Experts Associés Sénégal (ex-EAS) « Le contrôle de sûreté aéroportuaire : une réelle valeur ajoutée des sociétés privées »


Dans un dossier paru sur votre site intitulé « Comment la souveraineté sécuritaire a été bradée à l'aéroport Léopold Sédar Senghor », Dakaractu a jugé utile de mentionner Experts Associés Sénégal (EAS).

C’est une prérogative que nous vous reconnaissons naturellement, eu égard au droit à l’information de vos lecteurs et compte tenu de notre respect de la liberté de  presse.

Vous indiquez qu’Experts Associés est la seule société sénégalaise de contrôle documentaire et de contrôle de sureté des compagnies aériennes à l’aéroport LSS de Dakar. Le premier terme des informations contenues dans votre enquête n’est pas inexact : Experts Associés Sénégal est en effet la seule société à capitaux 100 % sénégalais qui s’active dans le contrôle documentaire et le contrôle de sureté. Nous voulons souligner le fait qu’au Sénégal, l’Etat a d’abord fait confiance à une société de contrôle documentaire sénégalaise, Experts Associés, puisque nous avons opéré depuis 2002 en commençant par le traitement de la sûreté aux normes américaines des vols à destination de New-York, USA. Les autres sociétés de sûreté que vous citez dans votre dossier sont arrivées à l’aéroport LSS de Dakar après nous.

Ceci étant, il serait un peu réducteur de réduire Experts Associés à sa dimension nationale. Notre société fait en effet partie d’un Groupe aujourd’hui reconnu et demandé, Experts Associés International, qui a su exporter le savoir-faire et l’expertise nationale sénégalaise en matière de contrôle de sûreté dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, et jusqu’en Afrique centrale. Le Groupe Experts Associés International, ce sont  450 collaborateurs dans 8 pays dont plus d’une vingtaine de Managers, Auditeurs et Formateurs certifiés en matière de sûreté aéroportuaire. Notre filiale sénégalaise, rebaptisé Experts Associes Sénégal depuis 2016, compte près d’une centaine de collaborateurs, ce qui fait de nous le deuxième employeur privé de la plateforme de l’aéroport international de Dakar. Outre sa maison-mère au Sénégal, Experts Associés compte des filiales au Mali, au Burkina, en Guinée, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Congo.  Plusieurs cadres sénégalais officient en tant qu’expatriés au sein des filiales africaines.
 

Par ailleurs, nous sommes au regret de devoir vous indiquer que la présentation que vous avez faite de M. Sidy Bouya Ndiaye, père de notre PDG M. Cheikh Mandiogou Denis Ndiaye, est erronée : il n’a jamais été « Commissaire de police ». M. Sidy Bouya Ndiaye est Colonel de l’armée de l’Air à la retraite.   
 

Sur le fond, votre dossier postule que « la souveraineté sécuritaire a été bradée à l'aéroport Léopold Sédar Senghor ». Ainsi, vous vous posez la question de savoir « comment se fait-il qu'il y ait autant de sociétés pour gérer le contrôle de sûreté de l’aéroport Léopold Senghor alors qu'il suffisait de renforcer les moyens humains et techniques de notre police nationale, l'une des plus efficaces du continent voire du monde ». C’est une conception qui pourrait ne pas prendre en compte toute la réalité de la menace que les mesures en question sont censées combattre.  En effet, ladite menace est multiforme, changeante et s’appuie sur la libre circulation des biens et personnes pour mener son action mortelle et destructrice.  Afin de pouvoir s’adapter à sa volatilité et à sa mobilité, les Gouvernements et les Experts internationaux ont exhorté les Etats Africains depuis déjà plusieurs années (conférence de Nairobi, Avril 2010) à s’appuyer sur le secteur privé pour apporter une réponse adéquate à la menace qui est elle aussi de type privé. Dans ce dispositif, l’Etat à la lourde mission d’assurer le contrôle et la supervision des services privés, ce qui est en soit, une tâche essentielle et extrêmement importante. Il faut  rappeler que les compagnies aériennes, qui sont nos clients, engagent leurs responsabilités civile et pénale individuelles, au cas où elles transporteraient un passager dont l’identité est fausse ou n’est pas établie. Elles encourent de lourdes pénalités et des condamnations, dans les pays de destination comme de départ, en plus des coûts d’hébergement et de rapatriement. De plus, Le contrôle documentaire et de sûreté par des entreprises privées n’est pas l’apanage de l’Afrique, il est pratiqué sur tous les continents.

A cet égard, nous vous ferons observer que la délégation d’une mission de service public à des prestataires privés est pratiquée dans plusieurs secteurs d’activités, où elle a fait la preuve de son efficacité. Cela ne vous aura pas échappé : à titre d’exemple, la réservation des rendez-vous pour l’établissement des passeports se fait par un opérateur privé. A titre d’illustration toujours, le processus de délivrance des  visas, qui est une prérogative régalienne, est confiée de plus en plus par les ambassades du monde entier à des prestataires privés. Enfin, dernier exemple qui concerne notre secteur : il a été décidé de confier la gestion du futur aéroport international Blaise Diagne de Diass à un opérateur privé. La réalité est que cette pratique de partenariat public privé (PPP) a remédié aux lourdeurs administratives, aux tracasseries des usagers et renforcé la qualité du service, avec un meilleur rapport qualité-prix. De surcroît, pour ce qui nous concerne, la puissance publique conserve son plein droit de regard, de supervision et de contrôle des activités de sûreté, qui sont astreintes à l’obligation de performance fixée par l’Autorité.

De ce point de vue, l’implication du secteur privé est un gage de modernité, de performance et de transparence pour la sûreté du transport aérien à partir de l’aéroport LSS, qui est dans cette configuration détentrice de la confiance des aviations civiles des pays de destination se sentant les plus menacés.

Chez Experts Associés, nous croyons aux vertus de la saine concurrence, qui est une motivation pour l’excellence, la quête de la qualité et de la satisfaction du client. Les compagnies aériennes, nos clients, ont le libre choix de confier leurs prestations à la société qui leur offre le meilleur rapport qualité/prix. Ce qui est bien la moindre des choses dans un pays comme le Sénégal, où l’initiative privée est encouragée et favorisée par l’Etat.

Enfin, vous écrivez que « les 5 milliards distribués annuellement à ces sociétés pouvaient servir à renforcer la police nationale apte à gérer le premier et le deuxième contrôle, quitte à se faire assister par une expertise appropriée ». Justement, nous sommes cette « expertise appropriée ». Pour être la société de sûreté la plus importante, nous pouvons vous confirmer que 5 milliards ne sont pas distribués annuellement aux sociétés de sûreté et que nos services sont entièrement à la charge de nos clients : les compagnies aériennes.  Nous ne recevons pas 1 franc de la redevance par passager collectée par l’Etat pour l’organisation et la mise en œuvre de la sûreté à l’aéroport LSS de Dakar.  Cela pour une raison bien simple, qui est que nous intervenons dans le cadre de mesures dites « additionnelles », souhaitées par les compagnies aériennes et qui viennent s’ajouter aux mesures mises en œuvre par l’Etat et le Gestionnaire aéroportuaire.  Pour ce faire, nous avons des processus rigoureux de recrutement, de formation, de suivi et de maintien des compétences de nos collaborateurs.  

Ce sont là les précisions qu’il nous a paru opportun d’apporter à vos lecteurs, pour une juste information du public et pour la préservation de notre réputation de crédibilité.
 

      Mme Dieynaba S. Kamara

                                                     Directrice Ressources Humaines et Juridique

        Experts Associés International

                                                  Contact presse :facebook@expertsassocies.com

Mercredi 28 Septembre 2016



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