HARO SUR LA NÉBULEUSE DU PROJET D’INFRASTRUCTURES ET D'ÉQUIPEMENTS MARITIMES (MIEP 1 et 2): « 61 millions de dollars (27.450.000.000 F.CFA) de Séoul pour désenclaver Ziguinchor »


HARO SUR LA NÉBULEUSE DU PROJET D’INFRASTRUCTURES ET D'ÉQUIPEMENTS MARITIMES (MIEP 1 et 2): « 61 millions de dollars (27.450.000.000 F.CFA) de Séoul pour désenclaver Ziguinchor »
La conventionsignée, le 29 septembre 2011, entre le Gouvernement de la Corée du sud et celui du Sénégal avec l’appui d’Exim Bank, portait sur un projet de mise en circulation de deux navires qui devaient contribuerà désenclaver la Casamance et favoriser le développement des localités concernéesafin de booster l’économie de la région sud.
Alors qu’on attend toujours une réponse sur le dragage du fleuve Casamance que j’avais abordé dans une contribution parue le mercredi 6 avril 2016 dans plusieurs sites internet et le quotidien « l’As », on nous parle de la seconde phase du MIEP qui, dans sa première phase, n’a rien apportéà la région,si ce n’est qu’encombrer le port de Ziguinchor.
Rappelons que les deux bateaux avaient pour mission d’alléger la souffrance des bonnes dames dans le transport de leurs marchandises. Aujourd’hui elles sont dans un désarroi  total etobligées  de faire avec les camions malgré toutes les tracasseries qui en découlent.J’émetsde sérieuses réserves sur la fiabilité des deux navires qui ne font même plus escale à KARABANE. Ces bateaux avaient une destination Ziguinchor-Dakhonga (Foundiougne) et non Ziguinchor-Dakar, ce qui nourrit nos craintes pour leur durée de vie. Et ce ne sont pas les passagers qui  voyagent avec qui vont me démentir.
Aujourd’hui, alors que lescandale du dragage du fleuve Casamance, conduit dans le plus grand amateurisme,n’est toujours pas élucidé, onnous sert  un autre MIEP, avec un financement de 51 milliards des mêmes Coréens qui vont nous servir un dragueur de 400 mètre cube heure pour draguer le port de Dakhonga et, éventuellement, le fleuve Casamance. De qui se moque-t-on? Nous exigeons que la lumière soit faite sur le dragage du fleuve Casamance, avec le financement des Pays Bas. La stratégie du silence, jusque-là observée par l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM) sur cette affaire, ne nous empêchera pas  de mener ce combat noble. Le meilleur investissement qu’onpuisse faire pour servir sa nation est de dénoncer ces pratiques qui n’honorent pas notre pays et qui freinentson développement.
Pourquoi tant de précipitation ? alors que le dragage s’est fait dans une opacité absolue non et soulève beaucoup d’interrogations non résolues, on va  vers la pause des balises qui, par ailleurs, peuvent servir de leurre pour certain navires.
La seule question qui mérite réponse est : est-ce que le fleuve Casamance a été dragué sur une distance de 120 km, une largeur de   400m et une profondeur de 7.5m ?
Ce n’est pas la réponse laconique et fuyanteservi par  monsieur le directeur l’ANAM dans le journal l’AS du 15 avril 2016 qui nous apprend quelque chose de nouveau.La seule information qu’on en tire, c’est la confirmation de la convoitise dont fait l’objet le port de Ziguinchor et les velléités d’en arracher la gestion d’entre les mains de la chambre de commerce de Ziguinchor qui en a historiquement et légalement la compétence exclusive. Monsieur le directeur d’affirmer sans ambages :« aucune chambre de commerce n’a réussiàdévelopper une infrastructure portuaire à l’exception de Kaolack ». Il faut dire aux casamançais ce que vous  mijotez avec des complicités que nous connaissons bien est qui ne passera pas.
Surtout, que l’on ne nous demande pas d’attendre le dragueur Coréen pour désenclaver la région sud. Je crois que tout le monde a suivi la façon dont s’est déroulée la fin des travaux du port de NDakhonga. Il a fallu qu’on leur mette la pression pour qu’ils achèvent les travaux et permettre au Président de la République de procéderà l’inauguration du port et la réception des deux bateauxaccueillis à Ziguinchor et Foundiougne par les populations.J’attire votre attention sur un fait :le port de Ziguinchor a une histoire datant de 1955 et elle doit servir ses enfants en leur donnant des emplois et la joie de vivre. Alors, ces tromperies doivent arrêter. Les populations casamançaises ne gagnent rien de leur port. Nous ne sommes pas le grenier d’opérateurs économiques qui nous prennent pour des dupes. Le port n’est pas la propriété privée de laCOSAMA,du COSEC et de l’ANAM qui s’enrichissent au détriment de toute une région et ses populations.
Le naufrage du bateau « le DIOLA » a été étouffé, le dragage du fleuve Casamance est une nébuleuse. Pour le MIEP nous exigeons d’amples explicationscar nous ne voulons pas revivre le même scénario sur la fraude avec les bateaux chinois qui tarde à avoir une réponse. Souhaitons simplement que le Sénégal ne va pas jouer à permettre aux Coréens d’avoir accès à nos eauxpour quelques raisons que ce soit. 
Soyez patriotes, pensez aux générations futures !

Alassane Ba s /G des défenseurs de la mer
  Commissaire national aux questionsmaritimes et fluviales du comité de pilotage de PASTEF-LES PATRIOTES
Lundi 18 Avril 2016
Dakaractu




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