Fausse facture du Gie Keur Tabbar, faux procès-verbal de réception et mandat de payement signés de sa main : Au-delà des aveux de Mbaye Touré & Cie, voici les preuves matérielles qui enfoncent Khalifa Sall

Actusen, qui n’est ni pro-Pouvoir ni pro-Opposition, pour ne pas dire pro-Khalifa Ababacar Sall, ose être formel : avec cette histoire de la Caisse d’avance, le Maire de la Ville de Dakar risque d’être fait comme une antilope aux prises avec un guépard, qui s’est allégrement jetée dans la gueule du fauve.

Parallèlement aux aveux de ses complices qui lui tiennent compagnie à la prison de Rebeuss, Khalifa Sall a apposé sa signature sur une foule de documents manifestement faux que nous publions en fac-similé et sur lesquels il est question de Caisse d’avance dont l’utilisation est à justifier, et non de Fonds Politiques. Révélations explosives !


L’aveu est la reine des preuves, dit-on. Aussi, à la lecture des confessions faites aux enquêteurs de l’Inspection générale d’Etat (Ige), puis de la Division des investigations criminelles (Dic) de la Police, par de proches collaborateurs du Maire de Dakar, les détracteurs de ce derniers et tous ceux qui sont convaincus que Khalifa Sall a des choses à se reprocher avec l’utilisation de la fameuse Caisse d’avance de l’institution qu’il dirige, ont fait sien cet adage.

Et aujourd’hui, eu égard aux documents qui sont en notre possession et que nous publions en fac-similé, nous pouvons affirmer qu’aux aveux viennent s’ajouter des écrits qui enfoncent le Maire de la Ville de Dakar. Comme pour dire : «Verba volant, scripta manent» (Les paroles s’envolent, les écrits restent).

Des preuves matérielles qui fondent à affirmer ce qui suit :

D’abord, en dépit de toutes les dénégations, Khalifa Ababacar Sall savait bel et bien qu’il utilisait non pas des «Fonds Politiques» insusceptibles de contrôle sous tous les cieux, mais bien une Caisse d’avance d’un montant de trente (30) millions de francs Cfa créée par un Arrêté daté du 31 janvier 2003 et dont l’Article 5 stipule de manière claire, nette et précise, pour faire le départ d’avec des «Fonds Politiques» : «Le Gérant de cette Caisse d’avance, qui sera nommé par décision du Maire de la Ville de Dakar, devra justifier des avances qui lui seront consenties dans les délais et formes réglementaires» ;

Ensuite, il est mentionné de manière claire sur ce «Mandat de Payement» (voir fac-similé) émis par Khalifa Ababacar Sall – il porte son cachet et sa signature – que le Percepteur municipal doit payer à Mbaye Touré, Gérant de la Caisse d’avance, un montant de trente (30) millions de francs Cfa, au titre de l’«Alimentation de la Caisse d’avance destinée à la prise en charge de diverses dépenses».

Enfin, ce montant payé par le Percepteur, une fois utilisé, Khalifa Sall & Cie, en vue d’être réapprovisionnés, mettent sur le bureau du Comptable public deux documents destinés à prouver l’utilisation du précédent encaissement : d’une part, une facture émise par le Gie Keur Tabbar (voir fac similé) dont la Trésorière est la Secrétaire du Directeur administratif et financier (Daf) du Maire de la Ville de Dakar ; d’autre part, un Procès Verbal de Réception est signé par les membres de la Commission de réception, ici, il s’agit de Mbaye Touré (Daf), Ibrahima Yatma Diao (Chef de la Division Financière et Comptable) et Amadou Moctar Diop (magasinier). Et par… Khalifa Ababacar Sall, le Maire. Tous attestent avoir réceptionné les livraisons du Gie Keur Tabbar (voir fac similé).

Seulement, le faux est au cœur de tout ce qui précède. Tous diront sur Procès verbal à l’Ige et à la Dic, à l’image de Mbaye Touré : «En réalité, le Gie Keur Tabbar n’a jamais fourni de denrées alimentaires…» Le Daf de la Mairie de Ville de Dakar enfoncera le clou en avouant avoir remis le montant de cette Caisse d’avance à Khalifa Ababacar Sall en mains propres.

Toutes choses qui ont fondé la justice à inculper Khalifa Ababacar Sall & Cie pour «faux en écritures de commerce» du fait des fausses factures du Gie Keur Tabbar, puni par l’article 132 et suivants du Code Pénal ; faux dans un document administratif, car le Procès verbal de réception est un faux punit par l’article 137 du Code Pénal ; détournement de deniers publics, car, pas un grain de mil ou riz n’a été payé et livré, l’argent prenant des voies de contournement ; escroquerie portant sur les deniers publics ; association de malfaiteurs ; blanchissement d’argent qui vise Khalifa Ababacar Sall, Mbaye Touré et X.

Donc, c’est peut dire que le Maire de la Ville de Dakar et consorts se sont confortablement installés dans de sales draps. Et que tout laisse croire qu’en dépit des attaques et autres procès d’intention contre la justice, les contempteurs de celle-ci risquent de réfléchir par deux fois, avant de ruer dans les brancards de Dame justice, dans la conduite des affaires de ce dossier.

Actusen

Fausse facture du Gie Keur Tabbar, faux procès-verbal de réception et mandat de payement signés de sa main : Au-delà des aveux de Mbaye Touré & Cie, voici les preuves matérielles qui enfoncent Khalifa Sall

Fausse facture du Gie Keur Tabbar, faux procès-verbal de réception et mandat de payement signés de sa main : Au-delà des aveux de Mbaye Touré & Cie, voici les preuves matérielles qui enfoncent Khalifa Sall

Fausse facture du Gie Keur Tabbar, faux procès-verbal de réception et mandat de payement signés de sa main : Au-delà des aveux de Mbaye Touré & Cie, voici les preuves matérielles qui enfoncent Khalifa Sall


Fausse facture du Gie Keur Tabbar, faux procès-verbal de réception et mandat de payement signés de sa main : Au-delà des aveux de Mbaye Touré & Cie, voici les preuves matérielles qui enfoncent Khalifa Sall
Samedi 11 Mars 2017
Dakaractu




1.Posté par Sidiki Diouf le 11/03/2017 08:56
Bien sûr que khalifa Sall fait faux et usage de faux. E t les montants en question sont si importants que le Pouvoir ne pouvait passer sous silence mais surtout ,il fallait arrêter la saignée

2.Posté par Serge le 11/03/2017 11:29
Les textes légaux et reglementaires qui régissent la création l'organisation et le fonctionnement de la caisse d'avance de la Mairie de Dakar sont d'une clarté et d'une transparence sans équivoque. Sous ce rapport la confondre à des fonds politiques dénotent objectivement parlant que M. Khalifa SALL n'a pas pour l'instant le profil de l'emploi pour prétendre aux charges présidentielles. Il gagnerait à se faire former pedagogiquement parlant sur les fondements la démarche et les finalités de la gestion des finances publiques pour juguler les carences dont il a fait montre dans ce domaine.

Par ailleurs je prie en ce saint temps de carême que Dieu lui comble de sa miséricorde afin qu'il sorte rapidement de cette épreuve que tout humain ne devrait souhaiter à son prochain. AMEN.

Serge Louis Dethie CISSE

3.Posté par foooo le 11/03/2017 12:57
Vous voyez bien le tampon du percepteur qui que c'est bon à payer. Alors pourquoi Khalifa et pas les percepteurs ?

4.Posté par Le Psy le 11/03/2017 22:40
Même s'il avait toute les preuves incontestables contre Khalifa Sall, ce que le commun des sénégalais ne peut pas accepter c'est justement cette justice sélective.
Wa Salam

5.Posté par Dame le 12/03/2017 12:45
Toute personne qui se dit pro khalifa dans cette affaire est un truand comme lui et un mauvais citoyen. Pour le percepteur on peut le soupçonner de complicité mais ça ; c'est seule khalifa qui peut le prouver en toute franchise car lui il fait un act légale qui consiste a decaisse un montant suite à la demande et la présentation d'un document par khalifa.Apres décaissement c'est là-bas que commence le faux et usage de faux . Khalifa est conscient de cette bêtise qu'il a commencé en 2009 et qu'il a arrête en 2015 .Obligé par certains zèle de profiter de la situation politique et de s'opposer au régime en place en utilisant la victimisation pour présenter sa candidature prochaine aux élection mais 'conscient des bêtises qu'il commettait à la mairie dans la gestion de certains fonds la peur l'obligeait à arrête le faux et usage de faux en 2015 pour répondre aux sollicitations de ces camarades zélés qui eux meme ne comprenaient pas sa passivité malgré leur action soutenue pour le mètre au devant de la scene pour prendre la place de Tanor et celle de du président Macky après
Ceux qui connaissent la personne savaient qu'il y'avait quelque chose de sérieux qui lui faisait peur et l'obligeait à ne pas aller trop au devant de la scene , pour ne pas réveiller certains secrets qui pourront créer sa décadence en l'amenant directement à l'hôtel zéro étoile. Les secrets sont comme l'argent ils n'aiment pas le bruit .
En faisant trop de bruit il a réveillé et révèle le secret .
La question qu'on se pose
Combien de GIE fictif ont existe à la mairie de Dakar et dans d'autre secteur pour commettre ces BÊTISES impardonnables.
C'est tout simplement CRIMINELLE .



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