Gabriel Fal, président de la BRVM : " Si à la fin de ma carrière mes compatriotes savent se servir de l'atout qu'est le marché financier et boursier régional, j'aurais rempli ma mission."

Gabriel Fal est le président du conseil d’administration de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) d’Abidjan et Dépositaire central/Banque de règlement (DC/BR) depuis le 31 janvier 2013. Fondateur et PDG de CGF Bourse, l’une des principales sociétés d’intermédiation …financière d’Afrique francophone, il est considéré comme l’une des grandes …figures du marché financier de la zone.


Gabriel Fal, président de la BRVM : " Si à la fin de ma carrière mes compatriotes savent se servir de l'atout qu'est le marché financier et boursier régional, j'aurais rempli ma mission."
Le parcours de Gabriel Fal, le président de la BRVM, est tout sauf linéaire. Il suffit pour s’en convaincre de parcourir le portrait de lui que brosse le communiqué de presse publié par le conseil d’administration de la Bourse d’Abidjan pour annoncer sa nomination à la présidence de l’institution. Il y est présenté comme un « expert en ingénierie financière ».

Après des études à l’Ecole supérieure de commerce et d’administration des entreprises de Rouen, en France, il s’inscrit au MBA de l’université McGill, au Canada, avant de rejoindre la Chase Manhattan Bank à New York.

Il devient ensuite le représentant adjoint pour l’Afrique de l’Ouest de la banque américaine. Mais c’est à la Citibank, autre institution financière américaine, qu’il va conquérir ses lettres de noblesse dans la haute finance internationale, entre 1982 et 1994. Comme l’indique le communiqué de la BRVM, il y sera responsable des grands comptes publics et privés du Sénégal, directeur du crédit, puis directeur général adjoint de Citibank Dakar, vice-président des financements structurés à Citibank Londres et directeur régional corporate pour l’Afrique. A ces divers titres, il a arrangé de multiples montages financiers et levées de fonds pour le compte d’Etats, d’entreprises africaines, de sociétés multinationales et d’institutions d’aide publique au développement.

Il sera par la suite membre du comité technique qui œuvre au démarrage des activités de la Bourse d’Abidjan. Mais en 1998, il choisit de voler de ses propres ailes et se lance dans la création de CGF Bourse, la première société de gestion et d’intermédiation (SGI) agréée au Sénégal. Trois ans plus tard, il crée une filiale spécialisée dans la gestion d’actifs et de fonds communs de placement, CGF Gestion. CGF Bourse et CGF Gestion sont des intermédiaires du marché financier de l’UEMOA certifiés ISO 9001, version 2008, pour l’ensemble de leurs activités.

Grand amateur d’histoire et d’art contemporain, Gabriel Fal a transformé son immense maison familiale de Saint-Louis en galerie d’art. Une autre façon innovante de participer au développement des économies africaines. Notre collaborateur Bruno Deme l’a rencontré à Dakar.

Quel a été l’impact de la crise financière internationale et de la spéculation boursière sur la BRVM et, plus largement, sur la finance de marché ?

En dehors du Nigeria, la plupart des Bourses africaines sont assez peu spéculatives comparées aux Bourses occidentales.
L’investisseur africain moyen est plus intéressé par le dividende que par la plus-value à la revente. A la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l’Afrique de l’Ouest, le PER moyen est de 8, contre 20 en moyenne en Occident, et le rendement en dividende/cours est souvent au-dessus de 10™% par an. Nos valorisations sont assez basses, les cours restent donc stables, y compris en période de turbulences internationales. Le rendement est d’ailleurs une notion intéressante. A la Bourse de New York, ce qui compte, c’est la plus-value : on achète bas et on revend plus haut. Malgré la crise boursière internationale, les cours des actions sont encore tellement hauts que le dividende devient très faible en valeur relative, peut-être 1 à 2™% du cours de l’action. Les investisseurs américains ont donc très peu de considération pour le dividende.
Je devrais dire «™avaient™», car avec les déconvenues boursières internationales de ces quatre dernières années, les fonds d’investissement anglo-saxons reconnaissent les vertus de l’action de rendement. Nous, en Afrique de l’Ouest, nous achetons une action pour son rendement actuel et, s’il est bon, pourquoi la revendre™? Certes, cela permet d’encaisser une plus-value, mais cela prive aussi du rendement à venir.

Comment envisagez-vous l’avenir d’un secteur que l’opinion publique voue aux gémonies ?

En fait, beaucoup de gens pensent encore que les activités boursières et financières se résument à la spéculation. Mais on peut placer son argent en bon père de famille.

Les gens clairvoyants savent que les revenus de tout un chacun ne sont pas réguliers et linéaires pendant une vie. Il faut donc répartir ses revenus entre les périodes fastes, comme celle du pic de carrière, et celles moins rémunératrices, comme celle de la retraite. Le système boursier permet de gérer son patrimoine de la manière la plus rentable, la plus transparente et, paradoxalement, la plus sûre.

Au niveau de l’industrie financière mondiale, la question est de savoir si l’on peut se permettre d’interdire aux banques commerciales de dépôt de spéculer sur les marchés à risque élevé. Etant donné que ces activités peuvent représenter jusqu’à 70% des résultats des banques concernées, je ne vois pas comment les en empêcher sans détruire une économie très importante, que l’on croit virtuelle mais qui est financièrement bien réelle, avec des emplois, des actifs, des flux, etc.

En réalité, pour que ce mouvement d’hyperrégulation ait une chance de prospérer, il faudrait un large consensus mondial. Or, les pays très libéraux, comme le Royaume-Uni ou le Japon, ne veulent même pas débattre de cette question.

Proposez-vous régulièrement de nouveaux services financiers ?

Dans le marché financier en Afrique de l’Ouest, on arrange des émissions, principalement d’obligations, que l’on place auprès d’investisseurs institutionnels, qui les conservent, pour le rendement, jusqu’à terme. C’est un circuit «[1]marché primaire[1]». En revanche, on a constaté que le réseau des intermédiaires de Bourse de l’Afrique de l’Ouest était très intégré et très efficace, que les organismes de garantie étaient extrêmement sollicités, que les agences de publicité de la sous-région devenaient expertes pour faire une campagne de communication sur un emprunt obligataire par appel public à l’épargne, que les banques et les autres investisseurs institutionnels avaient trouvé dans ces obligations des instruments qui leur permettaient de compenser la rareté de la demande solvable d’emplois directs.

Vous avez récemment créé la première agence commerciale de CGF Bourse à Dakar. Quelle est sa Vocation ? Quel est votre objectif à moyen terme ?

C’est une agence de placement, et son objectif est de commercialiser tous les produits d’épargne auprès d’un large public. La clientèle cible sera la classe moyenne, notamment les professions libérales et les fonctionnaires. En fait, j’invite tous les acteurs commerciaux du marché financier de l’UEMOA à s’attaquer à la question de la demande. Il faut dire que la BRVM est surtout fréquentée par des fonds d’investissement étrangers et les institutionnels locaux.

Les grandes banques ouest-africaines, qui comptent pourtant des filiales boursières, ne se bousculent pas pour vendre les placements auprès des particuliers. L’objectif est donc de drainer une partie de l’épargne des particuliers aisés vers la BRVM, à l’image de ce qui se passe en Tunisie ou au Maroc. Par ailleurs, nos filiales de gestion d’actifs doivent étendre leur offre en créant d’autres OPCVM, afin de proposer aux épargnants tous les niveaux de risque possibles.

L’épargnant pourra alors choisir entre un profil prudent, investi surtout en obligations, et d’autres plus agressifs, qui font la part belle aux actions.

Comment parvenez-vous à convaincre les entrepreneurs d’Afrique francophone à mettre leur capital en Bourse ?

Il existe une réticence à émettre des actions pour le grand public, car les actionnaires actuels d’une entreprise rentable donnée n’ont pas envie de partager le rendement de leur société avec des tiers, même s’ils peuvent empocher une importante prime d’émission au passage. De plus, nous avons hérité d’une mentalité qui consiste à dire que moins on est nombreux pour contrôler une entreprise, mieux cela vaut... Au niveau des privatisations des sociétés d’Etat, c’est un peu la même chose, les autorités sont disposées à céder au privé les «‚canards boiteux‚», mais sont peu enclines à privatiser et mettre sur le marché des entreprises qui leur versent chaque année des dividendes, même si le discours officiel est que l’Etat doit se désengager du secteur marchand et concurrentiel... Cela prendra des années pour changer cette posture, qui n’est pas mauvaise en soi, mais qui ne va pas dans le sens du développement de l’activité boursière.

Vous avez réalisé votre carrière dans la finance de marché.  Aviez-vous un plan prédéfini ? Quel regard portez-vous sur votre parcours d’excellence et sur le fait d’être devenu l’un des personnages clés du marché financier régional ouest-africain ?

Je n’ai rien prédéfini.

C’est une carrière totalement opportuniste. Je dirais que le lien entre les différentes positions de ma carrière est la curiosité qui me poussait à tenter de nouvelles aventures dans des métiers connexes.

A la Chase, je faisais surtout du correspondent banking, j’y suis resté deux années. J’ai ensuite passé treize ans à la Citibank en corporate banking, puis dans les financements structurés et la syndication bancaire.

Après cela, j’ai été invité par la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest à piloter, en tant que membre du comité technique, le démarrage de la Bourse régionale des valeurs mobilières. J’ai été un moment tenté d’en prendre la direction, mais j’ai préféré assouvir mon désir d’indépendance et d’entrepreneuriat en créant CGF Bourse, une des vingt-deux SGI de l’Afrique de l’Ouest, dont la plupart sont des filiales de banques comme la Société générale, Ecobank ou BNP Paribas.

En tant que nouveau président du conseil d’administration de la BRVM, quelles sont vos missions et vos responsabilités ? Quelles sont les qualités inhérentes à la fonction ?

A la BRVM, en étroite collaboration avec le nouveau directeur général, Edoh Kossi Amenounve, je fais du développement pour l’ensemble de la profession, en me basant sur ce qui se fait dans les pays plus développés que les nôtres et sur notre estimation du taux d’absorption de l’innovation du marché régional ouest-africain. Si, au terme de ma carrière professionnelle, mes compatriotes et les entreprises de notre communauté d’Etats savent se servir à bon escient du formidable atout que représente le marché financier et boursier régional, alors je pourrai dire que j’aurai rempli ma mission.

Quels sont les principaux métiers des SGI ? Les jeunes diplômés y sont-ils les bienvenus ? Le coaching et la formation de vos collaborateurs font-ils partie intégrante de votre management ?

Le statut de société de gestion et d’intermédiation agréée au sein de l’Union monétaire ouest-africaine confère non seulement un rôle de courtier en Bourse, membre de la BRVM, mais aussi une fonction de véritable banque d’affaires. Les SGI sont à l’écoute des dirigeants et des actionnaires d’entreprises cotées et non cotées, pour les assister et les conseiller dans la gestion optimale de leur capital et de leur dette.

Pour les sociétés industrielles et commerciales, les SGI pratiquent le conseil financier, le financement à long terme des investissements, la restructuration financière de la dette, la gestion de fonds de roulement, l’arrangement de facilités de financement d’importation et toutes les opérations sur le capital.

Nous avons des analystes financiers – notre métier de base –,  des commerciaux, des conseillers financiers de clientèle privée, des agents de front, middle et back offices et des contrôleurs de gestion.

Au niveau des filiales d’asset management – de gestion d’actifs –, nous avons des gestionnaires de portefeuilles et des actuaires. La formation et le coaching sont centraux dans nos métiers, car la plupart de nos recrutements se font à la sortie de l’école ou après une brève carrière en cabinet.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes pour leur permettre de devenir les dirigeants de demain ? La maîtrise d’un savoir et «l’approche métier » sont-ils le secret d’une brillante réussite ?

Force est de constater que l’on devient très rarement chef d’entreprise au sortir de ses études. L’enseignement du management est assez généraliste, puisqu’il vous met en position de prendre des décisions de direction générale au sein de l’entreprise. Avant de devenir patrons, les jeunes cadres auront à maîtriser des tâches, un métier, une carrière. Ainsi, j’encourage tous les jeunes diplômés à exceller dans un métier. Avoir fait ou non des études poussées n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est de maîtriser un savoir, une technique et d’essayer d’en devenir le meilleur pratiquant.


 

Mercredi 21 Août 2013
Avec Forbes Afrique




1.Posté par DU MALI SUR IDRISSA SECK le 21/08/2013 09:53
En 1999, Idy roulait avec une Alpha ROMEO d'occasion très modeste de Couleur noire avec vitres teintées et il n'habitait pas au Point E non plus. Moi j'habite au Pointe E depuis 1979 et on connait les nouveaux arrivants dans ce quartier avec l'Alternance de 2000.

Aujourd'hui on voit dans la presse ses enfants exhiber un luxe insolant en roulant avec des Porches et des Ferraris....

Voilà la vérité sur Idy et comment Idy peut passer d'une mmodeste Alpha Roméo d'occasion de couleur Noire en 2000 à un parc de Ferraris, Hammers et Porches sans s'être illégalement enrichi avec de l'argent Public parce que nous ne lui connaissons pas à son actif une activité Industrielle ou Commerciale qui pourrait lui générer ce Parc de Véhicules Luxes entre 2 000 et 2 010. ASG

2.Posté par CEDDO le 21/08/2013 10:25
trés trés interessant comme interview c'est cette qualité que nous attendons de vous chers journalistes

3.Posté par DUVIET le 21/08/2013 10:39
PERFORMANT, DISCRET ,EFFICACE!!! FÉLICITATIONS !!!!!

4.Posté par khalass le 21/08/2013 12:16
Monsieur ou Madame tu est hors sujet, le texte par de finances et de développement, ne nous parle pas de politique politicienne

5.Posté par Pap abdou Diaw le 21/08/2013 19:28
excellent.Voici le genre d article que nous aimerions avoir souvent.Esprit clairvoyant et lucide et pedagogue que ce monsieur Fal.bonne continuation.

6.Posté par LPV le 21/08/2013 19:38
Monsieur le Président, vous n’avez pas le droit ! (Haby Sirah Dia)

Voir un Président de la République élu pour solutionner les innombrables problèmes d’un pays, surfer aussi cyniquement dans la détresse des populations victimes des inondations est une image révoltante à la limite même provocante. L’élection du Président Macky Sall à la tête de l’Etat du Sénégal est le fruit d’innombrables sacrifices suite à plus d’une décennie de désacralisation des institutions de la République, d’inversion des valeurs et de crimes économiques perpétrés par l’ancien régime. Alors, s’il dérape, nous avons l’obligation morale de lui dire avec fermeté qu’il na pas le droit de jouer aux trapézistes dans des moments cruciaux de l’existence d’une grande partie de la population sénégalaise.

Oui Monsieur le Président, vous n’avez pas le droit, de battre campagne dans le désastre des populations de la banlieue dakaroise qui perdent le sommeil durant l’hivernage et qui continuent de survivre dans les eaux stagnantes après les trois mois de calvaires et de traumatismes de l’hivernage dernier. Ne nous dites pas que vous n’avez pas vu ces images de ces femmes et de ces enfants marchant pieds nus dans les eaux à la recherche désespérée d’une issue qu’ils peinent à trouver. Des familles dorment, se réveillent, cuisinent et mangent dans les eaux de pluies qui ont fini par élire domicile dans leurs maisons et leurs alentours. Des lieux de culte deviennent impraticables. Des familles et des voisins sont séparés par des marrées d’eau. Malgré tout, vous avez la force de battre campagne au milieu de cette situation qui devait plutôt vous amener à vous poser des questions utiles. Pensez vous que quelques coups de pèles, quelques pas de marche sous la pluie permettront à cette population, toujours délaissée, de retrouver leur sérénité ? Pensez vous que les Milliards annoncés dans la construction soit de canalisations, soit de quelques maisons de recasement, soit d’achats de motos pompes, plaideront pour une volonté manifestée de résoudre de manière permanente la situation des inondés ? Détrompez-vous, Monsieur le Président, nous avons vu vos prédécesseur dont celui que vous avez servi pendant quatre ans comme Premier Ministre, nous fredonner la même chanson. Depuis 1999 avec les études sur Médouna Gounass qui ont abouti à mettre en place des bassins de rétention à pomper, aucunes solutions durables n’ont été mises en place. Que des solutions temporaires ! Le dénouement de ce calvaire se fera avec la mise en place de canalisations efficaces drainant l’eau vers des lieux bien définis. Mais, j’ai la ferme conviction que les acteurs qui ont investi dans les solutions d’urgence ne veulent pas que la situation soit définitivement résolue. Le gouvernement avait depuis le mois d’Octobre 2012 la possibilité de commencer son programme pour résoudre le problème, mais a-t’il attendu à un mois de l’hivernage pour commencer à creuser et à bétonner qu’il nous a montré sa détermination de façade à résoudre le problème des zones inondées. Il a réussi à créer l’urgence à faire passer des grés à grés basé sur l’entende direct alors qu’il savait que cette situation aura belle et bien lieu. Entre temps, il avait eu le courage de passer une nuit de danse au CICES en présence du Ministre chanteur. C’est dire simplement que le gouvernement ne connait pas le vrai sens de sa mission, « s’essouffle à pas de danse » et s’obstine à copier-coller les mêmes méthodes qui ont valu la chute du régime libéral.

Vous n’avez pas le droit, Monsieur le Président, de refuser de regarder en face les populations et de leur dire, les yeux détournés, que vous avez compris leur drame avec le sourire au coin des lèvres et le bras levé en signe de victoire devant les pancartes de ceux qui sont venus d’ailleurs, qui ne vivent pas les inondations et qui vous manifestent leur soutien politique. Croyez vous que les populations concernées ont le temps de sortir des pancartes et de penser faire de la politique politicienne alors que des jours durant ils n’ont ni dormi ni mangé ? Les populations de Wakhinane, Pikine, Kafrine, Bambey, Thiés, Kaolack pour ne citer que ceux là, n’attendaient pas que vous les narguiez mais espéraient voir des programmes concrets et non entendre des discours plus électoralistes qu’autre chose. Mais ceux qui ne peuvent pas s’identifier au passé et puiser dans le registre des événements vécus ne savent pas où aller, tâtonnent et se brûlent inéluctablement les doigts par manque de repères. Vous donnez de plus en plus du crédit à ceux qui pensent [dont moi-même] que vous êtes un président par défaut et que vous n’avez ni la force ni le programme encore moins l’équipe pour résoudre définitivement les problèmes des inondations, de l’énergie, du chômage et de l’agriculture. Sinon comment comprendre vos fous rires et autres tapes amicales, entre le Premier Ministre et vous, aux milieux de la calamité vécue par les populations de la banlieue de Dakar? Vous n’avez pas le droit de ne point vous soucier des situations difficiles vécues par le peuple qui vous a élu. Ce n’est pas élégant de votre part de faire dans la propagande déguisée alors que la situation mérite sérénité et détermination.

Après la situation économique difficile que nous traversons parce que « Rewmi doxuul », vous n’avez pas le droit de nous entraîner dans une campagne électorale sans fin faisant fi des souffrances de la majorité du peuple qui ne sent nullement le « Yonu Yokuté » - la voie du progrès. Nous n’attendrons pas la fin de votre mandat pour vous dire, par la voie des urnes, que vous n’aviez pas le droit de manquer de vision capable de booster notre économie et de surfer dans nos détresses pour avoir de nouveaux admirateurs. Nous vous le disons maintenant et vous prévenons que nous agirons en conséquence dans la légalité certes, mais avec la même détermination que sous Wade. C’est un devoir !

Haby Sirah Dia
habydia.blogspot.com
habysirahdia@yahoo.fr

7.Posté par DUVIET le 22/08/2013 12:36
HABY,Mon frère ,tu t'es noyé ou quoi ? cet article parle d'un financier pas d'un président!!! D'ailleurs si tu avais été à sa place ,penses tu que pleurer avec des gens qui pleurent amène à des changements? Non il faut construire et mettre la main à la pâte avec l'exemple en prenant la pelle pour fabriquer les futures briques des constructions qui mettront ces populations qui pleurent aujourd'hui dans des abris définitifs demain!!!Ne sois pas chagrin !!! laisse le temps au temps et tu sanctionneras au moment opportun s'il en est besoin!



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