FINANCES PUBLIQUES : Exécution satisfaisante des dépenses publiques en février 2017

L’exécution budgétaire au terme des deux premiers mois de l’année 2017 est marquée par un solde global déficitaire de 152,9 milliards résultant d’une exécution satisfaisante des dépenses, notamment celles d’investissement, et d’une évolution timide du recouvrement, selon le rapport mensuel de conjecture.


Les dépenses totales et prêts nets, évalués à 451,7 milliards en fin février 2017, ont progressé de 41,9%, tandis que les ressources, estimées à 298,8 milliards ont été quasi stables (+0,3%).
Les ressources sont composées de recettes budgétaires pour 275,4 milliards et de dons en capital évalués à 23,4 milliards.
Elles ont enregistré une hausse modérée d’un (1) milliard (+0,3%), par rapport aux deux premiers mois de 2016, en raison, notamment, du repli de 0,1% des recettes budgétaires, atténué par la progression de 5,7% des dons en capital.
Concernant les recettes budgétaires, la baisse observée reflète la diminution de 0,3% des recettes fiscales qui se sont établies à 271,7 milliards contre 272,6 milliards un an auparavant. Cette contraction résulte, essentiellement, du repli des recouvrements au titre du FSIPP, qui sont passés de 24 milliards en cumul à fin février 2016 à 2,7 milliards à fin février 2017, soit un repli de 21,3 milliards. Cette situation traduit, notamment, le maintien des prix à la pompe malgré la remontée du cours du baril et l’appréciation du dollar.
Toutefois, la baisse relevée a été atténuée par la bonne tenue du recouvrement de la TVA globale (79,8 milliards), de l’impôt sur les sociétés (51 milliards) et de l’impôt sur le revenu (52 milliards) qui se sont confortés respectivement de 12%, 8,3% et 2,6%.
Les dépenses totales et prêts nets ont, pour leur part, fortement progressé passant de 318,3 milliards à 451,7 milliards sur un an, soit une augmentation de 133,5 milliards (+41,9%). Cette amélioration reflète l’exécution soutenue des dépenses d’investissement ainsi que le niveau élevé des charges courantes.
S’agissant des dépenses en capital, elles ont été exécutées à hauteur de 172,8 milliards, soit une progression de 77,4 milliards tirée par les investissements financés sur ressources internes (130,5 mil- liards) avec une hausse de 66,8 milliards.
Les investissements financés sur ressources externes se sont, pour leur part, consolidés de 33,6% pour atteindre 42,3 milliards.
En ce qui concerne les dépenses courantes, évaluées à 272,2 milliards, elles ont progressé de 22,1% à la faveur notamment de l’augmentation des charges d’intérêt sur la dette (48,9 milliards), des charges de fonctionnement (136,3 milliards) et de la masse salariale (93,8 milliards).
Jeudi 6 Avril 2017
Dakaractu




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