Forum International sur la finance islamique en l’Afrique de l’Ouest


Riche d’un pactole de plus de 2 000 milliards de dollars, le volume mondial des actifs financiers est malheureusement peu exploité.
Parti de ce constat, le ministre en charge du Plan Sénégal Émergent, Abdou Aziz Tall pense savoir que notre pays se trouve dans une dynamique d’expérimenter des politiques de développement afin de mieux capter les capitaux de la finance islamique.
C’est dans ce cadre que s’inscrit la tenue pour la quatrième fois du forum international sur la finance islamique de l’Afrique de l’Ouest qui s’est ouvert à Dakar ce 02 juin.

Il s’agit, explique le ministre en charge du PSE, d’apprendre et comprendre quelles sont les possibilités qu’offre la finance islamique pour des pays comme le Sénégal. « C’est une bonne occasion de révéler quels sont les possibilités d’exploiter cette opportunité des finances islamiques », insiste-t-il, non sans souligner  que l’intérêt d’une manifestation de cette nature est de provoquer une rencontre entre ceux qui ont les ressources nécessaires et ceux qui ont des besoins de financement.
« Notre pays est dans cette catégorie avec l’expérimentation des politiques de développement comme le PSE », note-t-il. Mais  Abdou Aziz Tall a tenu à préciser que même s’il y a un problème pour capter les capitaux de la finance islamique, la Banque Islamique de Développement (BID) contribue largement au financement du PSE à hauteur de 38%.
Satisfait de cette contribution de la BID, le fondateur et Président -Directeur Général de l’Institut africain de la finance islamique (AIIF), Mamadou Lamine Mbacké fera savoir que cette institution financière est le premier partenaire du PSE.  Ce qui lui fera dire qu’il est important de mieux promouvoir la finance islamique. 
« Au-delà des bailleurs classiques,  il y a de fortes opportunités avec un volume mondial des actifs financiers qui sont de plus de 2 000 milliards de dollars avec un taux d’exploitation de 25% et toute la part de l’Afrique de l’Ouest ne dépasse pas 5% », a soutenu le PDG de l’AIIF qui regrette qu’il n’y ait pas « assez d’experts dans le domaine de la finance islamique pour pouvoir capter ces capitaux ».   
Jeudi 2 Juin 2016
Dakaractu




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