Grève du Syndicat du pétrole et du gaz : des chauffeurs soulignent un manque-à-gagner


Plusieurs chauffeurs ont fait part vendredi à Dakar de leur manque à gagner, suite à la grève du Syndicat national des travailleurs du pétrole et du gaz qui a ’’considérablement ralenti’’ leur activités.

A la gare rouitère Pompier, non loin du centre-ville, où plusieurs chauffeurs prennent départ pour rallier les différentes localités du pays, les transporteurs discutent, pour la plupart, de la question.

‘’Sans carburant, on ne peut rien faire, on ne peut pas travailler. Aujourd’hui, on est bloqué, on attend que la situation redevienne normale. Cette grève, ses initiateurs l’ont réussie à 100% parce que, personne ne peut travailler’’, a soutenu Yankhoba Ndiaye, chauffeur.

M. Ndiaye, qui fait le trajet Dakar-Saint Louis, a invité le gouvernement à trouver une solution aux revendications des syndicalistes du pétrole et du gaz.

‘’Si l’Etat peut nous aider, il est alors temps de le faire. On est très fatigué. On ne peut plus travailler correctement. Les clients veulent voyager, mais là, ce n’est pas possible comme vous le constatez’’, a-t-il dit.

Au gare routière de Colobane également, les effets de grève se font ressentir chez les transporteurs qui ont souligné leur manque à gagner.

‘’C’est difficile, on revient d’une grève (des transporteurs), et nous voilà, coincés avec cette nouvelle grève. C’est dur, mes activités sont vraiment au ralenti. Nous perdons énormément de temps’’, a, pour sa part, dit Pape Khoulé.

Le jeune chauffeur, qui assure le transport entre la gare routière de Colobane et les Parcelles Assainies, dit faire quatre fois ce trajet en temps normal.

‘’Le peu de gasoil que j’ai ici, ce sont mes apprentis qui sont allés me le chercher et je ne sais pas comment ça va se passer, après’’, a-t-il souligné.

Pour sa part, Modou Mbengue, chauffeur de taxi, qui attendait des clients à la gare routière Lat Dior, estime c’est au gouvernement de ’’savoir négocier et essayer de régler la question’’.

‘’Hier, j’ai fait le tour de plusieurs stations d’essence et c’est au croisement Cambérène que j’ai eu du carburant d’une valeur de 15.000 francs. Je roule avec, et quand ce sera fini, je vais tout simplement me garer’’, a-t-il indiqué.

‘’C’est dur. On ne peut pas travailler dans ces conditions, alors qu’on paye des taxes. C’est inadmissible’’, a martelé Modou Mbengue.

Le SNTPGS a décidé jeudi de lever son mot d’ordre de grève après avoir notamment obtenu des autorités compétentes une ‘’augmentation immédiate de 10.000 FCFA’’ de la prime de risque allouée aux travailleurs du secteur qui passera ainsi de 25 000 à 35.000 FCFA, a appris l’APS, vendredi de bonne source.

Les travailleurs du secteur avaient renouvelé de 72 heures, mercredi, leur mot d’ordre de grève relatif à la plateforme revendicative de la sous-section des transports hydrocarbures du SNTPGS et des conditions sociales des travailleurs au niveau de Touba Gaz. Ils avaient auparavant décidé dimanche un arrêt de travail de trois jours.
Vendredi 27 Janvier 2012
APS




1.Posté par Lansana Sano le 27/01/2012 19:13
Chak greve a un sens



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