Homosexualité/ Convention de Genève : Intense lobbying pour coopter le Sénégal parmi les adhérents


Homosexualité/ Convention de Genève :  Intense lobbying pour coopter le Sénégal parmi  les adhérents
DAKARACTU.COM - Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Sénégal, pays laïc à majorité musulmane, pourrait figurer parmi les signataires de cette controversée déclaration qui risque de soulever l’ire des religieux et autres mouvements conservateurs tels que l’Ong "Jamra". Et pour cause : des Sénégalais sont au nombre des militants actifs pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité. A cet effet, un texte a été présenté à Genève et s'intitule : "Joint Statement on ending of violence and related human rights violations based on sexual orientation and gender identity". Littéralement traduit, le texte porte sur l’orientation sexuelle et l’identité du genre. A y voir de près, c’est une déclaration "symboliquement forte", plaidera un des leurs, mais elle n’en demeure pas moins contraignante, notamment sous nos latitudes. Du coup, l’enjeu sera de passer de la "déclaration" à la "résolution". Certes, les résolutions ne sont pas toujours respectées, on le sait bien, mais une résolution aurait un impact fort sur certains pays comme l’Inde, ou le Liban, qui pénalisent l’homosexualité, mais où existe déjà un mouvement significatif en faveur de la dépénalisation.
La loi et les religions pratiqués au Sénégal condamnent l’homosexualité…
Il est à noter qu' au Sénégal, la pratique homosexuelle est condamnée par la loi, notamment l’article 3.913 du code pénal. "Les actes sont punissables d’un à cinq ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de 100.000 à 1 million de FCFA", renseigne un éminent juriste, sous le couvert de l’anonymat. Lequel, interpellé sur la question, se désole toutefois que les homosexuels s’affichent de plus en plus, en dépit du fait que les religions musulmane comme chrétienne ont proscrit cette pratique malsaine.
En outre, pour en revenir à la déclaration de Genève, Jean-Paul II et Benoît XVI, très critiques à l’égard de telles pratiques, ont souvent affirmé que ces concepts étaient flous, et peu adaptés à la réalité de la nature humaine. Et ne voilà-t-il pas que, depuis quelques jours, l’Afrique du Sud, peut-être inspirée par une récente résolution de l’Union africaine, fait circuler un brouillon de résolution pour proposer que les Nations Unies travaillent à clarifier les concepts dans ce domaine. Un nouveau débat va-t-il être lancé ? Serait-ce un progrès, ou une régression. Pénalisation ou Discrimination ?
Les deux mots sont évoqués par la déclaration. Or, il y a de nombreux Etats qui considèrent qu’on ne doit pas pénaliser les homosexuels et les transsexuels, mais qu’on peut (ou qu’on doit) les discriminer. C’est notamment la position du Vatican, qui estime en outre qu’un texte en faveur de la non-discrimination risque de favoriser la reconnaissance du mariage homosexuel et des familles homoparentales. Lutter contre la "pénalisation", passe encore. Mais lutter contre la discrimination dont seraient victimes homos et transsexuels, c’est aller trop loin aux yeux de nombreux Etats.
S’agissant de cette campagne, on apprend dans la déclaration que plus de 80 pays ont signé la déclaration, présentée à Genève. Des pays de tous les continents, y compris d’Afrique dont le Sénégal. Ce qui est une grande première, l’Afrique étant - au premier chef le "pays de la téranga"- avec le Moyen Orient, la région du monde où se situent la plupart des pays qui pénalisent l’homosexualité. Ce chiffre est un net progrès par rapport à la dernière déclaration présentée à New York, en 2008, qui avait été signée par 68 pays, ce qui était déjà un net progrès par rapport aux 54 pays qui avaient signé la déclaration norvégienne en 2006.
L’on apprend, de ce fait, que plus de 80 pays pénalisent l’homosexualité dans le monde. En d’autres termes, sur les 192 Etats que comptent les Nations Unies, il y en a 80 qui pénalisent l’homosexualité, à peu près autant qui estiment qu’on ne doit pas pénaliser l’homosexualité, et une trentaine qui ne pénalisent pas l’homosexualité, mais qui estiment que leurs voisins ont le droit de le faire, si ça leur chante. C’est le cas de la Chine, par exemple, qui n’a guère envie de dire aux autres ce qu’il faut faire des homosexuels, de peur qu’on ne vienne lui dire en retour ce qu’elle doit faire chez elle, en matière de droits humains. Evidemment, si l’on faisait demain une résolution, certaines signatures feraient certainement défaut, car les résolutions obligent plus que les déclarations. De la matière pour les ONG comme "Jamra" dont le Président fait d'ailleurs l'objet de menaces de mort...




Lundi 1 Avril 2013
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1.Posté par ac le 02/04/2013 15:33
que Allah te protège



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