Exploitation du charbon de bois à Koumpentoum : « La forêt est au service des populations », selon le capitaine A. Diop


Exploitation du charbon de bois à Koumpentoum : « La forêt est au service des populations », selon le capitaine A. Diop
Le département de Koumpentoum dispose d’un important potentiel agro sylvopastoral, avec un taux de classement qui avoisine les 20%. L’exploitation des ressources forestières joue un rôle important dans l’économie du département, mais à force d’être exploitée cette forêt, ne court-elle pas le risque de disparaître ? « Non ! si les principes de l’aménagement sont respectés, il n’y a aucun risque. » Rassure le capitaine Aldiouma Diop, chef du secteur des Eaux et Forêts de Koumpentoum. 

Ainsi, au niveau des trois massifs forestiers ouverts régulièrement à l’exploitation forestière, le Service des Eaux et Forêts a mis en place de nouvelles formes d’exploitation forestière à travers le PROGEDE 2 afin d’augmenter les revenus des communautés tout en préservant les écosystèmes forestiers. Ces massifs forestiers (Paniates, Niani et Niani Saloum), régulièrement ouverts à l’exploitation de charbon bénéficient chacun d’un Plan d’Aménagement.  Au-delà de l’exploitation du charbon de bois, ces plans ont pris en compte d’autres aspects comme le reboisement, la mise en défense, la lutte contre les feux de brousse, etc.  Autrement dit, en autorisant l’exploitation de ces massifs, le Service forestier veille parallèlement, à leur restauration dans leur diversité biologique et à leur protection. En outre,  l’exploitation de ces surfaces, représente un intérêt économique important pour les populations, les Collectivités locales limitrophes (Commune), les villages qui sont les principaux bénéficiaires. Selon le Capitaine Diop, « sur chaque sac de charbon produit, un prélèvement de 200 FCFA est opéré. Cette somme est répartie entre ces différents bénéficiaires suivant une clé de répartition». Voilà qui explique que l’exploitation des ressources forestières revêt une place importante dans les ressources financières des communes que compte le département, car en plus des recettes citées plus haut, « certaines communes bénéficient de 70% de la vente des produits saisies et des recettes des transactions forestières. Ainsi, un état est fait pour la répartition de ces recettes aux différentes communes bénéficiaires. » a dit le Capitaine Diop, Chef du service des Eaux et Forêts de Koumpentoum. 

Cependant, avec l’avènement de l’acte III de la décentralisation, il serait judicieux de voir comment le conseil départemental pourrait bénéficier des avantages de sa forêt. La révision du code forestier, encore en gestation, prendra très certainement en compte cette question, pour permettre à cette nouvelle entité « de profiter pleinement de sa forêt. »
Mardi 2 Février 2016
Dakaractu




Dans la même rubrique :