Fonds reçus de l’étranger pour mener campagne contre Macky Sall : Idrissa Seck apporte sa part de vérité


Des leaders de l’opposition aurait reçu de l’argent de l’étranger pour mener campagne contre Macky Sall. L’accusation est du ministre des Affaires Etrangères Mankeur N'diaye qui indiquait que c’était parce que ces opposants s’étaient promis que les élections se tiendrait en 2017. Mais de manière catégorique et simple Idrissa Seck a balayé cette information.
« Je dis Non, de la même manière que je vote non, je ne fais pas partie de ces leaders ».
Revenant toujours sur des informations selon lesquelles, lui et d’autres leaders avaient commencé à battre campagne, il répond. « Nous n’avons pas commencé à battre campagne, mais plutôt entamé la troisième étape de notre partie politique après la glorieuse marche du SOPI, où ma contribution a été décisive. Et après notre exercice du pouvoir, j’étais plongé malgré moi dans une période d’exil. Elle est terminée, j’ai repris ma marche vers la reconquête du pouvoir. C’est cela que j’ai entrepris et s’il y a faux bond, le seul que le Président a réussi c’est celui contre lui-même en ratant la porte de l’histoire pour s’effondrer dans le trou de la serrure ».
Face au déshonneur qu’il s’est imprimé en revenant sur sa parole et en ne respectant pas son engagement plusieurs fois réitéré comme candidat et comme Président de la République, ajoutera-t-il, le Chef de l’Etat met chaque citoyen face à une responsabilité historique.»
D’ailleurs, Idrissa Seck qui ne manquera pas d’égratigner la situation économique du pays, de dire « la campagne agricole est une catastrophe, ce sont les huiliers qui le disent. 7 000 tonnes pour SUNEOR, 18.000 pour les autres et l’ensemble des ventes avoisinent seulement la moitié des chiffres de récolte annoncés par le ministre de l’Agriculture. Ce qui est une révélation de la manipulation de nos chiffres comme ceux de la croissance, le secteur de l’éducation s’effondre, celui de la croissance idem ». « La pauvreté, conclura t-il, est aiguë c’est ce que dit le FMI, le PNUD, la Banque mondiale et même l’agence des statistiques. Et les gens disent dans la rue « on est fatigué! »  
Mercredi 24 Février 2016
Dakaractu




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