États-Unis : les regards se tournent vers Michelle Obama pour 2020



Sur Internet, les partisans d’Hillary Clinton se sont trouvé une nouvelle championne en la personne de Michelle Obama. Seulement, l’actuelle première dame réfute toute visée présidentielle.
Encore groggy par une défaite qu’ils n’attendaient pas, les partisans d’Hillary Clinton se sont-ils trouvé une nouvelle championne? Depuis 24 heures, un nom revient avec insistance: celui de l’actuelle première dame, Michelle Obama. Dès mercredi matin, derrière le hashtag #Michelle2020 sur Twitter, certains l’imploraient de se lancer en politique en vue de la prochaine échéance présidentielle. D’autres allaient plus loin imaginant déjà une possible affiche de campagne. Côté bookmakers, la First Lady fait aussi figure de favori pour succéder dans quatre ans à Donald Trump. Sa victoire en 2020 est créditée d’une cote de 20 contre un sur le site de pari en ligne britannique SkyBet.
«Mom-in-chief»

Pour l’heure, cette hypothèse n’a été testée par aucun sondeur. Mais, au terme de huit années dans l’aile est de la Maison-Blanche, Michelle Obama jouit d’une immense popularité auprès des Américains. D’après un sondage Gallup réalisé l’été dernier, 64 % des Américains lui sont favorables, contre 32 % d’opinions défavorables. Elle bénéficie d’une meilleure cote aux yeux de ses compatriotes que son pourtant populaire époux, Barack Obama, ou que le nouveau président élu, Donald Trump. Car la première dame des États-Unis sort d’un quasi-sans-faute à la Maison-Blanche. Elle a endossé publiquement un costume de «Mom-in-chief» loin des querelles politiques. En témoignent son combat contre l’obésité ou celui en faveur de l’éducation des filles à travers le monde.
Seulement, depuis cet été, la «Maman-en-chef» a pris un visage plus partisan en mettant son inoxydable popularité au service d’Hillary Clinton. Lors de la convention démocrate, le 25 juillet, sa prestation, ponctuée par le slogan «quand ils s’enfoncent, nous nous élevons», avait galvanisé la foule. La First lady récidivera quelques mois plus tard, le 14 octobre, dans une nouvelle allocution remarquée où elle étrille les propos sexistes du candidat républicain. «Ce discours ainsi que son adresse à la Convention nationale démocratique sont deux des meilleurs discours – peut-être les deux meilleurs – donnés par n’importe quelle figure publique cette année», jugeait tout simplement le Washington Post.
Mais cette ferveur s’oppose à un obstacle de taille. La principale intéressée dément toute visée politique. En 2012, une précédente rumeur annonçant sa candidature dans l’Illinois quatre ans plus tard avait été démentie. En mars dernier, lors du festival South by South West, Michelle Obama s’est montrée formelle: «Je ne me présenterai pas à la présidence. Non, non, je ne vais pas le faire.» Barack Obama l’a depuis répété fin octobre: «Elle est la personne la plus talentueuse et brillante que je connaisse et je ne pourrais pas être plus fier d’elle, mais Michelle n’a ni la patience ni l’envie d’être candidate un jour. Vous pouvez en être sûrs.»
Une autre femme pourrait aussi émerger d’ici là. D’après un sondage publié il y a un mois par le site Politico, la sénatrice du Massachussetts Elisabeth Warren fait figure de favori côté démocrate pour 2020 en cas de défaite d’Hillary Clinton.
Par Roland Gauron

source: lefigaro.fr

 
Samedi 12 Novembre 2016
Dakaractu



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