La défaite-élimination subie devant la Côte d’Ivoire, le 13 octobre dernier, n’a pas encore fini d’entraîner ses vagues de départ au niveau de la Fédération sénégalaise de football. Après que le premier vice-président, par ailleurs président de la ligue pro, Louis Lamotte, a démissionné, voilà que trois autres ont rendu le tablier, la semaine dernière. Plus que le fond, c’est la forme qui inquiète dans les milieux du football. Parce que si la fédération devait être poussée à la démission, d’autres haut placés devraient en faire de même. Mais, toujours dans de pareilles situations, il faut chercher des boucs-émissaires. Et il faut aller les trouver à la fédération, comme si celle-ci est chargée de s’occuper uniquement de l’équipe nationale A.
Et pourtant, les résultats de cette fédération sont palpables, car toutes les petites catégories jouent au niveau national et, mieux, les équipes nationales juniors ont échoué de peu à la qualification face au Bénin, les cadets sont toujours en course dans les qualifications et, enfin, les filles sont qualifiées pour une première dans les phases finales de coupe d’Afrique des nations. Last but not least, les « Olympiques » se sont non seulement qualifiés pour les phases finales des Jo de Londres, une première encore, mais se sont hissés jusqu’en ¼ de finale. Maintenant, si cette fédération n’a pas travaillé, parce que les « Lions » ont été éliminés, autant la dissoudre pour toujours. Ou bien dissoudre uniquement l’équipe nationale A qui constitue le goulot d’étranglement.
Moussa Diaw Dieng, 2e vice-président et président de la ligue de foot amateur : « Laisser la place à d’autres »
« L’image du Sénégal a été écornée après ce match contre la Côte d’Ivoire, et j’estime que la fédération a une part de responsabilité. Il est vrai qu’il y a d’autres responsabilités dans ce que nous avons vécu, le 13 octobre. Nous avons même frôlé l’incident diplomatique avec la Côte d’Ivoire. La preuve, même le président Macky Sall a présenté ses excuses au peuple ivoirien ». C’est en ces termes que le 2e vice-président de la Fédération sénégalaise de football et président de la ligue amateur, Moussa Diaw Dieng, s’est prononcé sur le motif de sa démission du comité exécutif de la fédération. A son avis, il ne faut pas exposer le Sénégal à de lourdes sanctions. Il s’agit, selon lui, de fermer cette parenthèse douloureuse. C’est pourquoi il a présenté sa démission. « J’estime qu’il fallait libérer de la place à d’autres afin d’y voir plus clair. Donc, j’ai préféré partir pour ne pas gêner », a-t-il dit.
Cheikh Seck, 6e vice-président : « Me Augustin a fait confiance à des gens qui n’avaient rien à faire là-bas »
Pour Cheikh Seck, il y a beaucoup de choses à réorganiser au sein du football sénégalais. « C’est facile de se cacher derrière l’entraîneur national et l’exposer. Il faut tout simplement avouer que la Côte d’Ivoire est meilleure que nous sur tous les plans. Donc ce n’est pas un problème d’entraîneur. Il faut chercher les raisons de l’échec ailleurs. La fédération a joué son rôle aussi bien dans ce match que pendant la Can 2012. Mais, après Bata, on a renvoyé l’entraîneur, ensuite après la Côte d’Ivoire, l’entraîneur qui l’a remplacé a aussi été renvoyé. Moi, je pense qu’il y a une réorganisation à faire, car autour du président, il y a des gens qui n’ont rien à faire là-bas. Me Augustin a tout fait, il a fait confiance à des gens qui n’avaient rien à faire là-bas. En tout cas, moi je trouve anormal de limoger l’entraîneur et que l’équipe fédérale reste », a indiqué Cheikh Seck. Reconnaissant que dans le football on n’a jamais vu une fédération démissionner et renvoyer son entraîneur à la suite de mauvais résultats, Cheikh Seck estime cependant que le Sénégal constitue une exception du genre. Alors, qu’est-ce qui l’a poussé à démissionner ? A ce sujet, l’ancien international estime que ce sont les critiques de tous bords qui l’ont obligé à jeter l’éponge. Toutefois, il compte prendre du recul et attendre. « C’est dommage que tout cela tombe sur le président Augustin Senghor ».
Ibrihima Traoré, 3e viceprésident : « Il faut savoir partir à temps »
Comme les deux premiers, Ibrahima Traoré a déclaré avoir démissionné pour des raisons personnelles. « Nous sommes à un niveau où il est inutile de s’accrocher. Je préfère aller m’occuper d’autre chose, tout en restant toujours dans le football », a indiqué l’ancien l’arbitre international. A son avis, ce n’est pas la défaite seulement qui l’a poussé à partir, mais les événements malheureux qui se sont produits dans le match et qui n’honorent pas le Sénégal. « Les gens pensent qu’il faut partir, il est inutile donc d’attendre la fin de notre mandat. Au niveau local, on a fait de bons résultats, mais il faut savoir partir quand il est temps », a-t-il conclu.
Et pourtant, les résultats de cette fédération sont palpables, car toutes les petites catégories jouent au niveau national et, mieux, les équipes nationales juniors ont échoué de peu à la qualification face au Bénin, les cadets sont toujours en course dans les qualifications et, enfin, les filles sont qualifiées pour une première dans les phases finales de coupe d’Afrique des nations. Last but not least, les « Olympiques » se sont non seulement qualifiés pour les phases finales des Jo de Londres, une première encore, mais se sont hissés jusqu’en ¼ de finale. Maintenant, si cette fédération n’a pas travaillé, parce que les « Lions » ont été éliminés, autant la dissoudre pour toujours. Ou bien dissoudre uniquement l’équipe nationale A qui constitue le goulot d’étranglement.
Moussa Diaw Dieng, 2e vice-président et président de la ligue de foot amateur : « Laisser la place à d’autres »
« L’image du Sénégal a été écornée après ce match contre la Côte d’Ivoire, et j’estime que la fédération a une part de responsabilité. Il est vrai qu’il y a d’autres responsabilités dans ce que nous avons vécu, le 13 octobre. Nous avons même frôlé l’incident diplomatique avec la Côte d’Ivoire. La preuve, même le président Macky Sall a présenté ses excuses au peuple ivoirien ». C’est en ces termes que le 2e vice-président de la Fédération sénégalaise de football et président de la ligue amateur, Moussa Diaw Dieng, s’est prononcé sur le motif de sa démission du comité exécutif de la fédération. A son avis, il ne faut pas exposer le Sénégal à de lourdes sanctions. Il s’agit, selon lui, de fermer cette parenthèse douloureuse. C’est pourquoi il a présenté sa démission. « J’estime qu’il fallait libérer de la place à d’autres afin d’y voir plus clair. Donc, j’ai préféré partir pour ne pas gêner », a-t-il dit.
Cheikh Seck, 6e vice-président : « Me Augustin a fait confiance à des gens qui n’avaient rien à faire là-bas »
Pour Cheikh Seck, il y a beaucoup de choses à réorganiser au sein du football sénégalais. « C’est facile de se cacher derrière l’entraîneur national et l’exposer. Il faut tout simplement avouer que la Côte d’Ivoire est meilleure que nous sur tous les plans. Donc ce n’est pas un problème d’entraîneur. Il faut chercher les raisons de l’échec ailleurs. La fédération a joué son rôle aussi bien dans ce match que pendant la Can 2012. Mais, après Bata, on a renvoyé l’entraîneur, ensuite après la Côte d’Ivoire, l’entraîneur qui l’a remplacé a aussi été renvoyé. Moi, je pense qu’il y a une réorganisation à faire, car autour du président, il y a des gens qui n’ont rien à faire là-bas. Me Augustin a tout fait, il a fait confiance à des gens qui n’avaient rien à faire là-bas. En tout cas, moi je trouve anormal de limoger l’entraîneur et que l’équipe fédérale reste », a indiqué Cheikh Seck. Reconnaissant que dans le football on n’a jamais vu une fédération démissionner et renvoyer son entraîneur à la suite de mauvais résultats, Cheikh Seck estime cependant que le Sénégal constitue une exception du genre. Alors, qu’est-ce qui l’a poussé à démissionner ? A ce sujet, l’ancien international estime que ce sont les critiques de tous bords qui l’ont obligé à jeter l’éponge. Toutefois, il compte prendre du recul et attendre. « C’est dommage que tout cela tombe sur le président Augustin Senghor ».
Ibrihima Traoré, 3e viceprésident : « Il faut savoir partir à temps »
Comme les deux premiers, Ibrahima Traoré a déclaré avoir démissionné pour des raisons personnelles. « Nous sommes à un niveau où il est inutile de s’accrocher. Je préfère aller m’occuper d’autre chose, tout en restant toujours dans le football », a indiqué l’ancien l’arbitre international. A son avis, ce n’est pas la défaite seulement qui l’a poussé à partir, mais les événements malheureux qui se sont produits dans le match et qui n’honorent pas le Sénégal. « Les gens pensent qu’il faut partir, il est inutile donc d’attendre la fin de notre mandat. Au niveau local, on a fait de bons résultats, mais il faut savoir partir quand il est temps », a-t-il conclu.
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