Gambie : Mort en détention d’un activiste politique de renom


Les autorités gambiennes doivent immédiatement ouvrir une enquête sur la mort en détention d'un activiste politique de renom et libérer tous les autres manifestants pacifiques détenus, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.
 
Selon les informations recueillies par l’organisation, Solo Sandeng, le secrétaire national à l'organisation du Parti démocratique uni (UDP, opposition) est mort en détention peu après son arrestation pour avoir participé à une manifestation pacifique. Les circonstances de sa mort sont encore inconnues.
 
Un autre membre de l’UDP, Fatoumata Jawara, est également détenu alors qu’elle souffre de blessures graves. La cause de ses blessures est inconnue, mais Amnesty International est profondément préoccupée par l’état de sa santé. Ces deux membres de l'opposition ont été arrêtés par la police le jeudi 14 avril après une manifestation organisée avant les élections de décembre prochain.
 
"La mort tragique en détention de Solo Sandeng ne doit pas rester impunie. Les autorités doivent immédiatement ouvrir une enquête approfondie et indépendante", a déclaré Sabrina Mahtani, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.
 
"La Gambie doit respecter les droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique dans ce contexte où des élections sont prévues vers la fin de l’année. Tous les manifestants pacifiques arrêtés doivent être immédiatement libérés et sans condition. Tous ceux qui sont blessés doivent urgemment recevoir un traitement médical adéquat".
Selon des personnes présentes lors de la manifestation de jeudi après-midi à Serrekunda, Banjul, celle-ci a été pacifique, les participants exprimant des messages appelant à des réformes électorales.
 
La manifestation a été dispersée par la police qui a arrêté plusieurs personnes, y compris les membres de l’UDP dont les noms suivent : Solo Sandeng, Fatoumata Jawara (présidente des jeunesses féminines), Fatou Camara, (présidente des femmes de la circonscription), Nokoi Njie (2e vice-président des femmes) et Lang Marong (chargé de campagne adjoint). Ils ont été d’abord acheminés à la prison de Mile 2 et plus tard à l'Agence nationale de renseignement pour interrogatoire.
Solo Sandeng a consacré plusieurs années à la vie politique en Gambie et avait déjà été arrêté en 2013 pour ses activités politiques.
Samedi 16 Avril 2016
Dakaractu




Dans la même rubrique :