Euro 2016 : GROSSE DÉSILLUSION POUR LES DIABLES

Encouragés par un public exceptionnel à Lyon, les Diables Rouges ont loupé leur premier match à l'Euro (0-2, mi-temps: 0-1). Les hommes de Marc Wimots sont tombés sur un os avec l'Italie, pourtant baptisée comme "la pire Squadra Azzura de l'histoire". Emanuele Giaccherini a joué un vilain tour à la Belgique à la demi-heure de jeu (31e, assist de Leonardo Bonucci). En seconde période, malgré un Kevin De Bruyne méconnaissable et un Romelu Lukaku seul au monde, la Belgique a poussé pour recoller au score. En vain. Graziano Pellé a enfoncé le clou dans le temps réglementaire (90e, 0-2). Le prochain duel face à l'Irlande s'annonce déjà décisif pour les Diables (samedi, 15 heures).


Euro 2016 : GROSSE DÉSILLUSION POUR LES DIABLES
. Conte 1-Wilmots 0
Oui, Marc Wilmots a perdu la bataille tactique face à Antonio Conte. C'est la différence les bons et les grands entraîneurs. En plaçant Kevin De Bruyne à droite (méconnaissable ce soir) et Marouane Fellaini très haut dans l'entrejeu, Marc Wilmots a fait les mauvais choix. En s'adaptant  l'adversaire, le "Taureau de Dongelberg" a eu peur de son homologue italien. L'Italie, dont le sens de l'organisation rappelle l'Atletico Madrid de Diego "El Cholo Simeone", avait bien prévu le coup. Aller au combat physique n'a jamais fait peur au quatuor Bonucci-Chiellini-Barzagli-De Rossi, qui a pris un malin plaisir à mettre Romelu Lukaku sous l'éteignoir. Avec des gars comme Divock Origi, Yannick Carrasco, Michy Batshuayi et Dries Mertens laissés sur le banc, on a envie de dire que c'est du gâchis pour les Diables. Car les solutions de rechange ne manquaient pourtant pas pour Marc Wilmots.


2. L'Italie reste l'Italie
C'était donc "la pire Squadra de l'histoire" (selon la presse italienne). Pourtant, cette Nazionale est encore parvenue à se sublimer pendant une grande compétition. Au bout du compte, c'est même devenu l'une de ses forces. "C'est une équipe complètement différente en tournoi", rappelait justement Philippe Albert sur la RTBF. Une surprise? Non, donc. Même privée de Marco Verratti et Claudio Marchisio, l'Italie reste l'Italie. Sa culture n'a pas changé d'un iota: une rigueur collective proche de l'excellence, une intelligence de jeu hors pair, une grosse débauche d'énergie et un jeu direct en zone offensive. Ne tombons pas dans le panneau: les hommes d'Antonio Conte sont très habiles balle au pied.

3. Kevin, où es-tu?
C'est tout simplement le pire match de Kevin De Bruyne sous le maillot des Diables. Placé sur le flanc droit (une place qu'il n'affectionne pas), KDB, brillant avec Manchester City cette saison, a quasiment tout loupé face à l'Italie. Il n'a réussi que 55% de ses passes. Un chiffre inacceptable pour un joueur de son calibre.
Lundi 13 Juin 2016
Dakaractu




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