Faux-Cv : Quand le ministre de la Jeunesse trompe le Président Sall / Pape Gorgui Ndong n’a jamais été en licence


C’est la vraie histoire d’un jeune employé d’Africamer devenu ministre de la République par usurpation du destin de jouer un rôle exceptionnel que nous allons vous raconter dans les colonnes qui suivent.
En effet, dans un entretien, à haute teneur biographique, accordé au quotidien L’Observateur (N° 4217 du samedi 14 au dimanche 15 octobre 2017), le ministre de la Jeunesse Pape Gorgui Ndong a servi un tissu de contrevérités, qu’on se demande si la coutumière enquête de moralité a été faite préalablement à  sa nomination.
Interrogé sur son niveau d’études, M. Ndong répond, hâtivement, qu’il a arrêté ses humanités en licence, sans précision de faculté. Cela n’est pas vrai, ainsi que l’illustre son phrasé de « primairien » à l’entendre parler. Il est même légitime de se demander si ce dernier, qui parle le français comme un Basque parlerait l’espagnol, a le baccalauréat. Et pour cause,  à la faveur de la même interview, il déclare avoir passé le bac A3 et, suprême paradoxe, quelques lignes plus loin, il affirme être arrivé à l’Université de Dakar en 1999. Tout le monde sait que la dernière édition du bac A3, transmué en bac L en 1998, date de 1997. Sous ce rapport, Pape Ndong n’a qu’à préciser en quelle année il a eu son bac entre 1997 et 1999.  
Ainsi, à la date du 10 mai 2012 quand il a été nommé directeur général de l’OFEJBAN, il était un chômeur qui vivait des maigres retombées de ses activités syndicales.
Au plan politique, le ministre de la Jeunesse, face à L’Obs, a sciemment occulté des pages entières de son parcours dans le Parti démocratique sénégalais en faisant croire à son monde qu’il était au Pds uniquement pour soutenir son parent fatickois Macky Sall et que ce compagnonnage devait s’arrêter avec le départ de l’ex-Premier ministre.  Que nenni ! Entre 2006 et 2008, Pape Ndong a fréquenté plusieurs leaders politiques proches du pape du Sopi. D’abord, il a cheminé avec un certain Pape Momar Dièye, actuel secrétaire général du Syndicat de la Micro-Finance, dans l’Ufpe de Mbaye Diack et ensuite dans un mouvement de soutien à Wade à la présidentielle de 2007 dénommé M2M, créé par Youssou Diallo, alors conseiller technique à la Présidence de la République et, aujourd’hui, Pca de SONACOS S.A.
Au lendemain de la présidentielle de 2007, humilié à l’occasion d’une réunion de l’Ujtl, il a cherché, en se jouant des rivalités entre libéraux, à se rapprocher de Karim Wade, en voulant adhérer à la Génération du Concret. A ce propos, il avait projeté de mettre sur pied un mouvement appelé ABCD (Alliance de la Banlieue pour le Concret et le Développement). Il a même songé, un moment, adhérer au parti de Cheikh Bamab Dièye, sur qui misaient, à l’époque, d’aucuns devant la déchéance de crédibilité qui commençait à frapper l’élite traditionnelle. C’est un ami qu’il l’a dissuadé à la dernière en lui conseillant de se rapprocher de l’alors président de l’Assemblée nationale Macky Sall, qui était en disgrâce. L’essentiel pour l’enfant de Yayème, devenu homme à tout faire du maire de Pikine-Ouest Pape Gora Thiam, était d’exister politiquement pour donner un sens à son existence.
En définitive, le fait de rejoindre le Président Sall, chez Pape Ndong, qui s’est hissé au sommet à la florentine, a été dicté par des raisons purement tactiques.
Lundi 30 Octobre 2017
Dakaractu



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