Formation professionnelle : 55 000 apprenants dénombrés au Sénégal (officiel)


Formation professionnelle : 55 000 apprenants dénombrés au Sénégal (officiel)
Le nombre d’apprenants dans la formation professionnelle et technique au Sénégal est passé de 29.000 en 2012 à 55.000 en 2016 a révélé le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat du Sénégal, Mamadou Talla.

"Aujourd’hui, nous avons réussi à doubler le nombre de formés dans la formation professionnelle depuis qu’on est là. Quand on est arrivé en 2012, il n’y avait que 29 000 apprenants. Aujourd’hui on
est à 55 000 apprenants, ne serait-ce qu’au niveau public" a t-il dit dans un entretien paru dans le numéro de juillet du magazine trimestriel "Travail décent" du Bureau international du Travail (BIT/Dakar).

L’entretien est réalisé dans le cadre d’un dossier sur la formation professionnelle et le développement des compétences en Afrique de l’Ouest.

Selon lui, "lors de la Conférence des Ministres du Pôle de Qualité Inter-Pays dans le domaine du Développement des compétences techniques et professionnelles (PQIP/DCTP) tenue à Abidjan en 2014, l’accent a été mis sur le développement des compétences techniques et professionnelles".

"L’enseignement théorique n’était plus, à notre avis, favorable à ce qu’on appelait adéquation formation-emploi, mais plutôt au développement de compétences diversifiées et qui répondent à un besoin immédiat. Et ça nous a permis de changer de paradigme dans beaucoup de domaines" a relevé M. Talla.

Pour lui, "il ne s’agit plus de s’intéresser au nombre de formés, mais plutôt au nombre d’insérés". "On ne parle plus d’enseignement, on parle de développement des compétences. On ne parle plus d’une
gestion étatique de l’enseignement, maintenant on parle d’un cadre concerté avec l’ensemble des partenaires" a-t-il soutenu.

Cela a permis au Sénégal de "réactiver une grande commission nationale de concertation sur la formation professionnelle et technique, qui elle-même est divisée en deux commissions : une
commission partenariale des programmes et une commission partenariale de certification", a estimé Mamadou Talla.

Une manière, a-t-il poursuivi, de "réussir ce qu’on appelle adéquation formation-emploi", histoire d’aller au-delà du slogan.

Mamadou Talla a en outre précisé que "le partenaire (public et privé) doit travailler avec le ministère dans l’élaboration des curricula, dans l’identification des besoins, dans les niveaux de qualification, dans les différentes filières, et les niveaux également de certification du CEP jusqu’au BTS".
Lundi 1 Août 2016
Dakaractu




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