Forum National de l'Administration au CICAD de Diamniadio : Discours du Président de la République Macky Sall


Monsieur le Premier Ministre,

Messieurs les Ministre d’Etat,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

 

Mesdames, Messieurs honorables Députés,

 

Mesdames, Messieurs les membres du Conseil Economique, Social et Environnemental,

 

Monsieur le Vérificateur général du Sénégal, 

 

Messieurs les Gouverneurs de région,

 

Madame, Messieurs les Délégués généraux,

 

Mesdames, Messieurs les autorités administratives et locales,

 

Mesdames, Messieurs les Secrétaires généraux, Directeurs de cabinet, Directeurs généraux, Directeurs et Hauts cadres de l'Administration,

 

Mesdames, Messieurs,

 

On dit, avec raison d’ailleurs, que l’administration est le point cardinal de toutes les politiques de développement. 

Celui duquel partent toutes les dynamiques et celui vers lequel évidemment elles aboutissent. 

Je me suis forgé cette conviction en sillonnant le territoire national dans ses coins et recoins, pour aller à la rencontre des populations, dont les besoins immenses et divers convergent tous vers une aspiration commune  et légitime : le bien-être.

Assurer et améliorer le bien - être équitable de toutes les couches de la population, telle est la vocation de l’Etat, incarnée par l’Administration.

Voilà donc qui me fonde, aujourd’hui, à partager avec vous, ici à Diamniadio, ville symbole du Sénégal du futur, tout l’intérêt que je porte à cette rencontre entre l’exécutif et son bras séculier. 

De plus, l’évocation du centre qui nous accueille porte le nom d'un fonctionnaire émérite qui a marqué l'administration sénégalaise par sa compétence, sa rigueur et son sens de l'Etat. Je veux nommer le Président Abdou DIOUF. 

C’est pourquoi, je ne peux m’empêcher de vous témoigner tout mon plaisir de me retrouver ici, accompagné du Gouvernement et entouré de tous ceux-là qui, dans leur posture d’agents publics, ont fait le serment de se mettre au service exclusif de l’Etat.

C’est pourquoi, je ne peux, m’empêcher aussi de rappeler la riche histoire de notre Administration façonnée depuis la période coloniale et qui nous vaut un Etat stable et solide porté par une administration de qualité.

Mesdames, Messieurs,

En initiant ainsi cette rencontre, inédite, parce qu’elle porte la marque de mon ambition pour une administration rénovée, je n’ai fait que prendre la pleine mesure de l’irrévocable nécessité d’un dialogue fécond, direct, loyal, prospectif et constructif entre le Chef de l’Etat et ses missi dominici, autrement dit entre le Président de la République et ses missionnaires au service de la République que vous êtes.

Il ne pouvait en être autrement, car ce n’est qu’autour de la vérité et de la franchise, que s’engagent les ruptures nécessaires dans toute organisation. 

Ce n’est qu’avec la vérité et la franchise, drapées dans un courage résolu, que l’on vainc les hésitations,  et les résistances.

Dès lors, c’est le lieu et le moment de rappeler les valeurs qui doivent toujours vous guider dans vos rapports avec l’Etat et les usagers du service public. 

Les agents de l’Etat doivent adopter le culte du résultat, et cultiver d’avantage, la probité, la loyauté, l’humilité, le respect et la courtoisie. 

L’Administration doit  être au service des usagers par sa proximité, sa simplicité, sa disponibilité, sa célérité, la lisibilité et l’efficacité de son action.

Madame, Messieurs,

Au-delà de ces vertus, l’administration est tenue de s’adapter aux exigences citoyennes.

S’adapter pour être une Administration de développement, afin de mieux assumer son rôle de locomotive, vecteur de compétitivité et de performance.

C’est la raison pour laquelle, je tiens à ce que notre  Administration occupe toute sa place dans l’instauration d’un environnement propice à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE).

Le PSE ouvre une perspective de réformes et d’innovations  pour consolider la stabilité institutionnelle, la durabilité des performances macroéconomiques, et un  climat des affaires favorable à l’investissement et au développement   du secteur privé. 

Il me faut rappeler que le PSE a pour ambition de promouvoir une croissance économique forte et inclusive, par une meilleure répartition des richesses nationales et une plus grande protection des couches vulnérables.

C'est dans cette optique que j'ai engagé le Gouvernement à accorder une priorité absolue à la modernisation générale de l'Administration

Mesdames, Messieurs,

Avec la révision de la Constitution, la réforme foncière et l'Acte III de la Décentralisation, qui consacre la territorialisation des politiques publiques, la modernisation de l’Administration constitue le quatrième pilier du socle des réformes majeures que j’ai initiées. 

Cela, d’autant plus vrai que la sphère publique s’est élargie au fil des années. Elle s’est diversifiée. Elle est devenue complexe, notamment, par les missions, les statuts et les objectifs des entités qui la composent.

En outre, les principes intangibles du Service public - que sont l’égalité, la continuité et la mutabilité - ont connu un regain  d’intérêt avec la consolidation de nos acquis démocratiques, l’ancrage des mécanismes de bonne gouvernance qui induisent un contrôle citoyen plus accru de l’action publique.

Au constat, notre Administration est, à bien des égards, obligée d’apporter les changements nécessaires aux fins d’actualiser son organisation, ses méthodes et ses procédures.

Le film documentaire que nous venons de suivre, ainsi que le rapport de l'étude diagnostique sur le Service public et les résultats de l'enquête de satisfaction des usagers, dont j’ai pris connaissance, confirment avec pertinence cette situation.

C’est dire que, malgré les avancées significatives, nous ne devons plus faire les choses comme avant. 

Voilà qui fonde l’impérieuse nécessité d’élaborer et de mettre  en œuvre un nouveau modèle d'administration publique, gage de notre performance et de notre compétitivité.

Mesdames, Messieurs,  

Changer pour le meilleur, c’est la finalité de l’exercice spécial qui nous réunit ici.

Conservons donc ce qui marche et améliorons ce qui doit l’être. Mais osons surtout changer ce qui ralentit notre marche vers le progrès. 

Vous devez, dès lors, restaurer, renforcer et redynamiser les capacités stratégiques et opérationnelles de notre Administration. 

 

Il vous faut également engager la refondation des structures, des procédures et du management des ressources humaines de l’Administration. 

Telle doit être la nouvelle posture de l’administration dans notre dynamique d’émergence. 

Bien entendu, elle  exige  un nouvel état d’esprit réformateur dans l’exercice de la fonction publique, la déconcentration des responsabilités, la rénovation de vos relations avec le bien public.

Cette posture, Mesdames, Messieurs, je vous invite à l’assumer, pleinement et avec enthousiasme.

Mesdames, Messieurs, 

J’imagine vos interrogations : comment y parvenir ?

D’abord, par votre propre relation au travail, à la rigueur, à l’assiduité et à la ponctualité.

Ensuite, par votre aptitude à vous approprier les meilleures pratiques et les outils de la modernité, à savoir :

 l’information  adéquate des usagers ; 

 la dématérialisation des procédures administratives ;

 la modernisation du système d’archivage et de conservation des données ;

la généralisation des contrats d’objectifs et de performances ; 

et la mutualisation des ressources pour  une action  publique efficiente.

Je sais que des réformes importantes ont été déjà engagées dans ces domaines, mais il nous faut aller plus loin.

Enfin, par la reddition des comptes. Une obligation primordiale. 

En définitive, un service de qualité n’est assuré que si les ressources humaines sont engagées et motivées parce que mises dans des conditions de compétition et de performance.

Je reste, de surcroît, convaincu de la nécessité d’encourager davantage les agents publics à cultiver le sens de l’Etat et du mérite, valoriser les ressources humaines de notre administration et sa bonne réputation sur le plan international. 

 

Mesdames, Messieurs,

L’Etat, dans notre société, demeure le recours des populations. 

C’est pourquoi, tout doit être fait afin que les offres et les demandes de service public convergent vers une satisfaction mutuelle de l’usager, du contribuable et de l’agent public ; ce qui appelle une rénovation continue du service public pour consolider un Etat performant.

C’est pourquoi, Servir l’Etat demeure un sacerdoce.

Servir conformément à l’engagement qui vous lie à l’Etat, c’est ce qui est attendu de chacun de vous. 

Je n’ignore pas que vous vous y attelez avec professionnalisme, dévouement et passion. 

La Nation fonde beaucoup d’espoir en notre Administration, à laquelle je renouvelle ma confiance et lui adresse mes félicitations et encouragements.

C’est dans ce sillage que j’attends le plan d'actions prioritaires que vous me proposerez,  en vue de moderniser notre appareil administratif et améliore la qualité du service public, en vue de consolider notre dynamique d’émergence.

En félicitant Monsieur le Premier Ministre et Madame le Ministre chargé du Renouveau du Service public pour l’organisation de cette importante rencontre, je déclare ouvert le Forum National de l’Administration et vous remercie de votre aimable attention.

Samedi 9 Avril 2016
Dakaractu




1.Posté par L'homme de TEKKI le 14/04/2016 00:48
C’est trop facile de tirer sur les agents qui n’ont pas droit à la parole. Les Assises nationales ont préconiser la dépolitisation de l’administrations? Chose que Macky refuse de faire, pire il demande aux hauts fonctionnaires de fermer leur bureau et d’aller battre campagne. Les DG de la SENELEC, de la RTS, de la SONES, du port, n’ont pas besoin d’être dans le même parti que le Président. Le PR dit qu’il y’a une masse salariale de 500 milliards payée à une petite portion de sénégalais plus des artifices qui tournent autour de 600 milliards. Ce qu’il ne dit pas c’est que ce sont les politiciens qui ont choisi de payer à coût de millions certains DG pour pouvoir partager avec eux les gains politiques liés au clientélisme que ces DG vont instaurer. Ce que Macky n’a pas dit c’est que la plus part de ces salaires sont payé à ceux qui assurent l’éducation et la formation des sénégalais, à ceux qui assurent notre santé et notre sécurité. Le Président doit savoir savoir qu’un salaire payer à un enseignent est un investissement à long terme. Ce que Macky oublie c’est qu’un fonctionnaire sénégalais nourri en moyenne 8 personne. Donc il doit multiplier par 8 son chiffre pour connaitre le nonmbre de sénégalais impactés directement par cette masse salariale. Macky n’a pas di au Sénégalais qu’il au moins 8 milliards par an de fond politiques et le Niass a 50 millions par mois. S’il faut rationaliser il faut commencer par ces fonds. Ce que Macky n’a pas dit c’est que ces fonctionnaires dépensent leur argent au Sénégal. Il n’ont pas de comptes dans des paradis fiscaux. Ce Macky ne dit pas c’est que plusieurs de ces fonctionnaires qui ont fait 30 ans de carrière n’ont pas un patrimoine de 8 milliards. Ce que Macky ne dit pas c’est que ces artifices (biens et services) dont il fait allusion (600 milliards) sont dépensés au Sénégal et non en Inde et que cela atteint 600 milliards parce que ses Ministres et DG gonflent les les prix comme l’avait fait Awa Coudou NDIAYE pour extirper des fond aux fournisseurs afin d’asseoir leur clientélisme politique. - See more at: http://www.rewmi.com/802516.html#sthash.2kAFx3LU.dpuf



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