GENÈVE : 11 voitures de luxe de Teodorin Obiang saisies par la Justice


GENÈVE : 11 voitures de luxe de Teodorin Obiang saisies par la Justice
Sous le coup d’un procès en France, le vice-président de la Guinée Equatoriale tentait de faire sortir de Suisse ses onze bolides de luxe.
Trop tard : ils ont été aussitôt séquestrés. Lundi 31 octobre dans la soirée, le Ministère public de Genève a fait saisir 11 voitures de luxe appartenant à Teodorin Obiang. Parmi les véhicules séquestrés, les procureurs genevois ont mis la main sur une Porsche 918 Spyder devisée à plus de 750 000 euros, une Bugatti Veyron à 2 millions d'euros ainsi qu’une Koenigsegg One, une inestimable supercar suédoise, réputée comme étant la plus puissante du monde et produite à 7 exemplaires seulement.
Les voitures étaient discrètement garées dans la zone de fret de l’aéroport de Cointrin. 
Selon toute vraisemblance, Teodorin Obiang, alerté par l’ouverture récente d’une enquête du parquet genevois à son encontre, tentait de mettre ses bolides à l’abri en les faisant expédier par avion-cargo vers une destination inconnue. Encore raté.
Fils aîné du président équato-guinéen, il est un habitué des procédures de séquestre. En 2011, les procureurs français chargés de l’affaire dite «des biens mal acquis» avaient déjà fait saisir 18 voitures de luxe lui appartenant, abritées dans un immense hôtel particulier de 101 pièces et 4000 m2 du XVIe arrondissement de Paris.
La demeure était si vaste qu’il a fallu dix jours aux enquêteurs pour la perquisitionner. Puis rebelote en 2014, cette fois aux Etats-Unis. L’accusant d’avoir blanchi des fonds issus de la corruption, le Département de la justice américain lui avait confisqué sa villa à Malibu, une collection d’objets ayant appartenu à Michael Jackson et 28 voitures de collection. En septembre dernier, après cinq ans d’imbroglios diplomatico-judiciaires, Teodorin Obiang a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour «détournement de biens publics, de corruption ou d’abus de biens sociaux commis en Guinée équatoriale».
Selon les juges, les sommes dilapidées en vêtements, bijoux, objets d’art, immobilier et véhicules de luxe atteindraient les 200 millions d’euros, uniquement en France. Un montant difficilement conciliable avec son salaire ministériel de l’époque, officiellement fixé à 8000 dollars par mois.
Samedi 5 Novembre 2016
Dakaractu



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