Explosions au Camp Mpila à Brazzaville en République du Congo: la solidarité nationale et internationale se met en place

Deux jours après la série d'explosions qui ont ravagé le quartier Mpila à Brazzaville, faisant plus de 150 morts et des milliers de blessés, selon les premières données officielles, les autorités congolaises appellent à la solidarité nationale et internationale, afin d'assister les victimes de ces explosions.


Explosions au Camp Mpila à Brazzaville en République du Congo: la solidarité nationale et internationale se met en place
La coordination humanitaire regroupant des autorités congolaises et des partenaires, s'est réunie le 5 mars à Brazzaville sous le patronage de la ministre des affaires sociales, de l'action humanitaire et de la solidarité, Emilienne Raoul. L'objectif de cette réunion était de mettre en place une stratégie visant à mobiliser les ressources destinées aux sinistrés. A cet effet, le coordonnateur résident du système des Nations Unies au Congo, Lamin Manneh, a fait savoir que l'Equipe pays des Nations Unies avait commencé à prendre des contacts avec certains partenaires techniques et financiers dans le cadre de la mobilisation des ressources.

Dimanche, le Président Denis Sassou N'Guesso demandait au peuple congolais de prendre du courage et de faire preuve de solidarité à l'endroit des victimes et de leurs familles, rassurant que le gouvernement était en train de prendre les mesures possibles pour soutenir toutes les personnes en détresse. Dans une interview accordée lundi à RFI, le maire de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé, a appelé, lui aussi, à la solidarité nationale.

Au cours de la réunion de coordination humanitaire, Mme Emilienne Raoul a invité les partenaires internationaux à aider le Congo à définir les besoins réels des sinistrés pour mieux les assister. L'assistance définitive ne pourrait être mobilisée que sur la base d’un état de besoin issu d’une évaluation adéquate des dommages, a-t-elle précisé.

Déjà, le Maroc avait annoncé l'envoi d'une aide d'urgence à Brazzaville. La France a mobilisé une équipe médicale composée de dix neuf réservistes sanitaires, dont six médecins et trois chirurgiens ; cinq tonnes de médicaments ; une trentaine de tentes pouvant abriter chacune une dizaine de personnes sans abri. Selon l’ambassadeur de France en République du Congo, Jean François Valette, cette équipe médicale devrait arriver dans la nuit du 5 au 6 mars.

La République démocratique du Congo (RDC) a dépêché, le 5 mars, une délégation à Brazzaville, conduite par son ministre des affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, afin d'étudier les possibilités d’appuyer les autorités de Brazzaville dans la prise en charge médicale des blessés.

«Le ministre de la santé publique va voir comment organiser un appui de notre part. Appui qui a déjà été donné depuis hier. Nous avons donné quelques kits médicaux et on va envoyer d’autres aujourd’hui et étudier la possibilité de transférer d’autres blessés graves à Kinshasa. Le ministre de la santé a pris des dispositions nécessaires auprès de nos formations médicales à Kinshasa pour réserver des places nécessaires de manière de pouvoir ramener en RDC des blessés que nous pouvons soigner avant qu’ils ne rentrent chez eux», a dit Alexis Thambwe Mwamba.

L’Union européenne (UE), à travers son agence humanitaire, s'est engagée à apporter une aide d'une valeur d'environ 250.000 dollars au gouvernement congolais. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé qu'elle mettrait deux tonnes de médicaments à la disposition des équipes humanitaires, ainsi que vingt chirurgiens. L'ONG américaine, MAG, spécialisée dans les opérations de déminage, a exprimé sa disponibilité à aider les autorités congolaises pour faciliter les opérations. Elle entend également s'impliquer pour l'information communautaire sur les dangers liés aux explosions de munitions. Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a appelé à la solidarité des États membres et de la communauté internationale, pour assister le gouvernement congolais à faire face au drame.

Au plan national, des entreprises et communautés religieuses se mobilisent aussi pour assister les sinistrés. Depuis deux jours, la Croix-Rouge congolaise travaille d'arrache pied, en acheminant les blessés vers les hôpitaux de la ville, a indiqué Christian César Ndinga, le président national de cette organisation.
Mercredi 7 Mars 2012
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