanner qui montre qu’il a des problèmes de «reins» si on en croit un rapport de la clinique du Cap. Il serait aussi atteint de Bosniac II qui constitue une maladie des reins, aussi appelée kystes du rein. Il faut cependant noter que la plupart des kystes simples sont bénins, en dehors des complications qui peuvent se produire : compression d’une voie excrétrice (colique néphrétique), hémorragie ou rupture de kystes. Une étude reprise par le journal français Le Figaro, réalisée en 2011 sur la pertinence de la classification de Bosniac, a conclu que le type I et le type IIF étaient rassurants (0 % de cancer), alors que le type II était malin dans 15 % des cas, le type III dans 65 % des cas et le type IV dans 91 % des cas. Pire, il prend aussi des anticoagulants. «Il doit être systématiquement sous surveillance des médecins pour éviter le pire. Les autorités pénitentiaires disposent aussi de son dossier médical dans son intégralité pour leur faciliter le travail», informe un proche du patron de Ahs. Bibo Bourgi, un véritable colis explosif ? 
 
lequotidien.sn
Samedi 27 Avril 2013




1.Posté par ZIZI le 28/04/2013 01:37
pas étonnant il est aux mains des plus grands criminelles du sénégal makillage et sa bande sans oublier mamillage la guenon déguisée avec sa vieille coiffure qui la rend encore plus moche



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