Guillaume Soro : " J'ai été blessé par ce que le Burkina a fait contre moi "


Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a estimé qu’un éventuel transfèrement de sa personne à la Cour pénale internationale (CPI), dans le cadre de la crise post-électorale de 2010-2011 « serait incohérent », et qu'il a été touché par ce que le Burkina a fait contre lui, dans un échange avec des internautes.

M. Soro, Premier ministre sous l’ère Laurent Gbagbo, a contribué à l’organisation de l’élection présidentielle de novembre 2010, dont les résultats donnant vainqueur Alassane Ouattara ont été « certifiés » par le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Côte d’Ivoire.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, accusé de « crimes contre l’humanité », a été remis à la CPI le 30 novembre 2011. Il comparaît depuis le 28 janvier 2016 avec l’un de ses proches,  Charles Blé Goudé, remis à la CPI le 22 mars 2014 par les autorités de la Côte d’Ivoire suite à un mandat d’arrêt délivré le 21 décembre 2011.

Le 15 février 2013, la Côte d’Ivoire a ratifié le Statut de Rome après que le 3 octobre 2011, la Chambre préliminaire III a autorisé le procureur à ouvrir de sa propre initiative une enquête sur la situation en Côte d’Ivoire, au sujet des crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis « entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010 ».

S’exprimant sur ses ennuis judiciaires, Guillaume Soro a déclaré : « L’adversité me galvanise».

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne est mis en cause par la justice française, dans une affaire d’« enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants » à la suite d’une plainte de Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président.

La justice burkinabé qui l’avait mis en cause pour son implication présumée dans une tentative de coup d’Etat en septembre 2015, a renvoyé le dossier des écoutes téléphoniques à Abidjan.


« Même si j’ai beaucoup de choses à dire et que j’ai été blessé par ce qui a été fait au Burkina Faso, j’ai décidé de ne pas entrer dans la polémique et, à la demande du président Ouattara, de me fier à sa décision de gérer ce dossier », avait dit à la presse M. Soro.

Avec Eric de Baru


 
Samedi 18 Juin 2016
Dakaractu




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