GRÈVE DE 72 HEURES RENOUVELABLES : Le Sytjust déroule son 5ème plan d'action


GRÈVE DE 72 HEURES RENOUVELABLES : Le Sytjust déroule son 5ème plan d'action
Face à la presse, le syndicat des travailleurs de la Justice déclare être en grève pour contraindre le Gouvernement à respecter ses engagements avec le Sytjust pris le 8 Août dernier. Selon eux, "aujourd'hui, tout ce que le Gouvernement avait pris comme engagement a été saboté par les techniciens qui siègent dans les commissions qui doivent produire les conclusions éclairantes pour le Gouvernement".
"C'est l'Etat qui est à l'origine de toutes leurs difficultés. Le comité technique composé des experts de la fonction publique a le devoir d’étudier le projet de statut que le ministère de la justice a produit. Il doit montrer en quoi le projet de statut est fort et en quoi il est faible", a déclaré le secrétaire général du Sytjust, El Hadji Aya Boun Maclick Dop. 
« Ces experts sont en train de nous entraîner dans un dilatoire jusqu’au point où le délai requis pour le dépôt des deux conclusions (celle de l’Etat et du Sutjust) c'est-à-dire le 29 août, est largement dépassé. Nous avons paralysé tout le système en décrétant 72 heures de grève », a-t-il informé. 
 Mieux, Sytjust se désole que « Toutes les décisions de la justice sont signées par les greffiers et les magistrats. Et aujourd’hui, ce greffier est oublié et même si ces derniers partent en grève, c’est tout le système de la justice qui va en pâtir». 
  
Conscient de tout cela, le Sytjust a accompagné, de l’avis d’El hadji Aya Boun Maclick Diop, le ministère de la justice pour produire des projets de réformes. Malheureusement, « Ces réformes font l’objet d’étude dans des commissions techniques et ces dernières sont devenues, des sièges de blocage et de dilatoire», a-t-il dénoncé.  Et, «nous ne l’acceptons pas», prévient-t-il. 
  
 A en croire, Aya Boun Malick Diop, la situation des greffiers est plus qu’alarmante, «En l’espace de dix (10) mois, nous avons enregistré le départ de dix (10) greffiers», ont-t-ils avancé.  Et, de rappeler que «l’année dernière, lors de la rentrée solennelle des cours et tribunaux, le procureur général près de la cour suprême avait attiré l’attention du président de la République pour lui dire que les travailleurs de la justice sont en train de déserter la justice», a déploré ce dernier. 
  
 C’est pourquoi ils lancent un cri du cœur à la tutelle pour  qu’elle puisse leur accorder une attention particulière. Car, selon eux, sans «cette institution, notre pays ne peut pas avoir légitimement l’aspiration d’être un état de droit. Le cas échéant, il risque de sombrer dans l’anarchie», ont fait savoir les travailleurs de la justice regroupés au sein du Sytjust.
Mercredi 2 Novembre 2016
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :